{"id":206,"date":"2003-05-28T17:51:57","date_gmt":"2003-05-28T16:51:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.justbewise.net\/?p=206"},"modified":"2005-09-05T16:50:08","modified_gmt":"2005-09-05T14:50:08","slug":"dream-theater","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.justbewise.net\/?p=206","title":{"rendered":"Dream Theater"},"content":{"rendered":"<p>Sauter, de colline en colline, je sens le vent dans mes cheveux, sur mon visage, ma peau, \u00e0 chaque pas de g\u00e9ant que je fais, je suis envahi du silence, l\u00e0 haut, pas un bruit ne perturbe mon d\u00e9placement serein. Chacune de mes enjamb\u00e9es rel\u00e8ve de l&rsquo;exploit, celle-ci d\u00e9passe les 500 m\u00e8tres, et l&rsquo;autre atteint le kilom\u00e8tre ! <br \/>\nJe suis parti de chez moi, ma masure ne me suffisait plus, on m&rsquo;avait promis \u00e0 un bien plus haut destin, devenir l&rsquo;\u00e9lu de quelque chose, le h\u00e9ros de quelques uns, ou la nemesis d&rsquo;un sorcier quelconque. Pas besoin d&rsquo;oracle, de marque de naissance ou de vieux proph\u00e8te pour me l&rsquo;annoncer, je l&rsquo;avais toujours su. Depuis mes 18 ans, il y a 3 jours, enfin, comme une lib\u00e9ration mes pouvoirs ont apparu, je peux presque voler, je peux voir plus loin que l&rsquo;horizon, sentir les baies du jardin royal derri\u00e8re sa muraille monstrueuse, entendre le rire cristallin des courtisanes \u00e0 la jupe retourn\u00e9e, et souffle rauque des vicomtes \u00e0 l&rsquo;ouvrage. <\/p>\n<p>Je cherchais donc ma princesse, ou toute autre chose \u00e0 sauver, car c&rsquo;\u00e9tait par l\u00e0 qu&rsquo;il fallait passer, non, pour devenir un vrai chevalier h\u00e9ro\u00efque ? <br \/>\nJ&rsquo;avais ma faux, pr\u00eate \u00e0 tailler en pi\u00e8ces l&rsquo;\u00e9ventuel monstrueux gardien, je la maitrisais mieux encore que la Mort lui-m\u00eame, apr\u00e8s mes ann\u00e9es pass\u00e9es dans le champ famillial, je l&rsquo;avais pr\u00e9par\u00e9e, aiguis\u00e9e, d\u00e9cor\u00e9e de gravures, une fine cordelette de cuir permettait \u00e0 mes mains de s&rsquo;y aggriper comme \u00e0 une \u00e9paisse liane.  <br \/>\nL&rsquo;arme tournoyait dans le vent, au rythme de mes sauts gigantesques, je ne me sentais pas fatigu\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait comme si j&rsquo;avais toujours su faire ce genre de prouesses, hier, j&rsquo;ai dit \u00e0 mes parents \u00e0 quel point je les aimais et qu&rsquo;ils me manqueraient, j&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 revoir ma douce pour essayer une derni\u00e8re fois de la convaincre de tenter le p\u00each\u00e9 avec moi, mais elle n&rsquo;a pu saisir sa chance, qu&rsquo;importe, la princesse sera s\u00fbrement moins frileuse avec son sauveur, et je comptais qu&rsquo;elle arbore moins de verrues aussi. <\/p>\n<p>La nuit tombe, bien que fatigu\u00e9, je m&rsquo;impose un arr\u00eat dans un village d&rsquo;\u00e9leveurs, s\u00fbr d&rsquo;y trouver un bon morceau de viande de bovin, mes frusques sont poussi\u00e8reuses et sentent une odeur forte et enivrante que seule la vitesse apporte. Une veste verte fonc\u00e9e, un pantalon beige et \u00e9pais comme la peau d&rsquo;un ours, une besace en cuir grossier, voil\u00e0 les seules possessions qu&rsquo;il me restait, plus quelques pi\u00e8ces pour survivre une semaine, mais j&rsquo;allais trouver un tr\u00e9sor, n&rsquo;est-ce pas ? <br \/>\nUne auberge, us\u00e9e, habitu\u00e9e au passage, accueillante par son odeur de nourriture chaude, et ses lueurs orang\u00e9es laissant pr\u00e9sager un \u00e2tre confortable, mais repoussante par l&rsquo;aspect de son patron, et de sa serveuse. <br \/>\nIl y a toujours des serveuses charmantes, g\u00e9n\u00e9ralement des