Katy Perry (partie 5)

Avant d’aller plus loin, j’aimerais ouvrir une petit parenthèse sur la nourriture et nous aux USA.

Comme on nous l’a fait remarquer, les français sont un peuple qui aime parler de nourriture pendant même qu’il mange, et c’est aussi un des grands questionnements de nos concitoyens, « la bouffe doit être bien grasse et dégueulasse là bas ! ». Oui et non. Cette semaine, j’ai entendu une de mes collègues se plaindre après ses vacances en Californie qu’on n’y trouvait que peu de choses saines à manger, j’ai été forcé de tiquer, et surtout de me la fermer pour éviter de passer pour un moralisateur encore une fois, mais il n’y a rien de plus faux, je dirais même plus, la culture de la bonne bouffe et aussi forte que celle de la malbouffe en Californie.

C’est un beau sentiment de fierté qui pourrait nous faire penser qu’on ne bouffe bien que par chez nous, et que les produits de nos terroirs sont tout ce qu’il y a de plus bio et sains, mais la Californie n’a pas attendu le label AB et Max Havelaar pour se nourrir responsable, et comme dans le reste de ce que nous avons visité des USA, il n’y a pas un restaurant qui se respecte qui n’indique très clairement que ses ingrédients sont « organic », et/ou « local », voire de spécifier une origine prestigieuse (« local organic hand picked southern california tomato »), avec un prix légèrement plus élevé biensûr, mais quand je dis légèrement, c’est 1-2$ de plus, pas 5-7€. Rassurez-vous, vu qu’il y a moyen de se faire des dollars, il y a forcément de grosses chaînes spécialisées dans ce genre de commerce, notamment le fameux Whole Foods Market.

Pour vous faire une idée de ce qu’est un WFM, il s’agit d’un bio-coop puissance Leclerc, auquel est ajouté un traiteur self-service bien souvent excellent et varié. Tout y est « organic » voire « fair-trade » et le marché si possible local. Il y a une sélection de vin plus que correcte, une marque d’enseigne, du thé bio anti-PMS, des cookies hypoallergéniques, et tout ça environ 10% plus cher qu’un supermaché américain classique, ce qui fait qu’on les trouve plutôt dans les quartiers moyen+ voire aisés, mais il n’est pas rare d’en trouver dans des coins moins bien fréquentés.
Je comparais WFM à bio-coop, cela me permet de cracher un peu sur la France au passage gratuitement, où le système de distribution du bio est simplement honteux, soit hors de prix et douteux en hyper marché, soit hors de prix dans des bio-coop prétentieuses et remplies de produits allemands et de vieux bobos dégueulasses à l’air maladif.

Revenons à notre « horrible » nourriture américaine. Lorsque nous partons pour quelques jours dans un lieu fixe, nous aimons bien prendre une chambre avec de quoi cuisiner, ce qui est plutôt facile à trouver et courant, et nous permet d’économiser un peu d’argent en mangeant des pâtes (super dépaysement), mais nous avons aussi des petits rituels :

  • Le brunch dans un dinner :  avec le décalage horaire au début, puis la fatigue plus tard, manger un bon gros petit déj à l’américaine est devenu une tradition et une sorte de moment privilégié du voyage. Bien sélectionné avec Yelp, les sites Internet locaux, ou des conseils, voire des articles dans les journaux locaux, le principe est de manger un peu de spécialité locale tout en restant dans le classique breakfast anglo-saxon. De bons hashbrowns à SF, des « biscuits » (prononcer bisskitss) dans le Sud … Aussi, plus le dinner est vieux, mieux c’est. Petit détail, ce n’est pas parce qu’un dinner est vieux qu’il est tenu par des vieux, ni même typiquement américain que le cuisinier est autre chose que chicanos.
  • Les burgers gastronomiques et/ou astronomiques : le burger est la bouffe cliché américaine par excellence, mais pas pour rien, chaque restau ou guinguette en propose, mais le tout est de savoir trouver ceux qui proposent le modèle spécial, la petite perle. Burger King, McDo et ce genre de chaîne internationale ne sert qu’à une chose : dépanner dans un coin paumé où on est pas trop sûr. En général il y a TOUJOURS une solution pour manger un burger pas cher et bon, et notamment les chaînes « locales », ces fast-food qu’on ne trouve que dans certaines parties des USA, 3-4 Etats et c’est tout. En Californie, il y a le fameux In&Out, de bons burgers qui font la fierté des californiens, mais qui sont bien bien en-dessous de la chaîne qu’on ne trouvait pas là-bas jusqu’à il y a encore quelques mois ; Five Guys. Five Guys est extrêmement simpliste : des frites en grande quantité cuites dans de l’huile d’arachide pure, des patates « locales », des burgers simples sur lesquels on choisir parmi une vingtaine d’ingrédients à rajouter. C’est TRES bon. Mais ça reste de la chaîne, ce n’est pas très très gourmet. Qu’à cela ne tienne, on trouve régulièrement des articles dans la presse qui prétendent avoir trouvé le Best Burger of … et nous de se précipiter pour vérifier. En mettant juste quelques $$ supplémentaires, nous avons donc pu goûter de superbes exemples très fins, avec des ingrédients bio, du ketchup au Jack Daniels, des patates douces frites, et toutes sortes de choses qui font que là aussi, trouver le bon burger du coin est presque devenu un rituel.
  • Les petits snacks : le carburant du bon road trip : Arizona Ice Tea, Malteser, mini-donuts au gras, Doritos double saveur.
  • Le cocktail chic : le plaisir décadent de boire un cocktail dans un lieu emblématique, Chateau Marmont, Beverly Hills Hotel. Et ça généralement à 17h dans l’après-midi, on a pas mangé depuis longtemps du coup on est bourrés direct.
  • Le jap : dépaysement garanti, je ne parle pas du fait de manger de la bouffe japonaise aux USA, mais surtout de voir la différence entre un faux japonais classique de nos contrées, avec 3 sushis différent et 4 brochettes toutes sèches, ou même un jap rue St Anne à Paris, et un jap made in USA : LE CHOIX. Le menu est presqu’un annuaire, c’est impressionnant, copieux et bon. Ne faites pas genre « ah oué on va pas manger du japonais aux Etats-Unis quand même », DO IT.

Il ne faut pas croire non plus qu’un environnement urbain typique américain incite à la mal bouffe, bien au contraire, les villes accueillent souvent des Farmer’s Market où vous trouvez de tout, et aussi de quoi manger sur le pouce, là encore, du local, du bio, et tout ce qui fait frémir la petite corde anti-malbouffe de nos concitoyens, et directement du producteur s’il vous plaît.
Un dernier élément capital du paysage de Los Angeles : le Food truck. Souvent aperçu dans les films américain, l’image du Food truck pour nous français est un vieux mexicain sale qui vend « les meilleurs hot-dogs du coin », il n’est pas censer payer de mine, mais il est super bon. La réalité me semble un peu différente, il y a effectivement des petites perles dégueulasses cachées dans les pires quartiers, où l’angelino brave le danger pour déguster du burrito de très haut niveau, mais à l’ère de twitter, la nouveauté est de suivre son truck selon ses déplacements, ou de se rendre dans des rassemblements de Food trucks, où l’on peut apprécier l’immense variété et surtout la qualité et l’originalité de cette institution sur roues. Et puis oubliez les hot-dogs, au même titres que l’on trouve de tout dans les restaurants américains, là encore, vous pourrez déguster de l’Éthiopien, des pâtisseries artisanales (FAIR TRADE LOCAL ORGANIC), du classique burrito et du burger bien sûr, mais plein d’autres choses surprenantes et sans doute excellentes. Ceci dit, on m’a pas payé pour dire ça et j’ai pas goûté à tout, mais vu la fierté de l’américain à en parler et sa fidélité dans la recherche de son Food truck préféré, c’est à n’en point douter quelque chose à ne pas manquer lors d’un séjour là-bas.

Katy Perry (partie 4)

Le hasard fait que ce ne sera pas la seule fois que nous allons voir Seth Rogen, le lendemain, nous avons l’occasion d’assister à l’arrivée des artistes pour la première du nouvelle film de Simon Pegg, Paul, au Grauman’s Chinese  Theatre, sur le Hollywood Walk of Fame, aimant énorme à touristes en tous genres et bus à ciel ouvert de visites commentées. Il s’agissait là plus de curiosité que d’espoir de voir de la célébrité, vu que le tout-venant est cantonné de l’autre coté d’une avenue à 6 voies parmi la plus fréquentée de Los Angeles, à l’heure de pointe, inutile de vous dire que nous avons seulement vu de loin (grâce aux petites jumelles encore une fois) la tête au dessus des voitures de Simon Pegg et des autres acteurs présents au casting, la surprise « à la » Amy Poehler du jour étant Kristen Wiig dont je n’avais aucune idée qu’elle était dans Paul, et bien tant mieux, je l’aime beaucoup et maintenant je l’ai vue-à-travers-des-voitures-à-50m. Pas vraiment convaincu par cette attraction touristique, nous nous dirigeons vers le parking du cinéma où réside notre voiture, hors, il se trouve que ce parking est le seul alentour, et que tout le monde ne bénéficie pas du traitement limousine qui te dépose devant le Grauman, il y a donc une entrée « des anonymes » à la sortie du centre commercial où se trouve le parking. Anonymes, c’est un bien grand mot, il s’agit plutôt de l’entrée des invités ne faisant pas partie de l’équipe du film, c’est donc tout à fait par hasard que nous nous retrouvons à coté des malinous qui connaissent les bons plans (3 paparazzi et une dizaine de gens), à regarder des célébrités pas trop célèbres, des acteurs de second rôle de série à d’autres plus confirmé (John Carroll Lynch par exemple, le fameux tueur au zodiaque), entrer et réclamer leur badge.
Le phénomène particulier de ces célébrités, c’est que tu les connais sans les connaître, il y a un gros sentiment de « je l’ai déjà vu quelque part mais où ? ». Les badauds et les paparazzi s’étaient mis autour du couloir de barrières que constituait l’accès à la zone de sécurité de la première, pendant ces 20 mètres, l’individu qui vient présenter son invitation se distingue de 3 manières différentes :

