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Vivre (1952) Film de Akira Kurosawa

11.12.2013 @ 9:56 | Made by : Trem_r |

Un film qui résonne particulièrement quand on est soi-même fonctionnaire et confronté au système bureaucratique, c’est fin, c’est superbe, émouvant, un peu long, mais très plaisant.

Note = 8

Le Docteur Mabuse (1922) Film de Fritz Lang

19.07.2012 @ 10:00 | Made by : Trem_r |

Sorte de blockbuster des années 20, on trouve dans ce film en deux parties tous les ingrédients qui font le succès du cinéma populaire ; action, intrigue, du fantastique, des effets spéciaux, et même un peu de nichons. Les amateurs de Beetlejuice trouveront aussi d’étranges et pas du tout fortuites coïncidences dans les décors du manoir du Comte Told et le(s) film(s) de Tim Burton.
J’ai particulièrement été surpris par les attitudes naturelles des acteurs dans un cinéma que je pensais très exagéré et surjoué, et qui peut l’être, mais dont les acteurs surprennent par de simples petits gestes qui montrent que les débuts du cinéma sont loin de l’amateurisme et au contraire pourraient donner quelques leçons encore aux metteurs en scène et acteurs actuels.
Le film est long mais découpé en actes d’environ 20 minutes, vous pouvez donc le regarder en plusieurs fois, je le conseillerais même comme ça, pour éviter la lourdeur.

6

La Grande Illusion (1937) Film de Jean Renoir

19.07.2012 @ 9:59 | Made by : Trem_r |

Aaaaah des gentlemen comme on en fait plus ! Bromance entre pilotes rivaux issus de familles nobles durant la Première Guerre Mondiale, chansons et jeux de mots à l’ancienne, et déjà le message de l’amitié entre les peuples, les classes sociales et les religions, à l’aube de la pire Guerre, la Seconde, c’est un beau film pacifiste tel que l’aurait détesté Churchill.

7

La Règle du jeu (1939) Film de Jean Renoir

19.07.2012 @ 9:58 | Made by : Trem_r |

Enfin réveillé par un peu de mouvement aux 2/3 du film, je me suis surpris à rire à quelques répliques et claquages de portes, qui animaient enfin ce marivaudage sans saveur jusqu’alors, et surpris, je l’ai aussi été par cette fin étrange et déroutante, qui m’a laissé un peu pantois sur mon canapé.

6

Metropolis (1927) Film de Fritz Lang

11.07.2012 @ 10:01 | Made by : Trem_r |

Impressionnant malgré les années, Metropolis est une super production chargée de figurants et de décors gigantesques, difficile de ne pas ressentir ce sentiment de grandeur dans certains plans, et difficile de ne pas faire la comparaison avec le numérique qui a remplacé le carton pâte, force est de constater pas pour le meilleur.
On a beau être bouche-bée devant des décors comme ceux d’un Prometheus, où le numérique et la 3D sont exploités au maximum, un vieux film d’il y a presque 100 ans comme Metropolis arrive tout de même à un effet dramatique dans sa profondeur de décor qui est presqu’équivalent.
Quelques images et personnages (la ressemblance de Di Caprio avec l’acteur principal doit bien aider) m’ont rappelé le Titanic de Cameron, qui m’ont forcé à mentalement comparer ces deux énormes production de cinéma ; même si énormément de numérique a été utilisé dans Titanic, c’est grâce au décor réel du bateau et à ses personnages charismatique que Cameron a réussi à faire de son film une réussite visuelle autant que commerciale, même si ça reste un film gnangnan avec une chanson de Céline Dion.
Je n’irais pas m’aventurer sur les interprétations philosophiques ou sur la technique cinématographique de Fritz Lang, ce sont des domaines que je suis loin de maîtriser, mais je suis vraiment satisfait d’avoir regardé Metropolis, qui m’a fait la meilleure impression.

9

Nosferatu le vampire (1922) Film de Friedrich-Wilhelm Murnau

10.07.2012 @ 10:02 | Made by : Trem_r |

Dur de noter un film muet, il est évident que le terme de classique est de rigueur, fortement inspiré du Dracula de Bram Stoker, l’histoire ne nous est donc pas inconnue, sauf qu’ici, point de Keanu ou de Winona, mais un vrai creepy méchant meilleur que Gary Oldman, l’image de Nosferatu est archi-connue, mais ce n’est pas pour rien, chacune de ses apparitions fait frissonner, le côté désuet aide aussi à rendre cette figure longiligne encore plus effrayante, les ombres des griffes et des oreilles pointues du monstre caressant horriblement les acteurs finissent le portrait glauque de ce vampire qui, malgré tout romantique est perdu par sa fascination pour une femme.

7

Piégée (2012) Film de Steven Soderbergh

22.04.2012 @ 10:03 | Made by : Trem_r |

Pif paf, malgré un charisme de camionneuse, cette Jason Bourne au féminin envoie des patates qui surprennent et son finish move (double coup de poing dans la gueule) est simple et efficace, comme le film, qui en 1h30 tout pile ne laisse pas trop le temps à l’intrigue de se développer, ce qui fait qu’elle passe largement en second plan pour laisser la place à la meilleure scène de parkour que j’ai pu voir (donc une scène de cascades en milieu urbain, sans aucun parkour, en 2012, MERCI ENFIN), et à d’autres petites scènes de baston et de jogging.
Haywire a tout d’un film alimentaire dont on a essayé de tirer le meilleur parti, avec des acteurs très chers sous-exploités (à part Banderas parfait en pantalon blanc torse nu), en recherchant une identité visuelle et une autre manière de traiter l’action.
Il serait tordu de dire que c’est plus réaliste, mais en tous cas on sent que chaque coup de poing a un effet et que la gravité et l’épuisement sont des éléments à ne pas négliger lors d’un combat.

7

Cheval de guerre (2011) Film de Steven Spielberg

17.03.2012 @ 10:04 | Made by : Trem_r |

Cheesy et old school, ce film est plus encore un hommage à Hollywood que The Artist. L’histoire prévisible est faite pour un enfant de 8 ans, oui, celui qui se cache en nous.
Hors du temps, Spielberg maîtrise tellement le divertissement et sa technique que ça passe comme une lettre à la Poste, des séquences magnifiques, des animaux rigolos, une mini-saga en 2h, n’est-ce pas ce que le cinéma promettait lors de son âge d’or ?
Ne résiste donc pas, de toutes manières le combat est perdu, le film te surprendra à te soutirer une émotion là où il ne restait qu’un coeur de pierre endurci par le cinéma du réel et les séries qui t’insultent le cerveau, et pour ça, chapeau, c’est du grand art.
War Horse est un film familial parfait, qui aurait sûrement beaucoup plu à Dawson.