anciennes nobles donn\u00e9es en pature \u00e0 un patron v\u00e9reux. Mais ici non. C&rsquo;est bien la fille de son p\u00e8re, son visage acn\u00e9\u00efque porte les traces d&rsquo;une adolescence d\u00e9butante, et la purulence de sa peau n&rsquo;a d&rsquo;\u00e9gale que le gras de ses cheveux, elle a de commun avec son g\u00e9niteur une bedaine digne d&rsquo;un porc, renforc\u00e9e par le regard commun \u00e0 ces animaux, c&rsquo;est avec d\u00e9gout que je pose mon post\u00e9rieur sur un tabouret, \u00e0 une table sale et contenant assez de restes pour nourrir une patrouille de nains des montagnes. <br \/>\nMon steack command\u00e9, deux hommes p\u00e9n\u00e8trent dans la salle commune jusqu&rsquo;alors vide. Le plus grand semble \u00eatre une sorte de m\u00e9lange entre un Ours, un Gorille et un jeune enfant de 8 ans. Ses yeux grands ouverts me scrutent d&rsquo;un air curieux, la masse d&rsquo;armes accroch\u00e9e \u00e0 sa ceinture pourrait bien me servir comme m\u00e2t de cocagne, elle semble avoir servi \u00e0 de nombreuses reprises, dont une tr\u00e8s recemment \u00e0 en juger la mati\u00e8re sombre \u00e9maill\u00e9e de morceaux osseux qui la souille. La sorte d&rsquo;ogre est accompagn\u00e9 par un jeune homme mince, presque malingre, dont le visage est cach\u00e9 par la capuche de sa cape bleu marine, elle aussi couverte de mati\u00e8re organique, ses mains s&rsquo;accrochent \u00e0 un fin b\u00e2ton de bois pr\u00e9cieux, serti d&rsquo;une pointe argent\u00e9e \u00e0 la luminescence hypnotique. il marche d&rsquo;un pas feutr\u00e9, et glisse jusqu&rsquo;au comptoir pour murmurer quelques mots au patron de l&rsquo;\u00e9tablissement. <br \/>\nMa qu\u00eate ne peut pas \u00eatre d\u00e9munie de compagnons, ceux-ci ont l&rsquo;air de roublards, aguerris, et si ils portent le sang de leurs victimes sur eux, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont suffisament malins pour rester en vie. <br \/>\n\u00ab\u00a0H\u00e9, aventurier, je suis un futur h\u00e9ros \u00e0 la recherche d&rsquo;une qu\u00eate, si possible une princesse plantureuse \u00e0 sauver, voulez-vous vous joindre \u00e0 moi, ou m&rsquo;accepter dans votre bande ?\u00a0\u00bb les interpellais-je. <br \/>\nJe ne vis pas mais sentis le regard per\u00e7ant du maigre, et l&rsquo;ogre \u00e9tait trop occup\u00e9 par la fouille de sa cavit\u00e9 nasale pour se permettre de m&rsquo;\u00e9couter. <br \/>\n\u00ab\u00a0D&rsquo;accord. Paye ton vin.\u00a0\u00bb Me r\u00e9pondit le maigre. <\/p>\n<p>Nous pr\u00eemes une chambre commune, elle poss\u00e9dait 8 lits plut\u00f4t confortables pour le prix, et je fus accept\u00e9 dans le cercle priv\u00e9 de mes nouveaux compagnons. Nous \u00e9tions seul ici, c&rsquo;etait le temps de manigancer. Le grand n&rsquo;\u00e9tait pas un ogre, juste un homme qui avait v\u00e9cu dans des contr\u00e9es un peu rude, et o\u00f9 les humains n&rsquo;avaient pas peur de fricoter avec des orques ou des trolls, sa m\u00e8re avait visiblement plus de sang vert que rouge, mais il \u00e9tait d&rsquo;une gentillesse exemplaire, dumoins envers moi. Il s&rsquo;appelait Namelion, et son complice Vernelion. Celui-ci aussi n&rsquo;avait pas le sang pur, mais le sien semblait venir des profondeurs sous-terraines des mondes noirs, il parlait en roulant les r, et semblait \u00e9conomiser ses mots comme s&rsquo;ils lui coutaient un orteil chacun. Il \u00e9tait difficile mais pas impossible de lui faire d\u00e9crocher un sourire, son visage \u00e9tait jaun\u00e2tre comme un h\u00e9patique, et il n&rsquo;avait s\u00fbrement jamais du conna\u00eetre une femme autrement qu&rsquo;en la payant. <br \/>\nMon humeur comploteuse fut coup\u00e9e courte par, justement, la serveuse, qui venait