Enfin des gens civilisés

Je tiens à remercier la personne qui est rentré dans ma voiture pour fouiller ma boîte à gant (et ne rien y trouver) sans rien casser, ni vitre, ni serrure, ni portière, de nos jours, un voleur aussi attentif et respectueux de la propriété d’autrui est digne de recevoir mes honneurs.

Encore une fois, il reste néanmoins une disparition à déplorer, non pas une poubelle cette fois-ci, mais un pack de 6 canettes de coca-light qui trainait dans le coffre. PUTAIN DE GROS ENFOIRE, ESPECE DE BLOGUEUR DE POST SPONSORISES, RENDS-MOI MON FUCKING COCA PARCE QUE J’AI PAS DE SOUS POUR EN PRENDRE A LA MACHINE RIGHT NOW.

Es-tu cool enough, punk ?

« Tu n’es pas assez cool pour être l’un des nôtres » disaient les vampires à Butters.

Je suis assis bien trop tard devant mon ordinateur pour écrire un post que je regretterai demain matin, de la même manière que j’écris toujours des réponses à des threads qui me font rager sur des forums, et regrette immédiatement, sauf que cette fois-ci, au lieu d’avoir le courage de faire ce que beaucoup de trépanés devraient faire sur ces forums, c’est à dire ne pas cliquer sur « publier » et fermer l’onglet, je vais valider ce qui aidera un peu à re-prendre possession de ce qu’est vraiment ce site, mon weblog, un truc perso mais public, un truc intime mais auto-censuré, un truc attention-whore mais sans commentaires.
Je ne suis pas assez cool pour beaucoup de choses, la première est évidemment pour être avec la personne avec laquelle je suis, et qui, en ce moment passe du temps-cool de l’autre coté de l’océa,. A vrai dire, j’ai l’impression de sucer sa vie en lui prenant du temps pour lui parler alors qu’elle pourrait être en train de faire 1000 choses plus cools et plus enrichissantes que de lire les conneries que j’ai à raconter, les même blagues depuis des années que je rabache sans arriver à comprendre que ça peut être lassant.
Il faut se mettre à sa place, je n’ai rien engendré de créatif depuis des années, je n’arrive plus à écrire un texte correct, à exprimer des idées de manière originale, witty ou surprenante, juste j’écris toujours sur les même sujets en faisant de plus en plus de fautes d’orthographe, de grammaire et de conjugaison, qui pire que tout, je n’arrive pas à détecter même en me relisant trois fois.
Alors elle passe un mois avec quelqu’un dont le métier et le talent créatif sont reconnus et adulés par une horde de fanboy, un métier que je ne me suis jamais donné les moyens de pratiquer alors que comme UN MILLION de débiles, il fait parti de ceux dont je rêverai d’avoir la possibilité d’en vivre. Quelque chose qui, si je m’y étais mis il y a des années, quand mon cerveau était capable de générer autre chose que du stress et des préoccupations très quotidiennes, aurait sûrement donné un résultat qui, même si pas forcément révolutionnaire, aurait correspondu à une part de ce dont je rêvais.
A bientôt 33 ans, je n’arrive pas à savoir où je vais trouver la ressource de revenir au niveau de cool qu’il faudrait pour conserver et consolider une relation que je pourrais pourrir en restant simplement à regarder la télé en permanence, en pyjama, je n’ai trouvé aucun moyen de libérer de mon temps de cerveau pour créer effectivement une oeuvre, écrite, dessinée, ou autre chose. Encore une fois, mon cerveau est tellement enfoui sous cette espèce de masse énorme et pesante que représente la flemme et la démotivation, et, déjà, j’ai l’impression que j’ai grillé toutes mes cartouches, alors que j’en suis théoriquement même pas à la moitié de ma vie.

Il y a quelques temps j’ai réflechi à ce qui m’avait mené à écrire des histoires, imaginer des situations, et c’est tout simple, je fus un très gros rôliste, autant joueur que MJ, et que très loin de m’avoir enfermé socialement, cela avait forgé mon groupe d’ami adolescent (les sorties boîtes et les couples/enfant/maison se sont chargés de m’en éloigner quelque peu dès l’âge adulte) et m’avait ouvert l’esprit comme aucune autre chose n’aurait pu le faire.
Alors, très simplement, je me suis demandé pourquoi je ne faisais plus de JDR ? J’avais peu à peu abandonné par manque de joueurs, puis de temps, ensuite il y avait le paintball, mais ce n’était jamais l’envie ni la motivation qui manquaient, en fait, c’était toujours là, même avec le souvenir des parties pourries ou des joueurs de merde.
Heureusement, au même titre que vous avez toujours un copain qui fait du foot, moi j’ai toujours un copain qui fait des JDR, quelqu’un qui m’avait proposé de revenir à de multiples reprises, et à qui il me suffisait de dire « whenever, wherever » (©Shakira), pour me retrouver à une table, chose faite ce mois d’aout dernier.
J’ai donc pris ma carte de membre du club JDR, et commence tout doucement à revenir dans cet univers un peu particulier, et ça n’a pas manqué, je n’avais pas lu de livre depuis des mois, et le dernier était un recueil de nouvelles, et je m’y suis remis, je relis des règles et prépare un scénario, auquel je pense dès que j’ai un moment, afin d’en tester la solidité et la faisabilité, sachant que je me trouverai face à des joueurs exigeants et experimentés, je redessine un petit peu, oh, pas encore assez, mais l’ensemble me rend plus cool. Et plus cool, c’est se rapprocher à nouveau de l’idéal masculin qui contrairement à ce que j’ai pu croire ces derniers mois, ne se limite pas à perdre 5 kg, mais surtout à faire en sorte que le temps que je prends à ma compagne, soit du temps qui l’enrichisse au moins autant que le reste de son quotidien.
Vous ne pouvez pas imaginer ce que le JDR a pu m’apporter, j’avais ma façon de jouer, ma façon de nommer mes personnages, de leur trouver un surnom et un background, et je pensais que cela reviendrait aisément dès le début, et bien non, il est loin le temps des « Stu » et du Hobbit nécromant, des Myrrhyn chaudasses et des bases Star Wars de 10 km de long, des meurtres à la perceuse laser et des G6, des âges hyper bourrins et des parties de Dark Age masterisées par une médiéviste. Je suis rouillé, et mes premières parties sont difficiles, je suis au milieu de joueurs qui jouent toutes les semaines, certains acteurs, d’autres méticuleux, aux habitudes établies et qui n’ont pas mon temps de latence, mais qu’importe, comme j’ai dit, c’est la mécanique du cerveau qui doit se relancer, et laborieusement, elle repart, suivra ensuite la machine à créer et à imaginer, et les rouages du roleplay seront à nouveau bien huilés, prêt à botter des culs sérieusement.

