{"id":1186,"date":"2005-12-06T16:51:43","date_gmt":"2005-12-06T15:51:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.justbewise.net\/?p=1186"},"modified":"2005-12-06T16:51:43","modified_gmt":"2005-12-06T15:51:43","slug":"special-blagor","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justbewise.net\/?p=1186","title":{"rendered":"Sp\u00e9cial BLAGOR"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est Amanda Lear et Vincent Mc Doom qui sont sur un bateau, et l\u00e0 &#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl \u00e9tait sorti du bar avant d&rsquo;entendre la fin de la blague du pilier, accroch\u00e9 \u00e0 son comptoir comme un corbeau \u00e0 son cadavre, picorant son ricard comme on d\u00e9guste un oeil.<br \/>\nDehors il faisait un peu froid, et il faisait un peu chier aussi, parce qu&rsquo;\u00e0 cause des jeunes du quartier, Jean-No\u00ebl devait marcher et prendre le bus pour rentrer du troquet, ces petits connards avaient incendi\u00e9 son Opel Astra de 1996.<\/p>\n<p>Depuis sa naissance, Jean-No\u00ebl n&rsquo;aimait pas vraiment No\u00ebl, parce qu&rsquo;en fait, \u00e0 cette p\u00e9riode, les gens avaient tendance \u00e0 le regarder bizarrement quand il leur d\u00e9clinait son pr\u00e9nom. Et aussi parce que son pr\u00e9nom, il faut bien se l&rsquo;avouer, \u00e9tait \u00e0 chier, comme la No\u00ebl qui le d\u00e9primait.<\/p>\n<p>Le trottoir \u00e9tait glissant et ses sandales de cuir brun le prot\u00e9geaient mal de la pluviote, malgr\u00e9 une bonne paire de chaussettes bleu marine de chez Decathlon. Le mod\u00e8le avec des drapeaux marins dessus, brod\u00e9s, sp\u00e9cial pour la marche urbaine avait sp\u00e9cifi\u00e9 le vendeur en mirant ses sandales de travers.<\/p>\n<p>Depuis qu&rsquo;il est mari\u00e9, Jean-No\u00ebl detestait les sandales, mais sa femme les d\u00e9testait tellement plus, que c&rsquo;\u00e9tait vraiment le moyen id\u00e9al de la faire chier que d&rsquo;en porter en permanence. Et aussi, il aimait bien porter ses charentaises en regardant le foot. Jean-No\u00ebl d\u00e9testait le foot, mais il aimait le rayonnement vert que le stade imprimait au salon de son trois pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre fait asperg\u00e9 sept fois par les voitures qui passaient pr\u00e8s de lui, il d\u00e9cida de marcher un peu plus en retrait de la route, et de nouer son blouson jusqu&rsquo;au menton, chantonnant du Michel Sardou pour se redonner du coeur au ventre. Sans ces connards de jeunes cons inutiles, il aurait d\u00e9j\u00e0 mis le CD de Michel dans son Astra, et le chauffage sur la position maximum.<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl atteint enfin le parc des Mimosas, cela signifie plus que quinze minutes de marche pour arriver \u00e0 l&rsquo;immeuble des Rouflaquettes, entr\u00e9e B.<br \/>\nQuand il a emmenag\u00e9 en 1982, Jean-No\u00ebl n&rsquo;aimais pas aller dans le parc des Mimosas, il y avait toujours des jeunes avec des mobylettes qui y jouaient bruyament, des jeunes comme ceux qui ont br\u00fbl\u00e9 son Astra.<br \/>\nCe soir encore, il y a des jeunes, mais Jean-No\u00ebl est content de les voir.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Salut les jeunes\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Ou\u00e9 salut Jean-No\u00ebl, \u00e7a va ou quoi\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Ca va bien ! Alors on s&rsquo;amuse ?\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Non on s&rsquo;ennuie Jean-No\u00ebl, on a su pour ta caisse, c&rsquo;est trop con Jean-No\u00ebl, c&rsquo;est pas des jeunes d&rsquo;ici\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Oui je sais les jeunes, ne vous inqui\u00e9tez pas, j&rsquo;ai l&rsquo;assurance, je pourrai me racheter au moins une 307 !\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0C&rsquo;est cool Jean-No\u00ebl, allez bonne fin de soir\u00e9e Jean-No\u00ebl\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Bonne nuit les jeunes, et soyez sages\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl continuait dans le parc lorsqu&rsquo;il posa le pied jusqu&rsquo;\u00e0 la cheville dans une flaque d&rsquo;eau boueuse, le liquide glac\u00e9 passa \u00e0 travers ses excellentes chaussettes et lui cingl\u00e8rent les nerfs jusque dans la cuisse.