offrir le deuxi\u00e8me service \u00e0 Vernelion, comme convenu lorsque la chambre avait \u00e9t\u00e9 prise. Ces pratiques semblaient courantes, je n&rsquo;en avais bizarrement jamais entendu parler. Namelion et moi-m\u00eame nous couch\u00e2mes, essayant de fermer les yeux et de boucher nos oreilles alors que le couple commen\u00e7ait ses \u00e9bats. <br \/>\nAu bout de quelques minutes, je ne resistai pas \u00e0 jeter un coup d&rsquo;oeil sur eux, cette \u00e9norme femelle et ce minuscule m\u00e2le devaient valoir le risque. Je ne fus pas d\u00e9cu du spectacle, la plantureuse serveuse \u00e9tait avachie sur le pauvre Vernelion, celui-ci ne semblait pas en souffrir, et conservait son allure impassible, alors que ses mains fouillaient l&rsquo;entre-jambe de sa partenaire, et je me mis \u00e0 imaginer l&rsquo;\u00e9tat de celui-ci si on tenait compte de l&rsquo;allure g\u00e9n\u00e9rale du monstre. La naus\u00e9e me monta \u00e0 la gorge lorsqu&rsquo;elle \u00e9mit un bruit grotesque annon\u00e7ant le co\u00eft, son cou se relevant en arri\u00e8re, d\u00e9voilant une inf\u00e2me et crasseuse poitrine, flasque et couverte de plaques acn\u00e9\u00efques rougeatres, je regrettai imm\u00e9diatement ma curiosit\u00e9 et me retournai vers Namelion pour me retrouver face au spectacle d\u00e9solant de sa masturbation, \u00e0 peine voil\u00e9e par un drap qui semblait un mouchoir sur lui, il m&rsquo;aper\u00e7u avec les yeux \u00e9coeur\u00e9s pos\u00e9s sur son bas de ventre, et dans une pudique timidit\u00e9 s&rsquo;arr\u00eata pour faire semblant de dormir. <br \/>\nHeureusement, la serveuse n&rsquo;\u00e9tait pas pay\u00e9e \u00e0 l&rsquo;heure, et une dizaine de minutes suffirent \u00e0 retrouver le silence et le calme dans la chambre, pr\u00eat pour un sommeil court et agit\u00e9. <\/p>\n<p>Peu apr\u00e8s notre d\u00e9part du village, Vernelion se d\u00e9cide \u00e0 passer \u00e0 l&rsquo;interrogatoire que j&rsquo;attendais d\u00e9j\u00e0 depuis la soir\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente :<br \/>\n\u00ab\u00a0Alors, c&rsquo;est quoi ton nom ? me demanda-t-il l&rsquo;air de rien, avachi sur la sorte de mule qui lui servait de monture<br \/>\n&#8211; j&rsquo;me nomme Gnafron, comme dans le machin des marionnettes, c&rsquo;est ma m\u00e8re, elle adore les hommes avec des gourdins, notai-je avec ironie<br \/>\n&#8211; j&rsquo;t&rsquo;ai pas demand\u00e9 l&rsquo;histoire de ta famille, juste ton nom. Va falloir apprendre \u00e0 pas trop l&rsquo;ouvrir avec nous.\u00a0\u00bb<br \/>\nSa r\u00e9ponse s\u00e8che me coupa le sifflet pour le reste de la matin\u00e9e, qui resta aussi silencieuse que si j&rsquo;avais voyag\u00e9 avec deux cadavres, l&rsquo;odeur comprise.<br \/>\nJe me sentais brid\u00e9 et ralenti par ces deux zigues, et je ruminais comment quitter au plus vite mes nouveaux compagnons lorsque le demi-truc \u00e9mit le souhait de s&rsquo;arr\u00eater d\u00e9fequer dans les buissons, et c&rsquo;est je pense le moment o\u00f9 j&rsquo;ai touch\u00e9 le fond ; finalement, cette qu\u00eate merveilleuse commen\u00e7ait gravement \u00e0 sentir la vieille sueur et le nourriture racie. Je priai alors pour qu&rsquo;un monstre quelconque, un conventionnel je veux dire, avec des longues dents et une haleine de feu, des \u00e9cailles ou une peau verte, mais autre chose que ces horreurs qui constituaient mon \u00e9quipe, attaque, s&rsquo;en prenne au chieur et \u00e0 maigrichon-la-mule. Peut-\u00eatre \u00e9tait-ce une facette inexplor\u00e9e de mon pouvoir, car au moment m\u00eame de ma pens\u00e9e impie, une roche de vingt bonnes tonnes s&rsquo;\u00e9croula sur Namelion, le rendant \u00e0 la poussi\u00e8re de la mani\u00e8re la plus efficace qui soit. Son coll\u00e8gue ne tardit pas \u00e0 r\u00e9agir, et en soldat d&rsquo;experience talonna sa mule pour s&rsquo;\u00e9loigner \u00e0 toute bringue du danger, afin de monter un plan de contre-attaque, ou tout simplement se cacher sous la premi\u00e8re pierre qu&rsquo;il trouverait. Ce fut la pierre qui le trouva, et un nouveau menhir orna le chemin en seulement quelques secondes, Vernelion en ornant la base avec quelques bouts de mule.