8

Hell and Back Again (2011) Documentaire de Danfung Dennis

10.03.2012 @ 10:18 | Made by : Trem_r |

Encore des Marines, encore de l’embeded, sauf que … le film reprend les codes des classiques post-vietnam, le soldat, que dis-je, l’officier car il s’agit d’un Lieutenant est blessé juste avant de revenir d’un nième tour en Afghanistan, cet homme qu’on voit souffrir, délirer sous l’effet des médicaments, jouer avec son pistolet et sombrer dans la parano, cet homme via le réalisateur revient sans cesse sur ce qu’il a vécu là-bas, dans le sable et la poussière, filmés à la steadycam au coeur des combats et des longs dialogues de sourd entre les Marines et les Afghans.
Intéressant à plusieurs niveaux, notamment sur les blessures autant physiques que psychologiques de ce pauvre Lieutenant et l’évolution que l’on a de la vision de son sort, Hell and Back Again est simple et complet à la fois, pour tous ceux qui aiment les histoires de soldat, c’est à voir rapidement.

8

La Taupe (2011) Film de Tomas Alfredson

03.03.2012 @ 10:17 | Made by : Trem_r |

Film d’espion correct, perruques moches, et casting de beaux mecs, Tinker, Tailor, Soldier, Spy a du mal à atteindre la stature qu’il aurait mérité.
Le moment où Gary Oldman sort son pistolet est le moment où je me suis rendu compte de toute la tension contenue dans le film, qu’il avait pris soin de faire monter petit à petit, par petites fractions, petits détails.
Malheureusement, pour ces 5 petites exquises minutes, il faut réussir à s’intéresser un minimum à ce qui se passe, et là on a clairement à faire à un film qui s’adresse aux gens qui veulent l’aimer. J’espère en faire partie car il n’y a rien de vraiment mauvais et j’ai réussi à suivre sans difficulté.
Alors pourquoi cette impression mitigée à la sortie ? Car ce petit instant de suspens et de tension que j’ai ressenti dans une seule scène, je pense qu’il y avait potentiellement de quoi me le faire ressentir quelques fois de plus, et de monter un peu plus fort la sauce, plutôt que de nous laisser contemplatifs à analyser les données de l’affaire pendant 1h30.

6

La Vengeance (2012) Film DTV de Mohammed Mehadji et Stevens Simon

29.02.2012 @ 10:13 | Made by : Trem_r |

Morsay a pris sa bite son couteau et ses copains de quartier pour monter un film à sa gloire, où il sait se montrer « rapide et trop fort », misogyne et souvent faire preuve que c’est un mauvais ami à qui on ne peut pas faire confiance. Par exemple, il accepte l’invitation de son copain à manger au restaurant avec deux filles bourgeoises, et pour l’en remercier, vole de l’argent aux filles et laisse son copain payer l’énorme note sans argent.
Le film est une suite de petites saynètes sur la grandeur et la modestie de Morsay avec de temps en temps un rappel à l’histoire de fond, qui est celle d’un flic nazi qui se fait retirer sa plaque pour avoir trop abusé et se retrouve drogué et à la tête d’une bande de skinheads débiles, et cherche à se venger de Morsay.
Ces petites saynètes n’ont souvent aucun sens et ne servent qu’à flatter l’ego de Morsay, elles sont parfois touchantes et amusantes, comme le vol de pépitos au supermaché, parfois n’ont aucun sens comme une tirade contre la cocaïne où Morsay se retrouve à la tête d’une grosse opération de deal de drogue, seul moment du film où il n’apparaît pas comme un RMIste sans le sous, sans rapport donc avec le reste de l’histoire.
Au milieu de tout ça, il y a quelques instants réellement sympathiques sur la vie de cité, comme le coiffeur public ou le barbecue avec les jeunes garçons du coin, on sent la très forte inspiration de la Haine de Mr Kassovitz qui n’est pas un film à moitié nul, et qui a sûrement touché la corde sensible de nos acteurs/réalisateurs/scénaristes/producteurs/musiciens.
Morsay est aussi accompagné de son frère Zehef qui joue le rôle du compas moral, celui-ci refuse les petits trafics et les embrouilles, préférant les affaires légales de vente de t-shirt Truand2LaGalère qui semble excessivement bien marcher vu que 99% des personnages du film en portent. Malheureusement comme Morsay se plaît à lui souligner lors d’un monologue de 5 minutes, Zehef perd de vue ses origines qui sont un milieu modeste et la magouillette.
La fin est ce qui tient le mieux dans le sens où les saynètes egocentriques cessent pour une vengeance pure et dure et une scène de combat qui mène au climax d’avant générique, où la phrase de dialogue pour lequel l’intégralité du film a sûrement été construit.
Mon avis ? C’est qu’on a beau dire que ce sont deux guignols qui font sûrement tout ça pour amuser leurs potes et aussi la galerie en passant pour des idiots, ils ont tout de même monté, écrit, produit, réalisé et mis en musique un film de 2h avec une tripotée d’acteurs amateurs, des costumes et surtout des décors, chose que la plupart d’entre-nous ne seraient malheureusement pas capable de faire. Evidemment tout ça respire très très fort l’amateurisme et la prise de son est catastrophique, mais le naturel des potes acteurs est rafraîchissant et fera de La Vengeance un film qui tournera encore dans 10 ans sur Internet et dans les soirées pour rigoler entre copains.

3

Parks and Recreation (2009) Série de Greg Daniels et Michael Schur

25.02.2012 @ 10:09 | Made by : Trem_r |

UPDATE : je laisse l’ancienne critique pour référence dessous.
Après une première saison laborieuse et sans saveur, Parks and Recreation prend un envol fulgurant dans le top de mes séries favorites. En renforçant les seconds rôles et en caricaturant encore plus la workaholic Knope, la série a réussi à me convaincre de l’aimer pour toujours, je peux difficilement m’en passer.
A voir pour Ron Swanson, Li’l Sebastian et Jean Ralphio.