<br \/>\nJean-No\u00ebl n&rsquo;aimait pas les jeunes, ils \u00e9taient cons et impolis, il voulait s&rsquo;en d\u00e9barasser, et aussi de l&rsquo;eau dans sa chaussette et aussi de sa femme.<br \/>\nIl s&rsquo;\u00e9tait mari\u00e9 en 1978 \u00e0 l&rsquo;Eglise de son village, avec une fille, la copine de celle dont il \u00e9tait amoureux. En fait, il cherchait pas \u00e0 la rendre jalouse, juste qu&rsquo;il avait pas os\u00e9 lui demander, c&rsquo;\u00e9tait donc plus facile d&rsquo;\u00e9pouser quelqu&rsquo;un dont on est pas amoureux.<br \/>\nJean-No\u00ebl n&rsquo;avait pas d&rsquo;enfant, il d\u00e9testait les enfants.<\/p>\n<p>A la sortie du parc, une patrouille de la BAC contr\u00f4lait deux jeunes en leur fouillant l&rsquo;entre-jambe, flashball point\u00e9 sur eux, Jean-No\u00ebl s&rsquo;approcha.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bonsoir messieurs les agents, bonsoir les jeunes, pas trop froid ?\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Bonsoir Jean-No\u00ebl\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Bonsoir Monsieur Jean-No\u00ebl\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Vous avez l&rsquo;air occup\u00e9s, je vous laisse \u00e0 vos affaires !!\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Rentrez bien Monsieur Jean-No\u00ebl, soyez prudents, toi, \u00e9carte les jambes\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le hall de l&rsquo;immeuble puait sinc\u00e9rement le vomi, et l&rsquo;odeur \u00e9tait \u00e0 la limite du supportable durant les deux minutes vingt quatre secondes que dura l&rsquo;attente de l&rsquo;ascenceur.<br \/>\nJean-No\u00ebl d\u00e9glutit en rentrant dans l&rsquo;ascenceur pour y trouver l&rsquo;origine de l&rsquo;odeur.<br \/>\nIl appuya sur huit, en retenant sa respiration.<br \/>\nUne pizza pepperoni ananas ch\u00e8vre, \u00e9videmment, prendre un truc comme \u00e7a, c&rsquo;est oblig\u00e9 qu&rsquo;on le vomisse.<\/p>\n<p>La porte marron faux bois de son appartement \u00e9tait entr&rsquo;ouverte, Jean-No\u00ebl s&rsquo;en aper\u00e7u car il avait l&rsquo;habitude d&rsquo;ins\u00e9rer la cl\u00e9 sans accroc depuis vingt ans, et le \u00ab\u00a0tic\u00a0\u00bb du m\u00e9tal sonna \u00e0 son oreille comme une sonnette d&rsquo;alarme.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait aujourd&rsquo;hui.<br \/>\nIl l&rsquo;avait attendu, ce fameux jour, sa pr\u00e9paration depuis sa naissance, son entrainement intensif, son immersion totale.<br \/>\nJean-No\u00ebl poussa la porte qui ne grin\u00e7a pas, il prenait soin de l&rsquo;huiler convenablement, et p\u00e9netra lentement dans le hall.<br \/>\nLa lumi\u00e8re verte du match de foot, le bruit de la nourriture qui cuit dans la cuisine, ainsi que son odeur. Il prit le temps de retirer lentement son blouson et de l&rsquo;accrocher sur le porte-manteau, \u00e0 cot\u00e9 de la doudoune rose et verte de sa femme.<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl n&rsquo;aimait pas sa femme, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 moche avant qu&rsquo;il l&rsquo;\u00e9pouse, et vingt ans apr\u00e8s, c&rsquo;\u00e9tait une immondice de femme, il lui arrivait d&rsquo;avoir de le crasse noire entre ses rides, et elle avait un duvet tr\u00e8s noir entre ses l\u00e8vres et son nez, et cinq ou six poils tr\u00e8s noirs et longs de quatre centim\u00e8tres \u00e9parpill\u00e9s sur le menton. Elle criait des insanit\u00e9s au lit en esperant l&rsquo;exciter, Jean-No\u00ebl aimait les femmes douces et discr\u00e8tes. Un jour, elle avait voulu qu&rsquo;il l&rsquo;a sodomise, et pris de naus\u00e9e, il d\u00fb s&rsquo;enfuir en courant dans le parc des Mimosas pour oublier qu&rsquo;il devait resister. Pour la mission. Il devait resister.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;approcha du salon, et contempla l&rsquo;odieux spectacle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.frouny.fr\/dotclear\/index.php?2005\/10\/19\/10-hey-mec-t-as-pas-un-gimik-mec\">Georges<\/a>, esp\u00e8ce d&rsquo;encul\u00e9, tu m&rsquo;as retrouv\u00e9.<br \/>\n&#8212; AHAHAHAHHA ET JE SUIS PLUS FORT QUE JAMAIS !!<br \/>\n&#8212; Je suis pr\u00eat pour notre affrontement, j&rsquo;ai mes sandales et ma gourmette &lsquo;Jean-No\u00ebl&rsquo;, cela fait 30 ans que j&rsquo;attends ce moment, depuis que tu as tu\u00e9 mes parents, je suis invicible gr\u00e2ce \u00e0 mon entrainement intensif<br \/>\n&#8212; TU VAS MOURIR ECRASE PAR MA PUISSANCE COMME TON MISERABLE PERE QUI A TENTE DE S&rsquo;OPPOSER A MOOOOOOOI<br \/>\n&#8212; Georges, pourquoi t&rsquo;es en slip ?