<br \/>\nLib\u00e9r\u00e9 de mes compagnons, je n&rsquo;attendis pas la troisi\u00e8me roche pour sauter le plus haut possible, afin de detecter notre agresseur mais n\u00e9anmoins bienfaiteur. Il ne fut pas difficile \u00e0 rep\u00e9rer, g\u00e9n\u00e9 par les branchages alentours, cette immense cr\u00e9ature trollesque avan\u00e7ait vers ce qui semblait \u00eatre son futur repas mais \u00e9tait \u00e0 coup s\u00fbr mes anciens nouveaux compagnons.<br \/>\nMa faux pr\u00eate \u00e0 ramasser la vile cr\u00e9ature, je pris de la vitesse dans ma chute en me regroupant le plus possible, je savais que l&rsquo;aterrissage ne me ferait aucun mal, mais il fallait que j&rsquo;en profite pour r\u00e9duire Trollolo, mon premier Troll, et mon premier monstre dans ma qu\u00eate vers la chevalerie, en un hachis de bl\u00e9 dur, comme je l&rsquo;avais si souvent fait dans le pass\u00e9. <br \/>\nJe parcourus la distance qui nous s\u00e9parait en une simple seconde, et rabattant ma faux dans le m\u00eame temps, je pulverisai son corps simplement par la force de la gravit\u00e9 que j&rsquo;entrainais et accelerais avec moi. La b\u00eate n&rsquo;eut pas le temps de souffrir, ni m\u00eame de comprendre, et je me retrouvai couvert de ses entrailles chaudes et rouge\u00e2tres. Pour la premi\u00e8re fois, j&rsquo;avais concentr\u00e9 cette \u00e9nergie qui me sert habituellement \u00e0 me d\u00e9placer pour exterminer une cr\u00e9ature, et il en restait un crat\u00e8re d&rsquo;une dizaine de m\u00e8tres de diam\u00e8tre rempli de d\u00e9bris d&rsquo;arbres et de bouts de chair pulveris\u00e9s.<br \/>\nJe restai penaud quelques instants, r\u00e9flechissant \u00e0 la mani\u00e8re de jauger la puissance, et surtout au fait que je n&rsquo;avais pas vraiment mis le paquet, \u00e9trangement, je n&rsquo;\u00e9prouvais pas le d\u00e9gout et le remords auxquels je m&rsquo;attendais \u00e0 la suite de l&rsquo;assassinat d&rsquo;un \u00eatre vivant, \u00e0 vrai dire, ca m&rsquo;avait plut\u00f4t amus\u00e9, et rendu fier.<br \/>\nMaintenant, ma qu\u00eate avait commenc\u00e9, j&rsquo;avais perdu mes premiers compagnons au combat, j&rsquo;avais tu\u00e9 mon premier Troll, et je marchais avec fiert\u00e9, arborant les restes coagul\u00e9s de ma victime sur mes v\u00eatements.<br \/>\nComme c&rsquo;\u00e9tait trop bien d&rsquo;\u00eatre un h\u00e9ros !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sauter, de colline en colline, je sens le vent dans mes cheveux, sur mon visage, ma peau, \u00e0 chaque pas de g\u00e9ant que je fais, je suis envahi du silence, l\u00e0 haut, pas un bruit ne perturbe mon d\u00e9placement serein. Chacune de mes enjamb\u00e9es rel\u00e8ve de l&rsquo;exploit, celle-ci d\u00e9passe les 500 m\u00e8tres, et l&rsquo;autre atteint [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-206","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/206","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=206"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/206\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=206"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=206"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justbewise.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=206"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}