  1. L’inconnu qui n’a pas à être reconnu : personnage vicieux, son visage ne te dit rien, il passe l’air un peu nerveux et gêné d’avoir tout ces regards sur lui, il a le pas faussement tranquille et fait genre il y a un truc super important sur mon Blackberry en cet instant précis.
  2. La semi-célébrité : issu de la télé-réalité ou barman dans True Blood, soit tu le connais, soit tu ne le connais pas, son visage n’est pas forcément familier, mais, lorsqu’il marche, il te regarde, il regarde même le plus de monde possible, et tu sens qu’il pense « tu m’as reconnu ? je suis connu, mais je suis pas sûr que tu m’ais reconnu ? à ton regard je vois que tu me reconnais, mais tu ne sais pas qui je suis ? tu vas me parler ? tu peux me parler, je suis connu, mais tu me reconnais pas en fait ? ». Ce moment génant de la célébrité pas si célèbre où la personne se sent regardée mais ne sais pas si c’est pour son niveau de fame, ou simplement parce qu’il passe devant à ce moment là. Awkward.
  3. La célébrité : acteur, chanteur, il y a de grandes chances que son visage soit familier et que vous le reconnaissiez, il a fait quelques grosses apparitions et on parle d’Hollywood donc il a l’habitude de la plèbe et des sollicitations, dans le cas où il a le temps, il s’arrêtera pour quelques photos et quelques sourires aux gens qui le reconnaissent (ou qui ne le reconnaissent pas, il ne se pose plus cette question, sourire à tout le monde est en général plus sympa que le regard « tu m’as reconnu ? » et la célébrité tient à être sympa). Dans le cas où il est pressé, c’est regard droit et marche affirmée, il sait que 12 péquenauds vont le reconnaître mais là il a pas vraiment le temps, il ne cligne pas de l’oeil sous le flash du paparazzo et n’a qu’un but : poser son cul dans la salle et siroter son champagne. Tout le reste est trivial.

Deux jours plus tard, et pour finir sur le safari hollywoodien, je vais seul au Sabban Theatre pour la 2e session du Paleyfest, le panel Community, cette fois j’ai pu avoir une place dans les premiers rangs, inutile donc d’utiliser les petites jumelles, et j’ai un peu plus profité du moment. La soirée est présentée par un inconnu animateur d’un site Internet sur les séries, il sera sans doute à l’origine du rythme très mou du panel, pourtant constitué de grands comiques qui ont une grosse capacité à l’impro et la blague, quand on met Chevy Chase, Ken Jeong et Danny Puddi ensemble, on s’attend à de l’étincelle, et bien le feu n’aura pas brûlé très fort malheureusement. Oh c’était loin d’être mauvais, Dan Harmon que je ne connaissais pas se révèle être un bon esprit torturé et geek comme on pouvait l’imaginer du créateur de la série, il a tenté de sauver quelques fois les lamentables questions molles de bidule d’Internet, et bien heureusement ! McHale qui est pourtant un grand spécialiste de la blague éclair n’a pas lâché un mot et j’ai aussi découvert la « vraie » Gillian Jacobs ; une poupée de cire parfaite, qui explique qu’elle a dû apprendre la comédie pour jouer dans Community tellement elle ne faisait que du drama, nous montrant par la même que c’est une grande actrice, tant toute la soirée elle se présentera sous un jour complètement opposé à la sassy Britta. Quand le panel est terminé, que faire ? J’ai hésité à faire signer quelques papiers par ces acteurs qui m’ont tant fait rire, mais … je l’ai alors vu, trainant au milieu d’un tas de vieux journaux et de lettres non-ouvertes, au milieu des tickets/souvenirs du voyage, des cartes postales jamais envoyées, des prospectus de médium sur Venice et sous le guide LA Bizarro, et dans 2 ans, reconnaitrai-je ces gribouillis tous plus ou moins identiques ? Auront-ils autant de valeur que les souvenirs et la rencontre humaine de ce jour-là ? J’ai donc pris quelques photos, approché de près, souris, mais pas tendu de papier, et ça m’a bien suffit, surtout que je ne me doutais pas que je n’en avais pas fini avec Community pour le séjour.

Katy Perry (partie 3)

Los Angeles nous accueille sous un autre jour, plus grise et triste, nous arrivons le jour du Tsunami au Japon et la veille de la sortie de l’iPad 2 (unrelated). La lumière de la Californie est toujours là et sait nous montrer encore à quel point nous sommes bienvenus, mais la pluie ne cessera de nous hanter durant tout le séjour, mettant une sorte de voile sur nos vacances, permettant de voir des choses rares pour les habitants, mais malheureusement pas pour nous.
Si vous n’avez jamais fait de voyages transatlantique, je vais ouvrir une parenthèse pour vous expliquer comment se passent les premiers jours généralement :  dans le sens France => Amérique, on a un décalage horaire entre 7 et 9h, dans le sens négatif, c’est à dire que votre première journée de voyage va être très longue (et très fatigante en classe éco, car soyons honnète, on trouve plein de gens pour parler de la business ou première classe, mais 90% d’entre-nous voyagent en classe éco). Jusqu’à présent, nous sommes généralement parti tôt le matin (premier avion entre 7 et 8h) et arrivé dans l’après-midi, ce qui laisse le temps de s’occuper de la location de la voiture, de faire quelques courses et de se balader avant de tomber raides de fatigue à 22h heure locale. Puis … le lendemain, on est debout tout frais et dispos à 5h du matin. Ah ben merde vous vous dîtes !? Et bien non, c’est parfait, car pendant les 2-3 premiers jours, vous pouvez vous taper des journées bien remplies de 17h à l’aise avant de reprendre un rythme normal.

Retrouver Venice est agréable, mais c’est Santa Monica, que nous parcourons à pied cette fois, qui va vraiment réussir à accrocher ma fibre home sweet home. Les rues résidentielles, la 3rd street promenade, je me verrais bien vivre ici, d’ailleurs régulièrement depuis je regarde le prix d’un appartement, une location, des annonces de boulot dans le coin, des voitures d’occasion … juste pour savoir si c’est possible.  Je suis ravi de retrouver ce sentiment, de voir que ce n’était pas dû à l’attrait de la nouveauté, mais bien quelque chose qui était un peu plus ancré en moi.

Déplorant le manque flagrant de célébrités vues lors de notre dernière visite, nous avions réservé des places pour deux conférences du Paleyfest, festival de la série télé organisé par le Paley Center for Media de Los Angeles, et qui consiste à regarder un épisode « typique » ou en avant-première d’une série dans un grand théatre, et ensuite de rencontrer la plupart du cast, plus les créateurs et auteurs. Cette année 2011 étant assez riche, nous nous fixons sur la conf/réunion de Freaks&Geeks et Undeclared (deux oeuvres de Judd Apatow) et sur celle de Community.
Dès le lendemain soir de notre arrivée, nous nous rendons au volant de notre superbe Dodge Avenger Noire au Saban Theatre, où, n’ayant obtenu que des places du fond, je bénis mon petit achat d’avant départ, une paire de jumelles qui s’avère bien pratique, opéra-style. La salle est bondée, et c’est normal, non seulement les deux séries sont cultes, mais quelques acteurs ont bien réussi leur carrière. La fille de Judd Apatow entre en scène et commence par un « Good evening neeeeerds » sûrement soufflé par son père mais hilarant, elle introduit son paternel qui nous dit qu’on verra plein de monde après la diffusion d’un épisode d’Undeclared : « Eric Visits Again ». La foule hurle, c’est évidemment un des meilleurs épisodes, et pour ceux qui connaissent le personnage d’Eric, vous comprenez pourquoi.

 


Une fois l’épisode projeté, place à notre premier « celebrity sightseeing » de Los Angeles, sur scène entrent donc Apatow, Seth Rogen, Jason Segel et surprise, Amy Poehler et Kyle Glass (oui l’autre moitié de Tenacious D) pour ne citer que les plus connus. Notez aussi pour plus tard qu’il y avait Timm Sharp. Dur à suivre pour nous, on arrive à comprendre quelques blagues, avant l’entracte et la diffusion du dernier épisode de Freaks & Geeks, un de mes préférés évidemment vu qu’il y a la partie de D&D, et encore une fois, je vois que je ne suis pas le seul, la salle frétille de joie, quand le générique se lance, je suis aussi surpris de voir que le public hurle à la vue de Bill Haverchuck, et plus tard, je verrai à quel point contrairement à ce que semble croire l’acteur Martin Starr, ce personnage est bien le plus populaire de la série. Ainsi, après un court message vidéo de l’absent James Franco qui fait une blague sur Anne Hattaway, le panel discute avec Apatow et le public, il est composé encore de Seth Rogen et Jason Segel, auxquels s’ajoutent les seconds rôles, des acteurs hors du métier maintenant, Cindy Sanders (Natash Melnick) par exemple, qui est maintenant serveuse, ou encore Stephen Lea Sheppard qui en plus de faire des suppléments de Jeux de Rôles, fait aussi des critiques de Jeux Vidéo pour Vice. Chacun raconte sa petite anecdote sur James Franco et sur la manière dont il a été casté, durant tout ce temps, Martin Starr reste plutôt silencieux, et au moment où il prend la parole timidement, une ovation accueille ses premiers mots, les gens ont tous une énorme affection pour Bill, ses sandwiches, et sa sous-culture de la télé … James Franco est sur toutes les lèvres, mais Martin Starr dans tous les coeurs, il en ira même de sa petite larme (vraie ou fausse, dur à dire à Hollywood) de nostalgie sur la bonne époque de la série, finissant de mettre le public dans sa poche pour toujours. Une fois le panel terminé, la tradition du Paleyfest est une sorte de séance de signature bordélique où tout le monde peut approcher les acteurs, et sans faire la queue de manière hystérique, je suis quand même content de voir de plus près ces gens qui ont contribué via écran à notre divertissement si régulièrement. Nous repartons ensuite dans la nuit californienne vers Venice, je n’ai pas le tempérament du chasseur d’autographe ou du fan taré, mais j’avoue avoir pris un certain plaisir ce soir là, surtout que nous n’avions pas affaire à des méga-stars qui se la pètent ou qui au contraire essayent dur d’avoir l’air sympa et de pas se la péter, mais plutôt à des gens très humanisés par leur condition de monsieur tout-le-monde qui ont, dans leur jeunesse, participé à une oeuvre ensemble qui reste encore influente aujourd’hui dans leur vie mais dans celle de milliers d’autres.