<br \/>\n&#8212; C&rsquo;EST UN SLIP ANTI POULPY TU VAS CREVER !<br \/>\n&#8212; Georges, il y a un Snoopy sur ton slip.<br \/>\n&#8212; Ah merde j&rsquo;ai mis mon slip Snoopy au lieu d&rsquo;anti-Poulpy, meeeerde merde merde &#8230; bon, o\u00f9 en \u00e9tais-je .. ahem .. TA MERE A PLEURE COMME UN CANARD QUI PLEURE QUAND JE L&rsquo;AI TRANSFORMEE EN PATE DE&#8230; CANAAAAARD !!<br \/>\n&#8212; Enfoir\u00e9 de Georges, tu m\u00e9rites le ch\u00e2timent ultime !!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl se jetta sur son T\u00e9l\u00e97Jours, d&rsquo;une roulade parfait termina assis sur son canap\u00e9 But et repera instantan\u00e9ment la page du mardi. VERT, le code couleur ne trompais jamais, Mimi Mathy illustrait cette journ\u00e9e de son sourire radieux mais n\u00e9anmoins petit. Il se plonga dans la lecture du programme de TF1 comme un cur\u00e9 r\u00e9cite une pri\u00e8re.<br \/>\nGeorges ne s&rsquo;y attendait pas, lui qui s&rsquo;\u00e9tait mis entre la t\u00e9l\u00e9 et le canap\u00e9, s&rsquo;attendant \u00e0 une attaque par match de Sochaux contre Maubeuge, il \u00e9tait d\u00e9sarm\u00e9, il n&rsquo;avait pas pr\u00e9vu la combo T\u00e9l\u00e97Jours-TF1, et l&rsquo;image de Mimi Mathy \u00e9tait difficile \u00e0 parer, il hurla :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8212; nnnnNOOON&#8230; NOOOOON.. TU NE M&rsquo;AURAS PAS AUSSI FACILEMENT !<br \/>\n&#8212; Georges, tu es fini, voil\u00e0 tout, je suis imbattable\u00a0\u00bb R\u00e9pliqua Jean-No\u00ebl.<\/p>\n<p>L&rsquo;inf\u00e2me Georges sortit de son slip une baguette de pain pas trop cuite, et commen\u00e7a \u00e0 la poser \u00e0 l&rsquo;envers sur la table, mais avant m\u00eame qu&rsquo;elle eu touch\u00e9 le panier \u00e0 pain, Jean-No\u00ebl avait effectu\u00e9 un signe de croix dessus, et il avait lanc\u00e9 une parade meurtri\u00e8re en sortant les photos de vacances \u00e0 Palavas les flots, \u00e9tal\u00e9es en ordre chronologique parfait, photo de lui ensabl\u00e9 en premier, et de sa femme d\u00e9gustant des moules frites en suivant. Georges \u00e9tait fait, il le savait, il devait tenter le tout pour le tout.<\/p>\n<p>Le sol trembla un instant, il sortit un jeu de cartes \u00e9corn\u00e9 et collant, il distribua rapidement \u00e0 quatre joueurs virtuels, et posa le reste des cartes au centre, un valet de coeur sur le haut du tas.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Valet tournant &#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl fut surpris de la finesse de l&rsquo;attaque, mais ne se laissa pas prendre, il r\u00e9agit imm\u00e9diattement gr\u00e2ce \u00e0 sa botte secr\u00e8te, il n&rsquo;eu qu&rsquo;\u00e0 poser une tasse de caf\u00e9 pleine \u00e0 cot\u00e9 de son jeu, et Luc, le petit voisin de six ans apparu dans le salon, une balle \u00e0 la main.<br \/>\nLa seconde suivant, il avait renvers\u00e9 le caf\u00e9 sur le jeu, et tentant de s&rsquo;excuser en pleurant, et en essuyant les cartes, il donna le coup de gr\u00e2ce \u00e0 Georges, il d\u00e9voila les cartes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Georges, il va falloir que tu redistribues, je te sers un Ricard ?<br \/>\n&#8212; NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON COMMENT PEUX-TU .. NOOOOOON TU ES TROP &#8230; NOOOOOOON\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans un \u00e9clair, plus vite encore que taper 2 pour sauver Pascal de la Star Ac&rsquo;, Georges disparu, laissant seulement un slip Snoopy sur le sol, Jean-No\u00ebl se dit que le final aurait \u00e9t\u00e9 ultime si Luc avait \u00e9t\u00e9 son fils, il aurait pu rajouter une torgnole et mieux, des excuses \u00e0 faire \u00e0 Georges.<br \/>\nIl appella sa femme, et lui demanda, un sourire satisfait aux l\u00e8vres si elle aimait les enfants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est Amanda Lear et Vincent Mc Doom qui sont sur un bateau, et l\u00e0 &#8230;\u00a0\u00bb Jean-No\u00ebl \u00e9tait sorti du bar avant d&rsquo;entendre la fin de la blague du pilier, accroch\u00e9 \u00e0 son comptoir comme un corbeau \u00e0 son cadavre, picorant son ricard comme on d\u00e9guste un oeil. 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