[Ancienne critique du mec aigri qui a vu que le début de la première saison]
Aaaaaaahlala, c’est dur-dur, mais j’essaye, j’essaye ! Cette série « dérivée » de The Office qui n’est pas un spin-off dans le sens où aucun caractère n’est commun, mais qui emprunte tous les codes du faux reportage et dont le personnage principal est un mauvais cadre a tout sur le papier pour me plaire, Rashida Jones, Amy Poehler, mais dans les faits, c’est pas vraiment amusant, on sent qu’il y a de l’effort, mais rien qui donne envie de regarder la suite des aventures de Leslie Knope.
Je ne sais pas, l’étincelle, le génie, la grosse vanne qui coule, il manque vraiment un truc absolument nécessaire au succès de Parks & Recreation, c’est dommage.

8

Generation Kill (2008) Livre de Evan Wright

02.02.2012 @ 10:06 | Made by : Trem_r |

Pas de grandes surprises pour les amateurs de la série, on retrouve tous les évènements et les anecdotes, les dialogues et les personnages. Le livre reste une excellente plongée dans l’univers des Marines dans l’invasion irakienne, c’est fortement subjectif mais appréciable à lire.
Pour ceux qui n’ont pas vu la série, Evan Wright est un journaliste de Rolling Stones spécialiste de l’americana et de l’analyse des phénomènes sociaux extrêmes aux USA, il est pour la première fois journaliste de guerre « embeded » avec un groupe de Marines, pas n’importe lequel, le First Recon qui sera à la pointe de l’invasion de l’Irak, non seulement il se trouve dans cette unité, mais de plus dans le véhicule de tête, ce qu’il fait qu’il sera pendant les premiers jours avec les soldats les plus avancés dans le pays.
Les situations totalement folles, les ordres contradictoires, les civils et les drôles de soldats irakiens feront partie du voyage, et après avoir lu le livre, je vous conseille donc de regarder l’excellente série dans laquelle on retrouve jouant son propre rôle un des Marines.

7

Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (2011) Film de Michael Bay

25.09.2011 @ 10:05 | Made by : Trem_r |

J’ai compris l’histoire, et c’est pas pour autant que ça avait un quelconque sens, j’ai vu les 20 000 explosions et la boucherie mécanique des robots qui se détruisent avec plus de violence que tout ce que j’ai pu voir ailleurs, et pourtant JFK ressemblait à ces aliens de « Invasion los angeles » et sentait le CGI à deux balles, j’ai vu Shia Lebeouf avoir plus de dialogues que dans tous ces autres films réunis, et il était tellement agressif que je n’ose même pas parler mal de lui, j’ai vu Ken Jeong en faire des caisses, et j’ai rigolé encore et toujours, j’ai vu cette blonde qu’on a absolument insisté à me faire comprendre que c’était une créature de rêve, et pourtant outre le fait qu’elle n’a servi a rien, elle n’a participé à aucune scène d’eye candy du type de Megan Fox dans les premiers, son rôle étant juste d’être une Barbie, elle n’a même pas été utilisé à ces fins, il a fallu qu’un scénariste lui trouve une scène où elle fait un truc, et même ça dure moins d’une minute, j’ai vu Transformers 3 un dimanche après-midi en pyjama, en buvant un café, et c’était parfait pour ce moment là, j’ai juste PEUR pour les enfants qu’on laisse aller voir ce film comme un divertissement familial.

6

Katy Perry (partie 5)

22.09.2011 @ 16:11 | Made by : Trem_r |

Avant d’aller plus loin, j’aimerais ouvrir une petit parenthèse sur la nourriture et nous aux USA.

Comme on nous l’a fait remarquer, les français sont un peuple qui aime parler de nourriture pendant même qu’il mange, et c’est aussi un des grands questionnements de nos concitoyens, « la bouffe doit être bien grasse et dégueulasse là bas ! ». Oui et non. Cette semaine, j’ai entendu une de mes collègues se plaindre après ses vacances en Californie qu’on n’y trouvait que peu de choses saines à manger, j’ai été forcé de tiquer, et surtout de me la fermer pour éviter de passer pour un moralisateur encore une fois, mais il n’y a rien de plus faux, je dirais même plus, la culture de la bonne bouffe et aussi forte que celle de la malbouffe en Californie.

C’est un beau sentiment de fierté qui pourrait nous faire penser qu’on ne bouffe bien que par chez nous, et que les produits de nos terroirs sont tout ce qu’il y a de plus bio et sains, mais la Californie n’a pas attendu le label AB et Max Havelaar pour se nourrir responsable, et comme dans le reste de ce que nous avons visité des USA, il n’y a pas un restaurant qui se respecte qui n’indique très clairement que ses ingrédients sont « organic », et/ou « local », voire de spécifier une origine prestigieuse (« local organic hand picked southern california tomato »), avec un prix légèrement plus élevé biensûr, mais quand je dis légèrement, c’est 1-2$ de plus, pas 5-7€. Rassurez-vous, vu qu’il y a moyen de se faire des dollars, il y a forcément de grosses chaînes spécialisées dans ce genre de commerce, notamment le fameux Whole Foods Market.

Pour vous faire une idée de ce qu’est un WFM, il s’agit d’un bio-coop puissance Leclerc, auquel est ajouté un traiteur self-service bien souvent excellent et varié. Tout y est « organic » voire « fair-trade » et le marché si possible local. Il y a une sélection de vin plus que correcte, une marque d’enseigne, du thé bio anti-PMS, des cookies hypoallergéniques, et tout ça environ 10% plus cher qu’un supermaché américain classique, ce qui fait qu’on les trouve plutôt dans les quartiers moyen+ voire aisés, mais il n’est pas rare d’en trouver dans des coins moins bien fréquentés.
Je comparais WFM à bio-coop, cela me permet de cracher un peu sur la France au passage gratuitement, où le système de distribution du bio est simplement honteux, soit hors de prix et douteux en hyper marché, soit hors de prix dans des bio-coop prétentieuses et remplies de produits allemands et de vieux bobos dégueulasses à l’air maladif.