Katy Perry (partie 2)

LAX quand tu es nourri à TMZ et au people, c’est la possibilité de voir entre chaque grosse colonne des terminaux d’arrivée une semi-célébrité et la horde de paparazzi qui l’accompagne. Nous ne verrons aucune célébrité ni paparazzi durant notre premier séjour.
LAX marque aussi la première fois pour moi où j’ai pris le volant aux Etats-Unis, cela peut paraître simple, après tout la voiture est automatique et le code de la route très identique, mais pensez à seulement 3 détails : les freeways à 8 voies, le dépassement par la droite autorisé, et la fast-lane. Cette combinaison peut donner naissance à un phénomène que je n’ai vécu que sur ce continent, ce que que j’appellerai la « Cavalcade » ; sur la plupart des voies, de gauche à droite, les voitures roulent à une vitesse assez proche, plus ou moins rapidement, on va dire une moyenne de 50 mph, à un instant, l’univers va s’aligner au même titre que les voitures, et tu vas te trouver au sein d’une ligne parfaite de voiture roulant pendant 1-2 minutes à la même vitesse, donnant l’impression d’une cavalcade calme et puissante à la fois, déboulant sur la freeway, ce moment court de communion avec 5-6 autres automobilistes est vraiment surprenant et grisant, on a l’impression de faire partie de l’assaut des plages de Normandie et de la chevauchée de la cavalerie à Waterloo … puis l’instant passe, chacun reprend sa route à son rythme, et la magie s’évanouit sur l’asphalte beige.

Los Angeles n’est pas vraiment une ville, plutôt des gros quartiers un peu différents reliés entre-eux par de larges autoroutes pleines de Prius et de BMW, et par l’intermédiaire de kwyxz, nous avons trouvé résidence dans un des plus connus : Venice Beach, plus précisément au pied du très fameux Ocean Frontwalk (tu sais là où les gens font du roller, Muscle Beach, et le skatepark dans Tony Hawk). Venice est très proche de LAX, et c’est après très peu d’Interstate que nous pénétrons au coeur de la ville, via un de ses très nombreux boulevards où s’alignent commerces et restaurants de quartier, puis après un virage serré direction l’Ouest, nous nous retrouvons au bout de la route, face à l’Océan Pacifique. Encore une fois, la claque ne vient pas de la plage et du bout de Frontwalk que nous apercevons, elle vient plus tard quand nous montons sur le toit de la résidence.

A nouveau, il est difficile de restranscrire en photo cette lumière si particulière de Los Angeles, je peux seulement expliquer qu’elle a réussi à me trouver le parfait spectre lumineux pour mon regard, tant je me suis senti à l’aise et chez moi comme rarement ailleurs. Les oranges, les jaunes, le sable et le ciel m’ont accueilli comme ils ont accueilli des millions de personnes à la recherche du secret de la célébrité et de la fortune que promet la ville, moi, je les ai ressenti comme un « Welcome Back », comme si Venice et Santa Monica m’avaient attendu toute ma vie, que je vienne enfin les rejoindre, ne serait-ce que pour quelques jours, me montrer que c’est ici que j’appartiens, et pas ailleurs.
Très rarement j’ai eu autant le sentiment d’être dans un endroit familier qu’à Los Angeles, il serait facile de penser que cela est dû à la tonne de films et séries qui se passent ici, mais non, c’est plus que ça, le rythme de la Main Street de Venice, les petites contre-allées et les bicoques (de millionnaires), conduire, marcher, manger, tout était naturellement en ordre.
Dès lors, la Californie s’est marquée en moi comme elle a marqué tous ces gens ces 100 dernières années, ces chercheurs d’or, ces provinciaux américains venus en quête de vie, ces chicanos fuyant le Mexique, et ceci en quelques heures, je n’allais penser qu’à revenir, encore, simplement pour être là, pas besoin de réfléchir à une ballade, un musée, un activité touristique, je devais simplement revenir, pour être là.

Deux ans plus tard, à l’occasion de nos errements sur Kayak, un billet Lufthansa providentiel de 480 € pour Los Angeles apparaît, dans un contexte économique où le billet d’avion atteint des sommets, il était évident que nous n’allions pas résister, et, sans trop réflechir, nous nous lançons à nouveau pour la Californie.
Cette fois-ci, nous préparons autrement notre voyage, Los Angeles sera la base de nos errements, mais rassurés par les heures de route de notre road trip de fin 2010, nous prévoyons un peu de mouvement en étoile autour de la grance cité ; San Diego, Las Vegas, Santa Barbara.

 

 

Katy Perry (partie 1)

Santa Barbara a une connotation plutôt cheesy en France, on pense évidemment à un des pires soap jamais diffusé, pile à la suite d’un monstrueux Dallas, et révélant au monde l’atrocité des très riches californiens entre eux, l’alcool, l’adultère, la permanente.
Santa Barbara est le genre de ville où il ne pleut qu’une fois par an, et c’est ce jour là que nous nous y sommes rendus, dans la grisaille, la pluie et même un peu de vent, je pense être en mesure de dire qu’elle ne correspond absolument pas à l’image que vous vous en faites.
Mais le choc culturel à Santa Barbara, n’est pas venu de ses collines ni de ses longues plages de sable, mais de ses adolescents.

La Californie, je l’ai rencontrée pour la première fois en 2009, en passant par San Francisco et Los Angeles, et quand l’occasion s’est présentée d’y retourner, c’est sans hésiter que nous avons choisi Los Angeles.
Notre entourage a souvent trouvé étrange que nous allions si régulièrement aux Etats-Unis alors qu’il y a tant d’endroits dans le monde à visiter, il est difficile de répondre clairement et directement à cette question. Premièrement, nous avons envie d’aller aux Etats-Unis, et ce simple fait devrait suffire à tout expliquer, mais malheureusement ça ne semble pas porter comme argument. Deuxièmement, il y a BEAUCOUP à voir là bas, c’est un continent, et pas seulement un pays, la distance entre les différents lieux que nous avons visités correspond à peu près à un Porto – Varsovie – St Petersbourg, et vous serez d’accord que ce sont trois endroits bien différents, il est idiot de croire que parce qu’on trouve du McDo partout, tout est identique. Finalement, la desserte des aéroports américain est fréquente et on trouve facilement un tarif accessible (moins de 500 €).
Mais ce n’est pas tout, les gens restent aussi sceptiques sur nos choix californiens, pourquoi aimons-nous Los Angeles alors que San Francisco est tellement MIEUX ? Là encore, c’est difficile à justifier simplement en disant qu’on se sent bien plus à l’aise à Los Angeles qu’à San Francisco, bien qu’ayant grandement apprécié cette dernière, quand on pense « je veux retourner là-bas », on pense à Los Angeles, et pas ailleurs.

Je sais que ces quelques phrases peuvent paraître surréalistes à des gens qui n’ont pas les moyens de se payer un voyage ni à LA ni à SF, encore moins outre-Atlantique, mais il faut savoir que rarement notre avalanche de moyen n’a été remise en question, seulement le choix de nos destinations. En toute modestie, je souhaite aussi préciser que nos voyages annuels représentent environ deux à trois mois de mon salaire, et habitant en couple à Toulouse, notre loyer annuel me coûte environ deux mois et demi de salaire. J’ai donc les moyens de vivre et voyager tout en ne touchant que 1700 € net / mois. Pour clore cette parenthèse, je vous renverrai à cet excellent post (en anglais) qui explique que si vous voulez voyager et que vos moyens sont limités, il faut faire des choix. Si vous voulez une idée de nos budgets selon nos déplacements, vous savez comment me contacter, sachez seulement que nous n’utilisons jamais d’agences de voyage et que les préparations prennent donc beaucoup de temps, mais permettent d’économiser entre 20 et 40% du prix agence.

En 2009, l’arrivée à San Francisco après le survol impressionnant des Rocheuses n’a encore une fois pas été une grosse claque dans ma face, pour nous rendre dans notre petit appartement de Nob Hill, le taxi est passé par une voie rapide, une zone industrielle et les rues un peu nazes autour de l’Hôtel de Ville. Ce n’est qu’une fois les bagages posés et que nous soyons montés sur le toit que nous prenons un peu la mesure de l’endroit.

Good Morning San Francisco

Ce n’est pas tant la vue que la lumière posée par le soleil sur la ville qui change quelque chose dans ton regard, tout autour, ce ne sont que des immeubles, au loin la mer et ce pont rouge vu déjà des dizaines de fois en photos, mais, l’air et la lumière font un mélange que l’appareil photo a de la peine à restranscrire, et qui justifie à lui-seul n’importe quel voyage, effet encore plus vérifié en Ecosse, dont je parlerai sans doute un jour.
Dans ces moments, le déplacement géographique prend son sens, les couleurs ne sont pas plus belles qu’un soir de septembre à Toulouse, elles sont différentes, inédites, Pacifiques, californiennes, san franciscaines.

Notre voyage sera alors émaillé de grosses pentes montées à pied, de gigantesques pancakes cuisinés par les nouveaux maîtres des breakfast-dinner de la ville ; les coréens, de quelques trucs de touristes, accrochés à un cable-car et en vadrouille dans Castro, mais aussi du rassemblement du coeur gay de la ville pour Pâques dans le parc de Mission Dolores, et de l’impressionnante visite d’Alcatraz, l’exploitation simple et très efficace d’un patrimoine curieux et rare aux Etats-Unis.
Au bout de quelques jours, nous étions sceptiques sur l’effet que nous ferait Los Angeles après l’accueil chaleureux voire familier de San Francisco, et c’est pour gagner du temps que nous choisissons de prendre un rapide vol qui va vite nous faire comprendre à quoi nous allons nous exposer ensuite : une vaste étendue quadrillée aussi loin que nous puissions poser le regard d’habitations, très peu de gratte-ciels, la mer, les collines et LAX.

Mes prochains voyages

Vous n’avez pas le sentiment qu’un jour vous allez VRAIMENT pouvoir voyager dans une époque particulière ? Moi, je sais pas pourquoi, je suis convaincu que je vais le faire, après, évidemment je commence à réfléchir aux implications diverses (l’effet papillon, le paradoxe temporel, M. Pokora, le liquide vaisselle odeur citron), du coup reality check et on s’arrête là.