Revenons à notre « horrible » nourriture américaine. Lorsque nous partons pour quelques jours dans un lieu fixe, nous aimons bien prendre une chambre avec de quoi cuisiner, ce qui est plutôt facile à trouver et courant, et nous permet d’économiser un peu d’argent en mangeant des pâtes (super dépaysement), mais nous avons aussi des petits rituels :

  • Le brunch dans un dinner :  avec le décalage horaire au début, puis la fatigue plus tard, manger un bon gros petit déj à l’américaine est devenu une tradition et une sorte de moment privilégié du voyage. Bien sélectionné avec Yelp, les sites Internet locaux, ou des conseils, voire des articles dans les journaux locaux, le principe est de manger un peu de spécialité locale tout en restant dans le classique breakfast anglo-saxon. De bons hashbrowns à SF, des « biscuits » (prononcer bisskitss) dans le Sud … Aussi, plus le dinner est vieux, mieux c’est. Petit détail, ce n’est pas parce qu’un dinner est vieux qu’il est tenu par des vieux, ni même typiquement américain que le cuisinier est autre chose que chicanos.
  • Les burgers gastronomiques et/ou astronomiques : le burger est la bouffe cliché américaine par excellence, mais pas pour rien, chaque restau ou guinguette en propose, mais le tout est de savoir trouver ceux qui proposent le modèle spécial, la petite perle. Burger King, McDo et ce genre de chaîne internationale ne sert qu’à une chose : dépanner dans un coin paumé où on est pas trop sûr. En général il y a TOUJOURS une solution pour manger un burger pas cher et bon, et notamment les chaînes « locales », ces fast-food qu’on ne trouve que dans certaines parties des USA, 3-4 Etats et c’est tout. En Californie, il y a le fameux In&Out, de bons burgers qui font la fierté des californiens, mais qui sont bien bien en-dessous de la chaîne qu’on ne trouvait pas là-bas jusqu’à il y a encore quelques mois ; Five Guys. Five Guys est extrêmement simpliste : des frites en grande quantité cuites dans de l’huile d’arachide pure, des patates « locales », des burgers simples sur lesquels on choisir parmi une vingtaine d’ingrédients à rajouter. C’est TRES bon. Mais ça reste de la chaîne, ce n’est pas très très gourmet. Qu’à cela ne tienne, on trouve régulièrement des articles dans la presse qui prétendent avoir trouvé le Best Burger of … et nous de se précipiter pour vérifier. En mettant juste quelques $$ supplémentaires, nous avons donc pu goûter de superbes exemples très fins, avec des ingrédients bio, du ketchup au Jack Daniels, des patates douces frites, et toutes sortes de choses qui font que là aussi, trouver le bon burger du coin est presque devenu un rituel.
  • Les petits snacks : le carburant du bon road trip : Arizona Ice Tea, Malteser, mini-donuts au gras, Doritos double saveur.
  • Le cocktail chic : le plaisir décadent de boire un cocktail dans un lieu emblématique, Chateau Marmont, Beverly Hills Hotel. Et ça généralement à 17h dans l’après-midi, on a pas mangé depuis longtemps du coup on est bourrés direct.
  • Le jap : dépaysement garanti, je ne parle pas du fait de manger de la bouffe japonaise aux USA, mais surtout de voir la différence entre un faux japonais classique de nos contrées, avec 3 sushis différent et 4 brochettes toutes sèches, ou même un jap rue St Anne à Paris, et un jap made in USA : LE CHOIX. Le menu est presqu’un annuaire, c’est impressionnant, copieux et bon. Ne faites pas genre « ah oué on va pas manger du japonais aux Etats-Unis quand même », DO IT.

Il ne faut pas croire non plus qu’un environnement urbain typique américain incite à la mal bouffe, bien au contraire, les villes accueillent souvent des Farmer’s Market où vous trouvez de tout, et aussi de quoi manger sur le pouce, là encore, du local, du bio, et tout ce qui fait frémir la petite corde anti-malbouffe de nos concitoyens, et directement du producteur s’il vous plaît.
Un dernier élément capital du paysage de Los Angeles : le Food truck. Souvent aperçu dans les films américain, l’image du Food truck pour nous français est un vieux mexicain sale qui vend « les meilleurs hot-dogs du coin », il n’est pas censer payer de mine, mais il est super bon. La réalité me semble un peu différente, il y a effectivement des petites perles dégueulasses cachées dans les pires quartiers, où l’angelino brave le danger pour déguster du burrito de très haut niveau, mais à l’ère de twitter, la nouveauté est de suivre son truck selon ses déplacements, ou de se rendre dans des rassemblements de Food trucks, où l’on peut apprécier l’immense variété et surtout la qualité et l’originalité de cette institution sur roues. Et puis oubliez les hot-dogs, au même titres que l’on trouve de tout dans les restaurants américains, là encore, vous pourrez déguster de l’Éthiopien, des pâtisseries artisanales (FAIR TRADE LOCAL ORGANIC), du classique burrito et du burger bien sûr, mais plein d’autres choses surprenantes et sans doute excellentes. Ceci dit, on m’a pas payé pour dire ça et j’ai pas goûté à tout, mais vu la fierté de l’américain à en parler et sa fidélité dans la recherche de son Food truck préféré, c’est à n’en point douter quelque chose à ne pas manquer lors d’un séjour là-bas.

Katy Perry (partie 4)

05.09.2011 @ 16:47 | Made by : Trem_r |
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Le hasard fait que ce ne sera pas la seule fois que nous allons voir Seth Rogen, le lendemain, nous avons l’occasion d’assister à l’arrivée des artistes pour la première du nouvelle film de Simon Pegg, Paul, au Grauman’s Chinese  Theatre, sur le Hollywood Walk of Fame, aimant énorme à touristes en tous genres et bus à ciel ouvert de visites commentées. Il s’agissait là plus de curiosité que d’espoir de voir de la célébrité, vu que le tout-venant est cantonné de l’autre coté d’une avenue à 6 voies parmi la plus fréquentée de Los Angeles, à l’heure de pointe, inutile de vous dire que nous avons seulement vu de loin (grâce aux petites jumelles encore une fois) la tête au dessus des voitures de Simon Pegg et des autres acteurs présents au casting, la surprise « à la » Amy Poehler du jour étant Kristen Wiig dont je n’avais aucune idée qu’elle était dans Paul, et bien tant mieux, je l’aime beaucoup et maintenant je l’ai vue-à-travers-des-voitures-à-50m. Pas vraiment convaincu par cette attraction touristique, nous nous dirigeons vers le parking du cinéma où réside notre voiture, hors, il se trouve que ce parking est le seul alentour, et que tout le monde ne bénéficie pas du traitement limousine qui te dépose devant le Grauman, il y a donc une entrée « des anonymes » à la sortie du centre commercial où se trouve le parking. Anonymes, c’est un bien grand mot, il s’agit plutôt de l’entrée des invités ne faisant pas partie de l’équipe du film, c’est donc tout à fait par hasard que nous nous retrouvons à coté des malinous qui connaissent les bons plans (3 paparazzi et une dizaine de gens), à regarder des célébrités pas trop célèbres, des acteurs de second rôle de série à d’autres plus confirmé (John Carroll Lynch par exemple, le fameux tueur au zodiaque), entrer et réclamer leur badge.
Le phénomène particulier de ces célébrités, c’est que tu les connais sans les connaître, il y a un gros sentiment de « je l’ai déjà vu quelque part mais où ? ». Les badauds et les paparazzi s’étaient mis autour du couloir de barrières que constituait l’accès à la zone de sécurité de la première, pendant ces 20 mètres, l’individu qui vient présenter son invitation se distingue de 3 manières différentes :

  1. L’inconnu qui n’a pas à être reconnu : personnage vicieux, son visage ne te dit rien, il passe l’air un peu nerveux et gêné d’avoir tout ces regards sur lui, il a le pas faussement tranquille et fait genre il y a un truc super important sur mon Blackberry en cet instant précis.
  2. La semi-célébrité : issu de la télé-réalité ou barman dans True Blood, soit tu le connais, soit tu ne le connais pas, son visage n’est pas forcément familier, mais, lorsqu’il marche, il te regarde, il regarde même le plus de monde possible, et tu sens qu’il pense « tu m’as reconnu ? je suis connu, mais je suis pas sûr que tu m’ais reconnu ? à ton regard je vois que tu me reconnais, mais tu ne sais pas qui je suis ? tu vas me parler ? tu peux me parler, je suis connu, mais tu me reconnais pas en fait ? ». Ce moment génant de la célébrité pas si célèbre où la personne se sent regardée mais ne sais pas si c’est pour son niveau de fame, ou simplement parce qu’il passe devant à ce moment là. Awkward.
  3. La célébrité : acteur, chanteur, il y a de grandes chances que son visage soit familier et que vous le reconnaissiez, il a fait quelques grosses apparitions et on parle d’Hollywood donc il a l’habitude de la plèbe et des sollicitations, dans le cas où il a le temps, il s’arrêtera pour quelques photos et quelques sourires aux gens qui le reconnaissent (ou qui ne le reconnaissent pas, il ne se pose plus cette question, sourire à tout le monde est en général plus sympa que le regard « tu m’as reconnu ? » et la célébrité tient à être sympa). Dans le cas où il est pressé, c’est regard droit et marche affirmée, il sait que 12 péquenauds vont le reconnaître mais là il a pas vraiment le temps, il ne cligne pas de l’oeil sous le flash du paparazzo et n’a qu’un but : poser son cul dans la salle et siroter son champagne. Tout le reste est trivial.

Deux jours plus tard, et pour finir sur le safari hollywoodien, je vais seul au Sabban Theatre pour la 2e session du Paleyfest, le panel Community, cette fois j’ai pu avoir une place dans les premiers rangs, inutile donc d’utiliser les petites jumelles, et j’ai un peu plus profité du moment. La soirée est présentée par un inconnu animateur d’un site Internet sur les séries, il sera sans doute à l’origine du rythme très mou du panel, pourtant constitué de grands comiques qui ont une grosse capacité à l’impro et la blague, quand on met Chevy Chase, Ken Jeong et Danny Puddi ensemble, on s’attend à de l’étincelle, et bien le feu n’aura pas brûlé très fort malheureusement. Oh c’était loin d’être mauvais, Dan Harmon que je ne connaissais pas se révèle être un bon esprit torturé et geek comme on pouvait l’imaginer du créateur de la série, il a tenté de sauver quelques fois les lamentables questions molles de bidule d’Internet, et bien heureusement ! McHale qui est pourtant un grand spécialiste de la blague éclair n’a pas lâché un mot et j’ai aussi découvert la « vraie » Gillian Jacobs ; une poupée de cire parfaite, qui explique qu’elle a dû apprendre la comédie pour jouer dans Community tellement elle ne faisait que du drama, nous montrant par la même que c’est une grande actrice, tant toute la soirée elle se présentera sous un jour complètement opposé à la sassy Britta. Quand le panel est terminé, que faire ? J’ai hésité à faire signer quelques papiers par ces acteurs qui m’ont tant fait rire, mais … je l’ai alors vu, trainant au milieu d’un tas de vieux journaux et de lettres non-ouvertes, au milieu des tickets/souvenirs du voyage, des cartes postales jamais envoyées, des prospectus de médium sur Venice et sous le guide LA Bizarro, et dans 2 ans, reconnaitrai-je ces gribouillis tous plus ou moins identiques ? Auront-ils autant de valeur que les souvenirs et la rencontre humaine de ce jour-là ? J’ai donc pris quelques photos, approché de près, souris, mais pas tendu de papier, et ça m’a bien suffit, surtout que je ne me doutais pas que je n’en avais pas fini avec Community pour le séjour.

Katy Perry (partie 3)

31.08.2011 @ 9:00 | Made by : Trem_r |
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Los Angeles nous accueille sous un autre jour, plus grise et triste, nous arrivons le jour du Tsunami au Japon et la veille de la sortie de l’iPad 2 (unrelated). La lumière de la Californie est toujours là et sait nous montrer encore à quel point nous sommes bienvenus, mais la pluie ne cessera de nous hanter durant tout le séjour, mettant une sorte de voile sur nos vacances, permettant de voir des choses rares pour les habitants, mais malheureusement pas pour nous.
Si vous n’avez jamais fait de voyages transatlantique, je vais ouvrir une parenthèse pour vous expliquer comment se passent les premiers jours généralement :  dans le sens France => Amérique, on a un décalage horaire entre 7 et 9h, dans le sens négatif, c’est à dire que votre première journée de voyage va être très longue (et très fatigante en classe éco, car soyons honnète, on trouve plein de gens pour parler de la business ou première classe, mais 90% d’entre-nous voyagent en classe éco). Jusqu’à présent, nous sommes généralement parti tôt le matin (premier avion entre 7 et 8h) et arrivé dans l’après-midi, ce qui laisse le temps de s’occuper de la location de la voiture, de faire quelques courses et de se balader avant de tomber raides de fatigue à 22h heure locale. Puis … le lendemain, on est debout tout frais et dispos à 5h du matin. Ah ben merde vous vous dîtes !? Et bien non, c’est parfait, car pendant les 2-3 premiers jours, vous pouvez vous taper des journées bien remplies de 17h à l’aise avant de reprendre un rythme normal.