SI JAMAIS tu ouvres une agence de voyage temporelle, sache que déjà je ne passerais pas par toi car je méprise les AGENCES, oui toutes les AGENCES, immobilières, de voyage, de pub, d’évènementiel, pour l’emploi, bancaire, même la Tout Risque.
MAIS, si jamais un jour il y a du voyage dans le temps/espace à un prix abordable, voici mon top 5 des endroits que j’aimerais visiter :

5 : Rome, 120

Hadrien au pouvoir, l’Empire romain pacifié, je suis principalement curieux de voir l’avancée technique de cette période en terme de vie quotidienne, mais aussi comment une civilisation à son apogée commence à décliner, est-ce que cela ressemble beaucoup à ce que nous vivons actuellement ? Quel était l’état d’esprit des citoyens cultivés, des masses laborieuses et la place de l’armée dans un monde où il n’y a plus de guerre mais seulement du « maintien de la paix ». L’analogie me plaît, l’urbanisme m’intéresse fortement, et le microcosme domestique encore plus.

4 : Japon, 1549

Plus précisément Août 1549 avec  François Xavier un bon gros évangéliste, OKAY, mais juste pour être de l’expédition, de la découverte du Japon médiéval, du choc culturel et religieux, du mélange du commerce et de la religion et des tactiques du missionnaire pour convertir les infidèles. Et UN BON GROS KATANA MEC.

3 : Los Angeles, 1960

L’âge d’or américain, l’élection de JFK, les voitures, les dinners, Hollywood, Marylin Monroe, la musique, je vais pas vous faire un long dessin, mais l’ambiance d’un downtown L.A. de 1960 attise vivement ma curiosité.

2 : Paris, 1789-90

Cette période est un peu particulière, il s’agit comme vous l’aurez bien vu, de la Révolution Française, mais ça tient à une frustration forte au niveau politique que j’ai depuis longtemps ; la concrétisation des idées et le véritable changement porté par un peuple et ses élus. Evidemment je ne suis pas naïf au point de penser que tout était si beau et parfait et merveilleux, mais j’aimerais vraiment être témoin d’un vrai débat d’idée menant à de vrais changements concrets, et sans langue de bois, la frustration de voir une majorité ne pas suivre sa pensée, mais d’être tout de même satisfait que ce soit un choix porté par le plus grand nombre et réalisé dans le présent. L’anarchie du moment où les gens sentent que plus personne n’est aux commandes, les personnalités qui sortent du lot avec des mots, l’essence de la politique et de la république, ouip, ça me plairait drôlement de voir ça. Ouais parce que là, se battre pour mettre des éoliennes ou changer de politique fiscale, mec, C’EST UN PEU BORING.

1 : Londres, 1889

Aaaaaaaaaah … Au lendemain des meurtres de Jack L’Eventreur, errer dans les rues de Londres Victorienne est le voyage que j’achète les yeux fermés, ne serait-ce que pour enfin voir les couleurs de ce monde toujours entrevu en Noir & Blanc, les horribles et si humaines odeurs des rues glissantes et humides de White Chapel, faire un tour en taxicab à cheval, passer sur la Tamise, l’ère Industrielle … What’s not to like ? Et puis aussi pour porter un costume sur mesure, une canne et une redingote. Quoique pas besoin d’aller si loin pour ça, je vais checker quelques sites et je reviens.

 

Packing

Le paintball est un sport terrien, si vous n’aimez pas le contact de la boue, de la terre remuée et piétinée, vous risquez de vous y sentir mal à l’aise. La boue a une odeur différente selon le lieu, le moment de l’année, même de la journée, mais la boue de paintball est encore particulière, la bille renforce sa puanteur, parfois à la limite du supportable, pourtant, aussi précieux que vous soyez, sans même vous en rendre compte, quand le départ de la partie est donné, vous oubliez tout, vous ne pensez plus à l’humidité gluante qui vous rentre dans les chaussettes, au froid le long des jambes, et vous ne sentez plus l’odeur du cloaque environnant ; votre vue devient le seul sens, mobilisant tous les autres, au détriment de vos co-équipiers dont les cris deviennent inintelligible, on a l’impression qu’un joueur avancé et loin devant est un autiste, car c’est exactement ce qu’il devient, l’interaction sociale est impossible, ses yeux seuls sont aux commandes, le flux continu d’information sert uniquement à alimenter les réflexes, et les gestes répétés et répétés maintes fois, c’est pour ça que l’automatisme est un élément essentiel de ce sport, une fois allongé sur le terrain, le meilleur joueur arrive à réguler son esprit et à traiter ses automatismes afin qu’ils le servent pour produire surprise et efficacité, le plus mauvais oublie d’arranger ses idées et laisse travailler son corps en ne considérant que le flux d’information de ses yeux, et non tout son environnement.

Préparer son sac a longtemps été comme un rituel, maintenant, mon sac est toujours prêt, il est plein des affaires à la boue à peu près sèche et d’affaires déjà sales. Il n’y a pas de lanceur, pas de billes, juste ce qu’il faut porter sur soi pour jouer, je parasite ma tolérante équipe. Peut-être est-ce un manque de respect pour les autres, mais je ne le vois pas comme ça, simplement le paintball est un morceau de ma vie maintenant, plus rien ne gravite autour, c’est lui qui gravite autour de ce que je suis, et comme ce site, même si il est loin de moi, il restera encore un bon moment, parce que je ne vois pas pourquoi il faudrait abandonner quelque chose à jamais, quand il nous a apporté plaisir et soutien, sans jamais nous rendre malheureux, et rarement nous décevoir.

Please save us Las Vegas

La route de Los Angeles à Las Vegas est une imposture, on nous a vendu de la poussière, des muscle cars, des tumbleweeds et de la deux-voies, et nous nous sommes retrouvés sur une large autoroute à faire rouler la Dodge au cruise control.
L’appareil photo faisait un bruit de machine à écrire quand tu tentais de capturer une demi-douzaine d’image à la suite pour faire un gif animé, chaque mile parcouru offrait de toutes manières un spectacle qui méritait plus que de la photo, mais moins que de la vidéo. Puis le désert est apparu, enfin, je parle du désert de sable, simple langue de désert, si petit, encore une imposture, mais juste quand on commençait à s’y habituer, la limite de l’Etat du Nevada nous est tombé sur l’avant du visage.

Bien informés, mal renseignés, cette voiture de gangster percée de traces de balles (sans aucun doute une réplique) n’est pas celle de Bonnie & Clyde, ni celle d’Al Capone, d’ailleurs aucun de nous deux ne se souvient d’à qui elle appartenait, juste qu’au bout de ce Casino, elle ne jurait pas avec l’aspect désuet du lieu.

Puis la ville, sous la pluie, qui l’aurait cru, mais il y a des averses à Las Vegas, le strip est presque morne, grisâtre dans la lumière humide du début de soirée, et je sais déjà que ce qui va faire percuter mon cerveau de l’endroit où nous trouverons sera la chambre d’hotel, le jacuzzi, le 38e étage, et le strip illuminé à nos pieds. La nuit, les néons cachent les étoiles comme les nuages, il ne fait qu’un seul temps une fois le soleil couché sur Sin City ; Lumière.

Une paire de santiags en cuir brun plus tard, j’avais raison, de notre balcon où le vent souffle et gonfle ta robe, Las Vegas est réelle, et elle se prépare à nous accueillir pour quelques heures seulement, nous envoyant ses tentations industrialisées et bien rodées, usées.

Se perdre alors sur le strip et dans les casinos, c’est le seul moyen de s’intégrer à la foule de joueurs perdus eux aussi au milieu de toutes ces machines, qui en ce dimanche soir font un peu pitié, on entendrait presque leur appel suppliant pour les quelques quarters  du fond de nos poches.

Mais les néons, les films, la légende sont bien loin, inutile de chercher une call-girl, ces américaines sont prêtes pour la nuit, elles sont venues équipées et elles MEAN BUSINESS du haut de leurs talons de 10 pouces, enserrées dans 50 cm de tissu à 500 $ étudié parfaitement pour arrêter le regard avant la culotte, mais y’en-a-t-il une ?

Se marier ce soir j’y ai pensé, sur plusieurs niveaux, d’abord, est-ce amusant ? second degré ? et pourquoi pas glisser ça en premier degré ? une surprise ou une blague annoncée ? si je n’ai qu’une bêtise à faire pendant ces 24h, est-ce que ce doit être ça ? c’est un peu téléphoné non ? puis franchement pas très original comme blague. C’est décidé, Las Vegas, je ne prendrai pas ta drogue, ni tes putes, encore moins tes tables de roulette à 10$, pas de pasteur Elvis pour nous marier, demain je t’emmène tirer à la mitraillette.

So, please save us, Las Vegas
Say it’s not the end
We gotta stick our arm for one more say
Smoking another pack of cigarettes
And say, please save us, Las Vegas
This can’t be the end
I think we got enough for one more bet
Tomorrow we can start, trying to forget
The heat and the hearty can get me over both of us
Without the things ’bout you no one knows
Whatever those stolen moments took from us
Lift our love, a sour smelling rose

m249

Ragecomic = Facebook

Il est temps pour un petit post qui dit combien c’était mieux avant (attention, que celui qui pense que cela s’appelle du poujadisme aille se faire un peu enculer), et que ça veut pas dire que c’est pas bien quand même maintenant. Juste que c’était un petit peu mieux avant.

Sur nos écrans fleurissent par milliers de longs et souvent amusants comics dessinés sur ordinateur grossièrement, et relatant une anecdote du quotidien menant à une conclusion imagée, généralement signifiant l’agacement du narrateur, voire son étonnement, sa crainte, ou tout simplement everything went better than expected. Ces comics sont surnommés « Ragecomic », de par leur pseudo-origine, la fameuse « Rageface » qui fait FUUUUUUUUUUU- et sont devenus un très gros phénomène en rajoutant des éléments graphiques facilement reconnus et utilisés par la communauté, on pourrait donc dire un vocabulaire graphique commun, chaque petit personnage correspondant à une réaction à l’anecdote. Je pense que le terme « vocabulaire graphique » est à chier et qu’un mot genre syllabus ou portfolio ou adjimé doit mieux convenir. Devine : tu ne pourras pas me dire lequel car il n’y a pas de commentaires et qu’il n’y en aura jamais ici, ça fait pas 10 ans que je me pèle le cul à pas en mettre pour que d’un coup j’en ajoute dans le thème WordPress et tout pour faire plaisir à ta science du mot.