Retrouver Venice est agréable, mais c’est Santa Monica, que nous parcourons à pied cette fois, qui va vraiment réussir à accrocher ma fibre home sweet home. Les rues résidentielles, la 3rd street promenade, je me verrais bien vivre ici, d’ailleurs régulièrement depuis je regarde le prix d’un appartement, une location, des annonces de boulot dans le coin, des voitures d’occasion … juste pour savoir si c’est possible.  Je suis ravi de retrouver ce sentiment, de voir que ce n’était pas dû à l’attrait de la nouveauté, mais bien quelque chose qui était un peu plus ancré en moi.

Déplorant le manque flagrant de célébrités vues lors de notre dernière visite, nous avions réservé des places pour deux conférences du Paleyfest, festival de la série télé organisé par le Paley Center for Media de Los Angeles, et qui consiste à regarder un épisode « typique » ou en avant-première d’une série dans un grand théatre, et ensuite de rencontrer la plupart du cast, plus les créateurs et auteurs. Cette année 2011 étant assez riche, nous nous fixons sur la conf/réunion de Freaks&Geeks et Undeclared (deux oeuvres de Judd Apatow) et sur celle de Community.
Dès le lendemain soir de notre arrivée, nous nous rendons au volant de notre superbe Dodge Avenger Noire au Saban Theatre, où, n’ayant obtenu que des places du fond, je bénis mon petit achat d’avant départ, une paire de jumelles qui s’avère bien pratique, opéra-style. La salle est bondée, et c’est normal, non seulement les deux séries sont cultes, mais quelques acteurs ont bien réussi leur carrière. La fille de Judd Apatow entre en scène et commence par un « Good evening neeeeerds » sûrement soufflé par son père mais hilarant, elle introduit son paternel qui nous dit qu’on verra plein de monde après la diffusion d’un épisode d’Undeclared : « Eric Visits Again ». La foule hurle, c’est évidemment un des meilleurs épisodes, et pour ceux qui connaissent le personnage d’Eric, vous comprenez pourquoi.

 


Une fois l’épisode projeté, place à notre premier « celebrity sightseeing » de Los Angeles, sur scène entrent donc Apatow, Seth Rogen, Jason Segel et surprise, Amy Poehler et Kyle Glass (oui l’autre moitié de Tenacious D) pour ne citer que les plus connus. Notez aussi pour plus tard qu’il y avait Timm Sharp. Dur à suivre pour nous, on arrive à comprendre quelques blagues, avant l’entracte et la diffusion du dernier épisode de Freaks & Geeks, un de mes préférés évidemment vu qu’il y a la partie de D&D, et encore une fois, je vois que je ne suis pas le seul, la salle frétille de joie, quand le générique se lance, je suis aussi surpris de voir que le public hurle à la vue de Bill Haverchuck, et plus tard, je verrai à quel point contrairement à ce que semble croire l’acteur Martin Starr, ce personnage est bien le plus populaire de la série. Ainsi, après un court message vidéo de l’absent James Franco qui fait une blague sur Anne Hattaway, le panel discute avec Apatow et le public, il est composé encore de Seth Rogen et Jason Segel, auxquels s’ajoutent les seconds rôles, des acteurs hors du métier maintenant, Cindy Sanders (Natash Melnick) par exemple, qui est maintenant serveuse, ou encore Stephen Lea Sheppard qui en plus de faire des suppléments de Jeux de Rôles, fait aussi des critiques de Jeux Vidéo pour Vice. Chacun raconte sa petite anecdote sur James Franco et sur la manière dont il a été casté, durant tout ce temps, Martin Starr reste plutôt silencieux, et au moment où il prend la parole timidement, une ovation accueille ses premiers mots, les gens ont tous une énorme affection pour Bill, ses sandwiches, et sa sous-culture de la télé … James Franco est sur toutes les lèvres, mais Martin Starr dans tous les coeurs, il en ira même de sa petite larme (vraie ou fausse, dur à dire à Hollywood) de nostalgie sur la bonne époque de la série, finissant de mettre le public dans sa poche pour toujours. Une fois le panel terminé, la tradition du Paleyfest est une sorte de séance de signature bordélique où tout le monde peut approcher les acteurs, et sans faire la queue de manière hystérique, je suis quand même content de voir de plus près ces gens qui ont contribué via écran à notre divertissement si régulièrement. Nous repartons ensuite dans la nuit californienne vers Venice, je n’ai pas le tempérament du chasseur d’autographe ou du fan taré, mais j’avoue avoir pris un certain plaisir ce soir là, surtout que nous n’avions pas affaire à des méga-stars qui se la pètent ou qui au contraire essayent dur d’avoir l’air sympa et de pas se la péter, mais plutôt à des gens très humanisés par leur condition de monsieur tout-le-monde qui ont, dans leur jeunesse, participé à une oeuvre ensemble qui reste encore influente aujourd’hui dans leur vie mais dans celle de milliers d’autres.

Katy Perry (partie 2)

29.08.2011 @ 9:00 | Made by : Trem_r |
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LAX quand tu es nourri à TMZ et au people, c’est la possibilité de voir entre chaque grosse colonne des terminaux d’arrivée une semi-célébrité et la horde de paparazzi qui l’accompagne. Nous ne verrons aucune célébrité ni paparazzi durant notre premier séjour.
LAX marque aussi la première fois pour moi où j’ai pris le volant aux Etats-Unis, cela peut paraître simple, après tout la voiture est automatique et le code de la route très identique, mais pensez à seulement 3 détails : les freeways à 8 voies, le dépassement par la droite autorisé, et la fast-lane. Cette combinaison peut donner naissance à un phénomène que je n’ai vécu que sur ce continent, ce que que j’appellerai la « Cavalcade » ; sur la plupart des voies, de gauche à droite, les voitures roulent à une vitesse assez proche, plus ou moins rapidement, on va dire une moyenne de 50 mph, à un instant, l’univers va s’aligner au même titre que les voitures, et tu vas te trouver au sein d’une ligne parfaite de voiture roulant pendant 1-2 minutes à la même vitesse, donnant l’impression d’une cavalcade calme et puissante à la fois, déboulant sur la freeway, ce moment court de communion avec 5-6 autres automobilistes est vraiment surprenant et grisant, on a l’impression de faire partie de l’assaut des plages de Normandie et de la chevauchée de la cavalerie à Waterloo … puis l’instant passe, chacun reprend sa route à son rythme, et la magie s’évanouit sur l’asphalte beige.

Los Angeles n’est pas vraiment une ville, plutôt des gros quartiers un peu différents reliés entre-eux par de larges autoroutes pleines de Prius et de BMW, et par l’intermédiaire de kwyxz, nous avons trouvé résidence dans un des plus connus : Venice Beach, plus précisément au pied du très fameux Ocean Frontwalk (tu sais là où les gens font du roller, Muscle Beach, et le skatepark dans Tony Hawk). Venice est très proche de LAX, et c’est après très peu d’Interstate que nous pénétrons au coeur de la ville, via un de ses très nombreux boulevards où s’alignent commerces et restaurants de quartier, puis après un virage serré direction l’Ouest, nous nous retrouvons au bout de la route, face à l’Océan Pacifique. Encore une fois, la claque ne vient pas de la plage et du bout de Frontwalk que nous apercevons, elle vient plus tard quand nous montons sur le toit de la résidence.

A nouveau, il est difficile de restranscrire en photo cette lumière si particulière de Los Angeles, je peux seulement expliquer qu’elle a réussi à me trouver le parfait spectre lumineux pour mon regard, tant je me suis senti à l’aise et chez moi comme rarement ailleurs. Les oranges, les jaunes, le sable et le ciel m’ont accueilli comme ils ont accueilli des millions de personnes à la recherche du secret de la célébrité et de la fortune que promet la ville, moi, je les ai ressenti comme un « Welcome Back », comme si Venice et Santa Monica m’avaient attendu toute ma vie, que je vienne enfin les rejoindre, ne serait-ce que pour quelques jours, me montrer que c’est ici que j’appartiens, et pas ailleurs.
Très rarement j’ai eu autant le sentiment d’être dans un endroit familier qu’à Los Angeles, il serait facile de penser que cela est dû à la tonne de films et séries qui se passent ici, mais non, c’est plus que ça, le rythme de la Main Street de Venice, les petites contre-allées et les bicoques (de millionnaires), conduire, marcher, manger, tout était naturellement en ordre.
Dès lors, la Californie s’est marquée en moi comme elle a marqué tous ces gens ces 100 dernières années, ces chercheurs d’or, ces provinciaux américains venus en quête de vie, ces chicanos fuyant le Mexique, et ceci en quelques heures, je n’allais penser qu’à revenir, encore, simplement pour être là, pas besoin de réfléchir à une ballade, un musée, un activité touristique, je devais simplement revenir, pour être là.

Deux ans plus tard, à l’occasion de nos errements sur Kayak, un billet Lufthansa providentiel de 480 € pour Los Angeles apparaît, dans un contexte économique où le billet d’avion atteint des sommets, il était évident que nous n’allions pas résister, et, sans trop réflechir, nous nous lançons à nouveau pour la Californie.
Cette fois-ci, nous préparons autrement notre voyage, Los Angeles sera la base de nos errements, mais rassurés par les heures de route de notre road trip de fin 2010, nous prévoyons un peu de mouvement en étoile autour de la grance cité ; San Diego, Las Vegas, Santa Barbara.

 

 

Katy Perry (partie 1)

26.08.2011 @ 16:26 | Made by : Trem_r |
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Santa Barbara a une connotation plutôt cheesy en France, on pense évidemment à un des pires soap jamais diffusé, pile à la suite d’un monstrueux Dallas, et révélant au monde l’atrocité des très riches californiens entre eux, l’alcool, l’adultère, la permanente.
Santa Barbara est le genre de ville où il ne pleut qu’une fois par an, et c’est ce jour là que nous nous y sommes rendus, dans la grisaille, la pluie et même un peu de vent, je pense être en mesure de dire qu’elle ne correspond absolument pas à l’image que vous vous en faites.
Mais le choc culturel à Santa Barbara, n’est pas venu de ses collines ni de ses longues plages de sable, mais de ses adolescents.

La Californie, je l’ai rencontrée pour la première fois en 2009, en passant par San Francisco et Los Angeles, et quand l’occasion s’est présentée d’y retourner, c’est sans hésiter que nous avons choisi Los Angeles.
Notre entourage a souvent trouvé étrange que nous allions si régulièrement aux Etats-Unis alors qu’il y a tant d’endroits dans le monde à visiter, il est difficile de répondre clairement et directement à cette question. Premièrement, nous avons envie d’aller aux Etats-Unis, et ce simple fait devrait suffire à tout expliquer, mais malheureusement ça ne semble pas porter comme argument. Deuxièmement, il y a BEAUCOUP à voir là bas, c’est un continent, et pas seulement un pays, la distance entre les différents lieux que nous avons visités correspond à peu près à un Porto – Varsovie – St Petersbourg, et vous serez d’accord que ce sont trois endroits bien différents, il est idiot de croire que parce qu’on trouve du McDo partout, tout est identique. Finalement, la desserte des aéroports américain est fréquente et on trouve facilement un tarif accessible (moins de 500 €).
Mais ce n’est pas tout, les gens restent aussi sceptiques sur nos choix californiens, pourquoi aimons-nous Los Angeles alors que San Francisco est tellement MIEUX ? Là encore, c’est difficile à justifier simplement en disant qu’on se sent bien plus à l’aise à Los Angeles qu’à San Francisco, bien qu’ayant grandement apprécié cette dernière, quand on pense « je veux retourner là-bas », on pense à Los Angeles, et pas ailleurs.

Je sais que ces quelques phrases peuvent paraître surréalistes à des gens qui n’ont pas les moyens de se payer un voyage ni à LA ni à SF, encore moins outre-Atlantique, mais il faut savoir que rarement notre avalanche de moyen n’a été remise en question, seulement le choix de nos destinations. En toute modestie, je souhaite aussi préciser que nos voyages annuels représentent environ deux à trois mois de mon salaire, et habitant en couple à Toulouse, notre loyer annuel me coûte environ deux mois et demi de salaire. J’ai donc les moyens de vivre et voyager tout en ne touchant que 1700 € net / mois. Pour clore cette parenthèse, je vous renverrai à cet excellent post (en anglais) qui explique que si vous voulez voyager et que vos moyens sont limités, il faut faire des choix. Si vous voulez une idée de nos budgets selon nos déplacements, vous savez comment me contacter, sachez seulement que nous n’utilisons jamais d’agences de voyage et que les préparations prennent donc beaucoup de temps, mais permettent d’économiser entre 20 et 40% du prix agence.