Bref le Ragecomic est rigolo, pratique (on trouve plein de petits sites et applis pour en fabriquer facilement et rapidement), répandu et un élément familier de l’Internet 201x. Mais voilà, selon moi, le Ragecomic est un peu aux vieux MS Paint Relationships ce que Facebook est à Internet aujourd’hui.
Tout d’abord quoi quoi quoi c’est quoi les MS Paint Relationships ? Je me demande pourquoi je te parle si tu le sais pas, sûrement par mon envie de te montrer combien je suis plus ancien que toi dans un domaine qui n’a aucune sorte d’importance ou d’influence dans une discussion chez un boulanger ou dans une boîte de nuit à 3h du matin (« SALUT !! SALUT !!! MOI C’EST KELVIAN ET TOI ? MOI C’EST ADELAINE !! COOL TES YEUX SONT DES ETOILES QUE TON PERE IL A DU LES VOLER OU QUOI TU VOIS QUOI !! AH OUE AHAHAHAHAHAHAH C’EST GENTIL MERCI MAIS JE SUIS AVEC MON COPAIN !! AH COOL MAIS JE TE DRAGUAIS PAS TU SAIS, TU CONNAIS PAS LE SOCIALLY AWESOME PINGUIN JE SUPPOSE, TWAT ? »), mais je suis kind, super kind, et je vais t’expliquer ; les MS Paint Relationships sont des comics dessinés à la main (ou plutôt à la souris) sous MS Paint et qui narrent des anecdotes en rapport avec une histoire romantique, avec une conclusion imagée, signifiant que le narrateur est pourtoujours toutseul ou simplement et plus fréquemment friendzonné au profit d’un DUDEBROUCHEBAG.
Alors ? tu vois où je veux en venir ? Si pas trop, alors t’inquiète je développe ici :

Le MSPR est le fruit d’un esprit nerd et tourmenté, malmené par les femmes et à l’aise seulement avec sa souris pour en raconter les détails, l’outil MS Paint devient donc une arme contre toutes ces putes innocentes, pour essayer de partager avec d’autres nerds frustrés et tourmentés leurs instants « épaule pour pleurer » et « récit de relation avec un douchebag » qu’ils ont pour la plupart tous vécus en pensant choper la gonzesse par un rapprochement amical préliminaire. Ces comics sentent la sueur entre les doigts après une scène de Stoya cheveux bleus en .mpg de 320*240 téléchargée en 8h par eDonkey, le trait est noir, rugueux, imprécis, le propos et les dialogues sont touchants, comiques, et vous ferons alterner larmes, rages, et rires, ça sent l’authenticité et l’humour potache et référencé, tout ce qu’on aime sur Internet.
Créer un MSPR et lire ceux des autres était le moyen de se reconnaître autour d’un handicap social commun et d’en rigoler autant que de s’épauler « you are not alone dude » (« not this thread again »), autour d’un peu d’authenticité et de créativité.
Puis le ragecomic a débarqué, tout d’abord issu de la mouvance « main levée, souris imprécise », le RC se fait détonnant, hilarant et encore une fois rassemble une audience large. Puis vint simplement la dérive, la popularité, et l’automatisation, la facebookisation.

D’un phénomène brut et sale, on passe à quelque chose de poli et automatisé.
On passe d’un Internet bordélique et infréquentable à Facebook, où ta tata et ton ami de la vie qui est vendeur de téléphone portable se côtoient pour te faire passer les vidéos les plus vieilles de l’histoire, ou demander via un Quizz si ils te connaissent bien, notamment « TATA SFINKTAIR a répondu à la question sur JULIEN KELVIAN : Julien aime-t-il le Football ? Clique ici pour voir sa réponse, installer l’appli facebook, spammer tous tes amis avec le même message, ne pas lire vraiment la réponse, répondre à des questions sur ton foyer et sur tes revenus annuels ! ».
Oh on voit bien des ragecomic avec « comment c’est dur de faire pipi debout pour les filles », ou des trucs genre plus fous comme par exemple un ongle cassé, et dans le tas, on en trouve de très rigolos, mais comprenez-moi, ils manquent de ce coté fortement personnel, sorti des tripes/couilles et d’histoires de friendzones, et c’est à l’image d’Internet globalement, tout devient un peu trop lisse et aseptisé, même les trucs « sales », je veux dire un blog qui analyse le porno ? ok oué tu vois c’est une bonne idée, pourquoi pas, mais à la limite met un monocle et chapeau quand tu me parles d’une pipasse, ça m’émeut moins que direct la pipasse.

Avant c’était mieux, ça sentait l’amphithéâtre de C++, la cigarette froide du local associatif, l’ozone de 75 alimentations de PC dans un gymnase, L’HUMOUR RÉFÉRENCÉ, et pas ce putain d’humour universel caca-ongle cassé, mon chat fait caca et se casse un ongle.
Alors aussi vite que les choses évoluent sur Internet et dans la culture, j’éspère que l’avenir est à la nostalgie des débuts d’Internet, et au retour au CONTENU, à la qualité de ce contenu, plutôt qu’à l’avalanche de MERDES prédigérées et automatisées, l’overdose d’incursion du réel dans notre très nazi-pédo-suicide-homophobe-pro-ana monde virtuel. Regarde, par exemple, Barre de vie.

J’aime bien les séries

D’un simple objet vidéo secondaire il y a 20 ans, quand je rentrais de l’école, la série TV est devenu pour moi un élément absolument essentiel de ma vie quotidienne. C’est sûr qu’à l’époque, je ressentais un certain plaisir à regarder n’importe quel truc qui passait sur M6, mais je n’aurais jamais cru que quelque chose de si futile, racontant des petites histoires moralisatrices ou simplement zinzin, pouvait revêtir un aspect plus profond, allant jusqu’à la limite de l’intime. Mon premier choc fut le Prisonnier, au moment de sa sortie en coffret VHS (1991), ce fût comme si j’entrais dans un monde adulte et insaisissable, évidemment, je n’y compris goutte, mais point de message stéréotypé, pas de morale de fin, il fallait aller au-delà des simples images et dialogues pour essayer d’approcher un semblant de compréhension (qui est très subjective dans ce cas précis, chacun trouve ce qu’il veut dans Le Prisonnier) et j’avais du mal à ne pas m’accrocher à une manière de penser et de résoudre l’intrigue unique et universelle.
Vint ensuite Twin Peaks (je ne vous parle pas des séries « mainstream » que je suivais à ce moment là, le but n’est pas de vous faire dire « oooooh moi aussi j’aimais Code Quantum » FFS), qui a ouvert aussi une nouvelle manière de vivre le visionnage d’une série = l’intégrale.

Entendons-nous bien, les séries sont formatées pour être regardées à coup d’un épisode par semaine, pas un tous les soirs, ou 2-3 par semaine comme on nous les fait avaler en France, non, c’est un épisode par semaine, même pour une série de 20 minutes, tu dois attendre 7 jours pour connaître la suite (s’il y en a). Nous avons été mal habitués et nous avons eu la première preuve que le programmateur télé est un abruti de marketeux qui ne vend que des espaces de pub en se foutant du spectateur.
Qui peut suivre une série dont l’épisode passe tous les jours ? sans moyen d’enregistrement, cela relève presque de l’impossible, surtout si votre père veut regarder Nulle Part Ailleurs. Diffuser un épisode par semaine sert surtout pour les télés US à susciter un interêt grandissant de jour en jour entre chaque diffusion, en distillant quelques images percutantes et alléchantes régulièrement, pour que le jour venu, vous soyez on ne peut plus disponible pour la publicité pour le marchand de voiture d’occasion du coin qui aura payé cher son passage au 2e écran après l’énorme prégen qui tue.
Attention je ne parle pas d’un respect inconditionnel du format tel que voulu par l’artiste, non, je parle exactement de la construction de la sensation de manque et de la distillation au compte goutte sur la saison de la dose nécessaire à notre plaisir, le rendez-vous hebdomadaire de la famille, des amis, ou simplement de soi-même avec son pot de McFlurry Oréos, en créant à heure précise et gérable un moment attendu toute la semaine.
Seulement voilà, le programmateur télé français a aussi du bon, car empaqueter 3 épisodes dans une soirée, même si cela revient à griller toutes ses cartouches marketing un peu trop vite sur la saison, permet (en plus de caser une série excellente au milieu d’autres merdes en espérant profiter de l’effet audimat pour rentabiliser avec des trucs cheaps un programme hors de prix) d’assouvir d’autant plus notre besoin en fiction à coup de grosses doses, donc de s’y attacher plus en profondeur, parfois jusqu’à l’écoeurement.

Mais tout cela me paraît maintenant totalement antique, car non-content de trouver très tôt des intégrales de série en VHS puis en DVD, c’est l’afflux des séries télés disponibles sur le net qui ont vraiment amené l’obsolescence complète d’une antenne de réception (malheureusement la redevance est dépendante d’un écran, et pas de la connexion d’une antenne, je paye donc un impôt sur la possession d’une dalle LCD).
Pour en revenir à Twin Peaks, l’intégrale VHS me fut prêtée par un ami, et il ne me fallu qu’un été pour la regarder, ce qui m’avait paru une très courte période à l’époque (maintenant c’est plutôt des intégrales de 5 saisons qui y passent /gros) et en dehors de la claque de la série elle-même, c’est tout un nouvel usage que je découvris, la série tv à la demande, si possible un maximum d’épisodes avant l’heure d’aller se coucher, une nouvelle manière de découper le temps, en 42 minutes au lieu d’en 60, ou comment commencer un épisode à 23h vous fera coucher AVANT minuit, donc ça va.
Evidemment l’oeuvre y est pour quelque chose, si Twin Peaks n’avait pas été surprenant, innovant et classique à la fois, envoûtant et addictif, je n’aurais pas eu envie de continuer le visionnage plus loin que les 3 premiers épisodes.

Laissez-moi expliquer en parenthèse, ma mécanique de détermination de qualité d’une série :
Pour moi, un épisode pilote ne suffit pas, à moins que celui-ci soit vraiment très mauvais, il me faut en général 3 épisodes pour décider de continuer ou pas un visionnage. Pour cela, Internet est très pratique, car télécharger seulement 3 épisodes et les regarder d’une traite est rapide et peu exigeant.
Pour que la série emporte mon approbation, il faut plusieurs critères très simples et assez répandus :
– Les acteurs ne doivent pas forcément être excellents, mais ils doivent être bien castés c’est à dire en bonne adéquation avec le personnage qu’ils incarnent, ils peuvent jouer comme des pieds que cela colle bien, et que j’apprécie. Ils peuvent aussi être excellents et se trouver à jouer un personnage qui leur sied mal, ceci arrive généralement aux acteurs très connus et marqués que l’on pose dans un rôle pour attirer le spectateur mais sans réellement avoir bien réussi la soupe (mon exemple le plus proche est Steve Buscemi dans Boardwalk Empire, bonne série, très bon acteur, bon personnage, mais manque de crédibilité en Nutty, au contraire de Michael Pitt qui va de bon à très moyen, mais colle bien à Jimmy Darmody)
– L’idée de départ doit être traitée de manière inédite et percutante, sans qu’elle soit forcément originale, une série policière au concept très basique (des flics doivent arrêter des dealers) peut être traitée de manière « entertainment » basique, avec des scènes d’action, de flics désabusés et de course poursuite, avec un gangster black aux bagues en diamant et qui joue du flingue en faisant « yo yo », ce qui va m’amener à la laisser immédiatement de coté, ou au contraire, en apportant une épaisseur scénaristique inattendue dans le genre, ultra réaliste (The Shield) ou très terre à terre et détaillée (The Wire), cela va faire bouger 2-3 neurones et me donner envie de connaître la suite et surtout la fin.

Pour revenir donc à mon propos, enfin je sais plus, j’écris la suite 1 semaine plus tard donc je sais plus trop ce que j’ai écrit deux paragraphes plus haut, mais bon, je vais réussir à finir ce post, DONC, ce que je voulais surtout dire, c’est que les séries sont ce qui se rapproche pour moi au plus près de la sensation qu’on ressent en lisant un livre. Un film est une oeuvre courte et puissante, qui vous arrache les yeux et le cerveaux en 2 heures, et vous laisse sur le cul une fois terminé, après il faut sortir de la salle par le couloir qui sent le pipi, et donner ton avis aux gens qui t’accompagnent. Mais si le malheur vient aux auteurs de faire un suite à ce film, il y a selon mon estimation 70% de chances que ce soit de la merde qui déçoit le spectateur-fan.
La série, elle, ne vit que pour sa suite, qui même si elle peut être décevant, fait partie intégrale de l’oeuvre.
C’est le moment de l’analogie foireuse : un film, c’est un peu comme un one-night stand vraiment bon, dont il ne faut surtout pas voir la gueule le lendemain, ou pire, retenter de coucher avec. Quoi qu’il arrive, il y aura un sentiment de déception, ça ne sera pas la même ambiance, la même suite d’évènements qui ont menés à cette partie de jambes en l’air fameuse. La série, c’est une relation longue durée, sûre et continue, le problème c’est qu’au bout de quelques temps, soit la relation est entretenue par de la nouveauté et un réel échange intime, soit la routine s’installe, et ça peut devenir n’importe quoi, de sorte que tu annules tout avant même la fin de la diffusion des derniers épisodes de la saison, laissant, le public découvrir les restes avec deux-trois rendez-vous où on se dit que c’était bien, mais que c’est mieux comme ça, l’un chacun de son coté, sous forme de webisodes.

Tout ça pour souligner à quel point, parfois plus qu’un livre, une série peut avoir un impact émotionnel bien plus profond et intime, au point de ressentir des sentiments proche de l’amitié envers les personnages qui évoluent sous nos yeux. Le visionnage intensif d’une intégrale est très vicieux de ce point de vue, il m’est arrivé de regarder 5 à 6 épisodes d’une série de 40 minutes par jour, ce qui revenait à passer plus de temps avec les personnages qu’avec mes propres amis ou ma propre famille, forcément je ressentais de l’empathie, forcément le bilan de la journée que faisaient mes rêve une fois endormi racontait tous les moments que j’avais vécus avec eux, et comment je pouvais résoudre une intrigue parmi eux, forcément, il m’arrive qu’ils me manquent, et que je souhaite les retrouver au détour d’un programme divers.
Je m’estime comme une victime consentante de toute la production télévisuelle, surtout américaine, je sais que ce n’est pas une façon constructive de passer son temps, mais je n’y peux rien, j’ai l’impression de manquer tellement de choses, car chaque fois que je découvre une nouvelle série formidable, ça en est une que je n’avais visionnée lors de sa diffusion initiale, une que j’ai choisi de regarder parmi la centaine qu’on me conseille ou qui me font envie, une de moins à voir alors que chaque année 2 ou 3 de plus s’ajoutent au temps infini qu’il me faudrait pour tout voir, tout ressentir, et rencontrer tous ces formidables amis imaginaires.

Conseil à un jeune pour draguer

Inscris-toi à un forum d’un truc réellement mixte, les jeux vidéos ne sont pas mixtes 50/50, pense plutôt roller, salsa, dessin, cinéma, etc, et parle avec tout le monde, ça met du temps, et mais tu développeras des contacts forcément, si en plus tu habites à Paris, 99% de chance que les gens du forum se croisent de temps en temps pour boire des coups ou pratiquer leur activité.
De même, tu peux sauter la case forum, et participer directement à cette activité « mixte », il faut parfois se faire violence mais hey, tu veux baiser ou pas ? Sache que tu vas y trouver aussi des gens seuls ou des gens en couple, qui se sont connus durant cette activité, ils seront chiants et afficheront leur couple avec fierté car ils pensent avoir réussi là où tous les célibataires autour ont échoué.
Pense aussi que les filles qui participent à cette activité seules ou avec une copine ont le même but que toi, et comme toi tu attends une grosse bonnate, elles attendent un prince charmant qu’elles n’auront jamais, au bout de quelques séances où elles verront qu’il n’y a que des mecs moches ou du moins normaux, soit elles abaisseront leurs standard, soit elles partiront essayer autre chose où elle ne trouveront rien non plus.
Celles qui restent sont donc celles qui sont facilement abordables car elles approchent du désespoir, comme toi si tu as fait plus de 3 mois de salsa, tu approcheras sans doute du suicide, car la salsa est une activité qui donne envie de se suicider de la manière la moins douloureuse possible car ta vie sera remplie de souffrance, de paraître, et de gens qui prétendent qu’il faut être cool et qu’ils ne jugent personne alors qu’en fait, ils se moquent de toi dans ton dos car tu es moins fort qu’eux. Tu t’en fous, si ils sont seuls, ils sont aussi là pour baiser, et cette fille désespérée à peu près acceptable (donc fortement insecure si elle est encore là) tu l’as repérée dès le début car grâce à moi tu es devenu le meilleur prédateur sexuel du groupe.

Enfile tes rollers, et ne parle pas aux gens dès le début, le mec qui la ramène avec ses blagues lourdes fait toujours fuir les gens, ils vont te caser dans le rigolo de service ou pire, le pitre asexué, il faut que tu sois mystérieux et que chacune de tes blagues semble venir comme un coup de fouet qui claque à un instant où personne ne l’attend, tu verras alors qu’elles auront plus d’effet que celles de tous les autres gros lourds qui sont là pour choper et qui n’y arrivent pas depuis 6 mois. Pense qu’ils galèrent déjà depuis longtemps pour choper des filles qui généralement n’attendent qu’un nouveau comme toi pour enfin s’échapper de leur lourdeau de service, ne saute pas dessus, laisse les mijoter, attends encore quelques séances et ignore les, tout le monde sait que les connards hautains et mystérieux baisent plus que les bons copains sympathiques, qui eux, sont cantonnés à la friend zone.

Au final, les gens qui te disent de rester toi-même ont raison, mais ne reste toi-même qu’une fois que tu as déjà avancé dans la relation amicale avec une fille au moment où tu peux lui faire une blague qui parle de décapitation et d’excrément dans le corps mutilé et qu’elle rigole, si elle te regarde bizarrement, il n’est pas encore le moment d’être toi même, redeviens mystérieux encore un petit peu et fais comme si toutes tes pensées étaient mesurées et en même temps folles, rien n’attire plus une pimbêche célibataire dans une activité mixte qu’un garçon qui ne lui parle pas et qui regarde vers l’horizon, surtout si c’est pendant de l’escalade, imagine qu’une fois en haut de la paroi, tu as le choix entre lâcher un pet pour faire rire tes nouveaux camarades ou simplement regarder une fille dans les yeux, en bas, puis de suite regarder vers l’horizon, comme si tu écrivais un poème dans ta tête en son honneur. Finis par un petit sourire voire un rire entendu, comme si tu venais d’avoir une pensée tellement folle qu’elle te paraît amusante, tu peux à ce moment là penser à un lolcat, ça marche à tous les coups, c’est marrant et mignon à la fois, tu ne riras pas grassement ni trop peu, c’est un bon choix.

Avec tout ça, normalement au bout de 3 mois tu peux commencer à lever tes appâts et parler aux gens, et espérer un numéro, un restaurant/ciné, et si tu as vraiment bien appliqué mes conseils, une pipasse.

Enfin des gens civilisés

Je tiens à remercier la personne qui est rentré dans ma voiture pour fouiller ma boîte à gant (et ne rien y trouver) sans rien casser, ni vitre, ni serrure, ni portière, de nos jours, un voleur aussi attentif et respectueux de la propriété d’autrui est digne de recevoir mes honneurs.

Encore une fois, il reste néanmoins une disparition à déplorer, non pas une poubelle cette fois-ci, mais un pack de 6 canettes de coca-light qui trainait dans le coffre. PUTAIN DE GROS ENFOIRE, ESPECE DE BLOGUEUR DE POST SPONSORISES, RENDS-MOI MON FUCKING COCA PARCE QUE J’AI PAS DE SOUS POUR EN PRENDRE A LA MACHINE RIGHT NOW.