En 2009, l’arrivée à San Francisco après le survol impressionnant des Rocheuses n’a encore une fois pas été une grosse claque dans ma face, pour nous rendre dans notre petit appartement de Nob Hill, le taxi est passé par une voie rapide, une zone industrielle et les rues un peu nazes autour de l’Hôtel de Ville. Ce n’est qu’une fois les bagages posés et que nous soyons montés sur le toit que nous prenons un peu la mesure de l’endroit.

Good Morning San Francisco

Ce n’est pas tant la vue que la lumière posée par le soleil sur la ville qui change quelque chose dans ton regard, tout autour, ce ne sont que des immeubles, au loin la mer et ce pont rouge vu déjà des dizaines de fois en photos, mais, l’air et la lumière font un mélange que l’appareil photo a de la peine à restranscrire, et qui justifie à lui-seul n’importe quel voyage, effet encore plus vérifié en Ecosse, dont je parlerai sans doute un jour.
Dans ces moments, le déplacement géographique prend son sens, les couleurs ne sont pas plus belles qu’un soir de septembre à Toulouse, elles sont différentes, inédites, Pacifiques, californiennes, san franciscaines.

Notre voyage sera alors émaillé de grosses pentes montées à pied, de gigantesques pancakes cuisinés par les nouveaux maîtres des breakfast-dinner de la ville ; les coréens, de quelques trucs de touristes, accrochés à un cable-car et en vadrouille dans Castro, mais aussi du rassemblement du coeur gay de la ville pour Pâques dans le parc de Mission Dolores, et de l’impressionnante visite d’Alcatraz, l’exploitation simple et très efficace d’un patrimoine curieux et rare aux Etats-Unis.
Au bout de quelques jours, nous étions sceptiques sur l’effet que nous ferait Los Angeles après l’accueil chaleureux voire familier de San Francisco, et c’est pour gagner du temps que nous choisissons de prendre un rapide vol qui va vite nous faire comprendre à quoi nous allons nous exposer ensuite : une vaste étendue quadrillée aussi loin que nous puissions poser le regard d’habitations, très peu de gratte-ciels, la mer, les collines et LAX.

Mes prochains voyages

29.06.2011 @ 17:40 | Made by : Trem_r |
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Vous n’avez pas le sentiment qu’un jour vous allez VRAIMENT pouvoir voyager dans une époque particulière ? Moi, je sais pas pourquoi, je suis convaincu que je vais le faire, après, évidemment je commence à réfléchir aux implications diverses (l’effet papillon, le paradoxe temporel, M. Pokora, le liquide vaisselle odeur citron), du coup reality check et on s’arrête là.

SI JAMAIS tu ouvres une agence de voyage temporelle, sache que déjà je ne passerais pas par toi car je méprise les AGENCES, oui toutes les AGENCES, immobilières, de voyage, de pub, d’évènementiel, pour l’emploi, bancaire, même la Tout Risque.
MAIS, si jamais un jour il y a du voyage dans le temps/espace à un prix abordable, voici mon top 5 des endroits que j’aimerais visiter :

5 : Rome, 120

Hadrien au pouvoir, l’Empire romain pacifié, je suis principalement curieux de voir l’avancée technique de cette période en terme de vie quotidienne, mais aussi comment une civilisation à son apogée commence à décliner, est-ce que cela ressemble beaucoup à ce que nous vivons actuellement ? Quel était l’état d’esprit des citoyens cultivés, des masses laborieuses et la place de l’armée dans un monde où il n’y a plus de guerre mais seulement du « maintien de la paix ». L’analogie me plaît, l’urbanisme m’intéresse fortement, et le microcosme domestique encore plus.

4 : Japon, 1549

Plus précisément Août 1549 avec  François Xavier un bon gros évangéliste, OKAY, mais juste pour être de l’expédition, de la découverte du Japon médiéval, du choc culturel et religieux, du mélange du commerce et de la religion et des tactiques du missionnaire pour convertir les infidèles. Et UN BON GROS KATANA MEC.

3 : Los Angeles, 1960

L’âge d’or américain, l’élection de JFK, les voitures, les dinners, Hollywood, Marylin Monroe, la musique, je vais pas vous faire un long dessin, mais l’ambiance d’un downtown L.A. de 1960 attise vivement ma curiosité.

2 : Paris, 1789-90

Cette période est un peu particulière, il s’agit comme vous l’aurez bien vu, de la Révolution Française, mais ça tient à une frustration forte au niveau politique que j’ai depuis longtemps ; la concrétisation des idées et le véritable changement porté par un peuple et ses élus. Evidemment je ne suis pas naïf au point de penser que tout était si beau et parfait et merveilleux, mais j’aimerais vraiment être témoin d’un vrai débat d’idée menant à de vrais changements concrets, et sans langue de bois, la frustration de voir une majorité ne pas suivre sa pensée, mais d’être tout de même satisfait que ce soit un choix porté par le plus grand nombre et réalisé dans le présent. L’anarchie du moment où les gens sentent que plus personne n’est aux commandes, les personnalités qui sortent du lot avec des mots, l’essence de la politique et de la république, ouip, ça me plairait drôlement de voir ça. Ouais parce que là, se battre pour mettre des éoliennes ou changer de politique fiscale, mec, C’EST UN PEU BORING.

1 : Londres, 1889

Aaaaaaaaaah … Au lendemain des meurtres de Jack L’Eventreur, errer dans les rues de Londres Victorienne est le voyage que j’achète les yeux fermés, ne serait-ce que pour enfin voir les couleurs de ce monde toujours entrevu en Noir & Blanc, les horribles et si humaines odeurs des rues glissantes et humides de White Chapel, faire un tour en taxicab à cheval, passer sur la Tamise, l’ère Industrielle … What’s not to like ? Et puis aussi pour porter un costume sur mesure, une canne et une redingote. Quoique pas besoin d’aller si loin pour ça, je vais checker quelques sites et je reviens.