Es-tu cool enough, punk ?

« Tu n’es pas assez cool pour être l’un des nôtres » disaient les vampires à Butters.

Je suis assis bien trop tard devant mon ordinateur pour écrire un post que je regretterai demain matin, de la même manière que j’écris toujours des réponses à des threads qui me font rager sur des forums, et regrette immédiatement, sauf que cette fois-ci, au lieu d’avoir le courage de faire ce que beaucoup de trépanés devraient faire sur ces forums, c’est à dire ne pas cliquer sur « publier » et fermer l’onglet, je vais valider ce qui aidera un peu à re-prendre possession de ce qu’est vraiment ce site, mon weblog, un truc perso mais public, un truc intime mais auto-censuré, un truc attention-whore mais sans commentaires.
Je ne suis pas assez cool pour beaucoup de choses, la première est évidemment pour être avec la personne avec laquelle je suis, et qui, en ce moment passe du temps-cool de l’autre coté de l’océa,. A vrai dire, j’ai l’impression de sucer sa vie en lui prenant du temps pour lui parler alors qu’elle pourrait être en train de faire 1000 choses plus cools et plus enrichissantes que de lire les conneries que j’ai à raconter, les même blagues depuis des années que je rabache sans arriver à comprendre que ça peut être lassant.
Il faut se mettre à sa place, je n’ai rien engendré de créatif depuis des années, je n’arrive plus à écrire un texte correct, à exprimer des idées de manière originale, witty ou surprenante, juste j’écris toujours sur les même sujets en faisant de plus en plus de fautes d’orthographe, de grammaire et de conjugaison, qui pire que tout, je n’arrive pas à détecter même en me relisant trois fois.
Alors elle passe un mois avec quelqu’un dont le métier et le talent créatif sont reconnus et adulés par une horde de fanboy, un métier que je ne me suis jamais donné les moyens de pratiquer alors que comme UN MILLION de débiles, il fait parti de ceux dont je rêverai d’avoir la possibilité d’en vivre. Quelque chose qui, si je m’y étais mis il y a des années, quand mon cerveau était capable de générer autre chose que du stress et des préoccupations très quotidiennes, aurait sûrement donné un résultat qui, même si pas forcément révolutionnaire, aurait correspondu à une part de ce dont je rêvais.
A bientôt 33 ans, je n’arrive pas à savoir où je vais trouver la ressource de revenir au niveau de cool qu’il faudrait pour conserver et consolider une relation que je pourrais pourrir en restant simplement à regarder la télé en permanence, en pyjama, je n’ai trouvé aucun moyen de libérer de mon temps de cerveau pour créer effectivement une oeuvre, écrite, dessinée, ou autre chose. Encore une fois, mon cerveau est tellement enfoui sous cette espèce de masse énorme et pesante que représente la flemme et la démotivation, et, déjà, j’ai l’impression que j’ai grillé toutes mes cartouches, alors que j’en suis théoriquement même pas à la moitié de ma vie.

Il y a quelques temps j’ai réflechi à ce qui m’avait mené à écrire des histoires, imaginer des situations, et c’est tout simple, je fus un très gros rôliste, autant joueur que MJ, et que très loin de m’avoir enfermé socialement, cela avait forgé mon groupe d’ami adolescent (les sorties boîtes et les couples/enfant/maison se sont chargés de m’en éloigner quelque peu dès l’âge adulte) et m’avait ouvert l’esprit comme aucune autre chose n’aurait pu le faire.
Alors, très simplement, je me suis demandé pourquoi je ne faisais plus de JDR ? J’avais peu à peu abandonné par manque de joueurs, puis de temps, ensuite il y avait le paintball, mais ce n’était jamais l’envie ni la motivation qui manquaient, en fait, c’était toujours là, même avec le souvenir des parties pourries ou des joueurs de merde.
Heureusement, au même titre que vous avez toujours un copain qui fait du foot, moi j’ai toujours un copain qui fait des JDR, quelqu’un qui m’avait proposé de revenir à de multiples reprises, et à qui il me suffisait de dire « whenever, wherever » (©Shakira), pour me retrouver à une table, chose faite ce mois d’aout dernier.
J’ai donc pris ma carte de membre du club JDR, et commence tout doucement à revenir dans cet univers un peu particulier, et ça n’a pas manqué, je n’avais pas lu de livre depuis des mois, et le dernier était un recueil de nouvelles, et je m’y suis remis, je relis des règles et prépare un scénario, auquel je pense dès que j’ai un moment, afin d’en tester la solidité et la faisabilité, sachant que je me trouverai face à des joueurs exigeants et experimentés, je redessine un petit peu, oh, pas encore assez, mais l’ensemble me rend plus cool. Et plus cool, c’est se rapprocher à nouveau de l’idéal masculin qui contrairement à ce que j’ai pu croire ces derniers mois, ne se limite pas à perdre 5 kg, mais surtout à faire en sorte que le temps que je prends à ma compagne, soit du temps qui l’enrichisse au moins autant que le reste de son quotidien.
Vous ne pouvez pas imaginer ce que le JDR a pu m’apporter, j’avais ma façon de jouer, ma façon de nommer mes personnages, de leur trouver un surnom et un background, et je pensais que cela reviendrait aisément dès le début, et bien non, il est loin le temps des « Stu » et du Hobbit nécromant, des Myrrhyn chaudasses et des bases Star Wars de 10 km de long, des meurtres à la perceuse laser et des G6, des âges hyper bourrins et des parties de Dark Age masterisées par une médiéviste. Je suis rouillé, et mes premières parties sont difficiles, je suis au milieu de joueurs qui jouent toutes les semaines, certains acteurs, d’autres méticuleux, aux habitudes établies et qui n’ont pas mon temps de latence, mais qu’importe, comme j’ai dit, c’est la mécanique du cerveau qui doit se relancer, et laborieusement, elle repart, suivra ensuite la machine à créer et à imaginer, et les rouages du roleplay seront à nouveau bien huilés, prêt à botter des culs sérieusement.

« Gros con » a dit ma soeur quand je lui ai parlé de sa moustache.

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J’ai testé pour vous : le test pour vous.

Cher ami passionné de nouvelles technologies et de marketoweb, je souhaite que plus jamais tu ne testes quelque chose pour moi. En fait, lorsque tu écris que tu testes quelque chose pour moi, je sais qu’il y a 90% de chances que tu sois payé pour le faire, et que donc, tu vas te sentir obligé de faire le mec indépendant et libre de ses idées en écrivant n’importe quelle merde qui te passe par la tête, ce que je sais aussi, c’est que vu que tu as choisi l’opé qui te rapporte le plus, il y a 80% de chances que tu ne pompes rien au sujet, et que tu tournes à fond sur les clichés dans l’espoir te taper juste.

Si par chance tu as choisi de tester quelque chose sans prendre un chèque non déclaré aux impôts pour ça, je préférerais que tu testes quelque chose que tout Internet n’a pas déjà testé en long en large et en travers, du genre, évite de tester un iPhone ou Facebook.
Par contre, si il y a quelque chose qui m’intéresse grandement que tu testes, c’est la mort.
En effet, je n’aimerais pas mourir, mais j’aimerais bien savoir ce que ça fait d’être mort, donc si tu pouvais crever assez vite pour m’en parler, je pense qu’on pourrait s’entendre, ça me prouverait que tu t’investis VRAIMENT pour tes lecteurs, et que tu n’es pas juste une pute vendue comme tous tes détracteurs voudraient nous le faire croire.
Quoi ? tu as peur de ne plus pouvoir faire de tests pour nous ensuite ? Allons, un peu de dévouement, pour une fois que tu ne vas pas pourrir inutilement les moteurs de recherche avec un test moisi que tu auras pris soin de référencer sur la Terre entière, je pense que tu tiens le bon bout, en plus vu le niveau philosophique de la chose, tu pourras nous pondre un peu de contenu original au lieu de paraphraser un communiqué de presse ou nous citer des lieux communs.

Merci.

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2. Burn or mount .iso file

Quand j’achète un jeu ou un logiciel, posséder son DVD imprimé me donne une impression de Nutella bien tartiné sur une tranche de pain de mie Harrys, pourtant, c’est assez rare de ma part d’acheter concrètement un jeu (plus rare que les tartines de Nutella). Depuis des années j’ai pu découvrir et passer énormément de temps à jouer aux jeux vidéos grâce au piratage, de temps en temps il me prend l’envie d’investir un peu dans la création, surtout lorsque la version « d’essai » m’a particulièrement convaincue, ou à l’occasion de promotions qui rendent le jeu abordable à mes yeux, ce qui correspond à une valeur que j’estime à 10 € pour les jeux moyens, 20 € pour les bons jeux, 30 € pour les indispensables, rarement plus.
Avant de downloader des iso à tout va, j’ai utilisé le marché de la vente/revente dans des petites boutiques, enrichissant les commerçants qui me reprenaient la moitié du prix un jeu que j’avais possédé seulement 2 semaines, pour le revendre avec encore un peu de bénéf, j’achetais régulièrement de l’import SNES à 600 FF, dont certains traînent encore à la maison tellement les remettre sur le marché me faisait mal au coeur. Puis Internet est arrivé, et avec lui les rip découpés en .rar de 1.44 Mo, c’était nouveau pour moi qui n’avait jamais eu accès aux fameux BBS où la Terre entière piratait déjà les jeux LucasArt avec protection anti-photocopie, j’ai usé quelques disquettes et aussi quelques heures à retrouver les FTP 0-Day quand une grillait, mais ce n’est pas pour autant que durant cette période je n’achetais rien, à vrai dire, c’est quand j’ai commencé le paintball que je n’ai plus acheté aucun jeu, tout était devenu beaucoup trop cher.
C’est donc depuis on va dire, 2 ans, que je recommence non seulement à acheter des jeux régulièrement, mais aussi et grâce à GS198X et Singstar, à en recevoir des versions Presse, qui, si vous n’en avez jamais vues sont légèrement différentes des versions commerciales, et m’ont amenées à cette petite réflexion ; Une version Presse possède un packaging standard mis à part l’impression sur le DVD lui-même, il est minimaliste et affiche clairement « NOT TO SELL OR RENT », quand j’en ai entre les mains, elle ne me semble avoir aucune âme, juste un disque froid qui représente l’industrie du jeu vidéo et ses stratégies commerciales de plus en plus éloignées du core gamer. Du coup, à la limite, télécharger et installer une iso me semble être un geste bien plus affectif que recevoir une version presse, je repense au temps qu’il m’a fallu pour faire fonctionner certains jeux auxquels je n’ai joué parfois que 15 minutes, mais l’excitation de mettre ma main sur une nouveauté, une rareté, ou un classique, et chercher le bon crack, la clé registre correcte, parcourir les forums, gamecopyworld, installer des anti-securom et tout ce genre de petites choses censées représenter les désagréments du piratage ne faisaient que représenter les préliminaires de l’acte (jouissif ou pas, d’ailleurs) qui allait suivre, et durer de quelques minutes à des dizaines d’heures.
Acheter un jeu original m’apporte aussi satisfaction, mais cela vient surtout comme je disais en introduction de l’impression sur le DVD, j’aime savoir que cette galette est spéciale, et même si elle est identique octet par octet à l’iso téléchargée, elle représente tout de même la récompense du travail des développeurs, leur ultime but = moi, l’utilisateur final. Comme un livre, un DVD de jeu et son packaging ont une odeur particulière, parfois des petits bonus, des stickers, un badge, un truc qui semble dire « ok t’es allégé de tes €, mais tu vois quand même on t’offre plus qu’un jeu », et si l’expérience ludique est vraiment bonne, la boite restera longtemps à la maison, en compagnie des autres.
Mais voilà qu’un concurrent sévère vient attaquer le marché des sentiments opposé au porte-monnaie : les jeux dématérialisés, Steam, et les week-end Deals qui tuent.
Ici, sentiments mélangés, on télécharge un jeu, on l’a donc immédiatement après l’achat, mais point de jaquette, il fonctionne immédiatement sans trafiquer, il se met à jour tout seul, bref, où est le plaisir ? Pour moi, cela reste souvent un moyen de me repentir de jeux que j’ai bien apprécié et cracké, de les acheter au moment d’une promo sur Steam, cela ne m’encombre pas d’une boîte qui va prendre la poussière, je sais que je pourrais néanmoins y rejouer à un moment ou un autre, et cela me soulage du poids (léger) de la culpabilité.
Alors que faire quand un cas comme Call of Duty : Modern Warfare 2 se présente ?
J’ai acheté le premier sur PC après l’avoir fini sur X360 en iso, je l’ai acheté à prix bas (si on considère que 35 € c’est bas, pour CoD4: MW, c’est presque donné) mais neuf, je l’ai rentabilisé en jouant pas mal sur le net, jusqu’à en être gavé, mais maintenant, je n’ai plus de 360 flashée, et j’étais prêt à prendre MW2 directement neuf sur un site anglais, mais Infinity Ward et Activision ont terminé de me prouver à quel point l’industrie de mon loisir favori avait des méthodes méprisables. Tout d’abord, le prix, les jeux en général sont très chers si on les achète par les circuits traditionnels FNAC, Game, etc, mais heureusement des résistants dans des paradis fiscaux nous abreuvent de prix bas toute l’année (comme chez Priba), là, la série des MW a toujours été dans les jeux les plus chers, il n’y a jamais vraiment eu de promo pour MW, et MW2 est au prix fort, même chez les discounters, de haut en bas, tout le monde veut s’en mettre plein les fouilles d’une licence qui cartonne.
Ensuite toute l’affaire des serveurs dédiés, qui, même si elle revêt peu d’importance pour moi au final, finit d’entériner la consolisation des jeux vidéos (terme volé sur le forum wefrag), cette descente en qualité des jeux PC, là où le bidouillage est plus qu’une fonction avancée, mais un art de vivre, pour atteindre la nullité des fonctions fermées et limitées d’une console, dont le seul effet positif est de niveler par le bas la qualité graphique, nous évitant de changer de PC tous les deux ans.
Pour ajouter à ça, la version PC du jeu s’encombre de Steam obligatoirement, ce qui n’empêchera personne de le pirater, mais menace de rendre le processus ennuyeux et décourageant de bêtise, ce qui m’enlèvera même le plaisir de trafiquer des heures un hamachi ou un mumble pour jouer avec mes amis, mais qui reste selon moi, la meilleure solution pour jouer à CoD6.
Donc, faites comme nous, n’achetez pas Call of Duty : Modern Warfare 2 (dumoins tant qu’ils n’ont pas sorti le patch pour les serveurs dédiés).

Rotten to the core

Il est de notoriété internationale que mes dents sont de piètre qualité.

Ceci est certainement dû au fait que je fuis ma dentiste à l’air autoritaire afin de me réconforter dans l’illusion qu’un jour, mes dents seront éternellement résistantes et comme celles de tous ces gens qui disent « oh moi chaque fois que je vais chez le dentiste, il me dit que tout est parfait que si tout le monde était comme moi il aurait plus de travail ». Mais non. Mes dents sont fragiles et usées par les années de patoketchup cocalite, et j’écris ce post à moitié paralysé par la dose massive d’anesthésiant qu’il a fallu m’injecter pour ne pas sentir la fraise me curer la pulpe du nerf afin de procéder à ma quatrième dévitalisation.
Je me demande du coup à quoi sert d’avoir un nerf dans la dent, vu que depuis les années je mâche sur de l’amalgame posé dans mes dents sans nerfs, sans pour autant ressentir une gène particulière. A la limite, plutôt que de faire porter à ces pauvres adolescents un appareil pour normaliser leur ligne dentaire, on pourrait pas carrément tout arracher et tout remplacer par des trucs en plastique, avec un contrat de maintenance régulier ?
Et quand j’aurais 80 ans, est-ce qu’il me restera quelque chose de viable dans la machoire, ou seulement des rivets en inox sur lesquels seront posés des morceaux de céramique ?
J’envierai presque ce moment qui m’évitera de penser à quand je vais devoir subir une douleur dentaire et les opérations de forage/ramonage/remplissage qui s’en suivent.

Oldboy dents

Je te filme en train de courir, moi je marche (post emo)

Et j’ai bien l’impression d’être un figurant dans ma propre vie, un psy ou une série américaine m’enjoindrais à redevenir l’acteur principal, à reprendre le contrôle, à faire un truc complètement fou woooooooo comme par exemple arrêter de travailler pour faire des études d’art plastique, ou faire le tour du monde à dos de lama.

Malheureusement, le simple fait de penser que je vais devoir aller chez la dentiste après demain me met une pression énorme, passer le contrôle technique ? Il me faut un an pour ça, j’ai peur de toutes ces formalités. Vivre la vie de bohème ? Quelqu’un proute dans la rue et je suis réveillé, je dors 4 heures et je suis un zombie toute la journée.

Alors effectivement, prendre la responsabilité de ma vie est quelque chose qui n’arrivera sûrement pas, ou peut-être si je suis conforté dans la sécurité matérielle de l’argent à profusion, la moindre dépense superflue me terrifie et m’oblige à revoir toutes mes priorités comme manger de bonnes mangues pour améliorer mon transit et chier autre chose que comme un lapin, manger au CHOUNE parce que les sandwiches au jambon sont trop secs, je ne parle même pas du voyage loin, tout bonnement annulé dans ma tête par la facture de gaz et la taxe d’habitation.

Heureusement travailler n’est plus aussi compliqué qu’avant, mais bien plus stressant, j’en suis arrivé à tout ce que j’ai toujours refusé de faire : penser au boulot une fois rentré chez moi, en week-end, en vacances, et ça me déprime.
Le syndrome de la petite fille riche, qui malgré que tous les jours je croise de pauvres gars qui dorment à coté des étrons de leur bâtard attaché avec une corde sur le perron d’un immeuble puant la pisse, ils me rappellent seulement que si j’essaye de changer quoi que ce soit dans le petit train dans lequel je suis monté, c’est exactement là que je finirais, TF1 m’a bien éduqué, la peur du SDF comme la peur de son propre avenir, y’a pas à dire, merci Reportages.

Si j’ai le malheur d’un matin me lever avec la plus forte et puissante motivation qui me donne la puissance de conquérir l’univers, c’est immédiatement qu’une question se pose : pour quoi ?
Qu’est-ce qui me passionnerait au point de changer ma vie ? tout lâcher pour reprendre des études, je suis prêt, oui mais quoi ? monter une entreprise, être mon propre patron, ok mais pour faire quoi ? RIEN, rien, depuis des années cette obsession de trouver une voie que ma raison ne casserait pas avec un simple « pourras-tu en vivre comme tu vis maintenant ? » et « combien de temps vas-tu mettre pour y exceller ? » ou encore « quand il faudra se lever à 5h et bosser jusqu’à 22h pour ça, tu le feras ? ». Non, rien n’est arrivé à résoudre cette équation.

Une seule solution ; ruffle shuffle.

Ruffle Shuffle

Hey t’es vert ou quoi

Oué ok c’est bon, tu comprends, je fais un post tous les 8 ans, du coup je mets à jour WordPress aussi souvent, ce qui conduit forcément à ce que je me suis fait bouffer les testiboules virtuelles par un ver WordPress qui continue à revenir je sais pas trop comment, alors comme on dit, en THEORIE, j’ai tout nettoyé, mais si le site est down, c’est juste que des russes du politburo de shwarzenegger m’ont hacké pour utiliser mon site pour revendre du cialis à des impotents de Haute-Savoie.

Donc si tu habites en Haute-Savoie, ne me déteste pas, et prends pitié sur moi, sache que pour te faire patienter je te propose une petite image de ma création :

I love you baby Russe, j’ai 5 € qui trainent pour acheter ta femme, CONNARD.

oh waw

Pourquoi j’éspère qu’hadopi ne passera JAMAAAAAAAAAIS. WHYYYYYYYYYYYYYY ?

tpb01

Foot Orgasm

Quand on est vieux et aigri comme moi, chaque nouvelle sensation de plaisir est un événement signifiant.
Aujourd’hui, j’ai acheté par hasard des chaussettes Falke pour courrir, je les ai enfilées et fait quelques pas.

J’ai compris ce qu’était un orgasme de pied.