« Gros con » a dit ma soeur quand je lui ai parlé de sa moustache.

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J’ai testé pour vous : le test pour vous.

Cher ami passionné de nouvelles technologies et de marketoweb, je souhaite que plus jamais tu ne testes quelque chose pour moi. En fait, lorsque tu écris que tu testes quelque chose pour moi, je sais qu’il y a 90% de chances que tu sois payé pour le faire, et que donc, tu vas te sentir obligé de faire le mec indépendant et libre de ses idées en écrivant n’importe quelle merde qui te passe par la tête, ce que je sais aussi, c’est que vu que tu as choisi l’opé qui te rapporte le plus, il y a 80% de chances que tu ne pompes rien au sujet, et que tu tournes à fond sur les clichés dans l’espoir te taper juste.

Si par chance tu as choisi de tester quelque chose sans prendre un chèque non déclaré aux impôts pour ça, je préférerais que tu testes quelque chose que tout Internet n’a pas déjà testé en long en large et en travers, du genre, évite de tester un iPhone ou Facebook.
Par contre, si il y a quelque chose qui m’intéresse grandement que tu testes, c’est la mort.
En effet, je n’aimerais pas mourir, mais j’aimerais bien savoir ce que ça fait d’être mort, donc si tu pouvais crever assez vite pour m’en parler, je pense qu’on pourrait s’entendre, ça me prouverait que tu t’investis VRAIMENT pour tes lecteurs, et que tu n’es pas juste une pute vendue comme tous tes détracteurs voudraient nous le faire croire.
Quoi ? tu as peur de ne plus pouvoir faire de tests pour nous ensuite ? Allons, un peu de dévouement, pour une fois que tu ne vas pas pourrir inutilement les moteurs de recherche avec un test moisi que tu auras pris soin de référencer sur la Terre entière, je pense que tu tiens le bon bout, en plus vu le niveau philosophique de la chose, tu pourras nous pondre un peu de contenu original au lieu de paraphraser un communiqué de presse ou nous citer des lieux communs.

Merci.

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2. Burn or mount .iso file

Quand j’achète un jeu ou un logiciel, posséder son DVD imprimé me donne une impression de Nutella bien tartiné sur une tranche de pain de mie Harrys, pourtant, c’est assez rare de ma part d’acheter concrètement un jeu (plus rare que les tartines de Nutella). Depuis des années j’ai pu découvrir et passer énormément de temps à jouer aux jeux vidéos grâce au piratage, de temps en temps il me prend l’envie d’investir un peu dans la création, surtout lorsque la version « d’essai » m’a particulièrement convaincue, ou à l’occasion de promotions qui rendent le jeu abordable à mes yeux, ce qui correspond à une valeur que j’estime à 10 € pour les jeux moyens, 20 € pour les bons jeux, 30 € pour les indispensables, rarement plus.
Avant de downloader des iso à tout va, j’ai utilisé le marché de la vente/revente dans des petites boutiques, enrichissant les commerçants qui me reprenaient la moitié du prix un jeu que j’avais possédé seulement 2 semaines, pour le revendre avec encore un peu de bénéf, j’achetais régulièrement de l’import SNES à 600 FF, dont certains traînent encore à la maison tellement les remettre sur le marché me faisait mal au coeur. Puis Internet est arrivé, et avec lui les rip découpés en .rar de 1.44 Mo, c’était nouveau pour moi qui n’avait jamais eu accès aux fameux BBS où la Terre entière piratait déjà les jeux LucasArt avec protection anti-photocopie, j’ai usé quelques disquettes et aussi quelques heures à retrouver les FTP 0-Day quand une grillait, mais ce n’est pas pour autant que durant cette période je n’achetais rien, à vrai dire, c’est quand j’ai commencé le paintball que je n’ai plus acheté aucun jeu, tout était devenu beaucoup trop cher.
C’est donc depuis on va dire, 2 ans, que je recommence non seulement à acheter des jeux régulièrement, mais aussi et grâce à GS198X et Singstar, à en recevoir des versions Presse, qui, si vous n’en avez jamais vues sont légèrement différentes des versions commerciales, et m’ont amenées à cette petite réflexion ; Une version Presse possède un packaging standard mis à part l’impression sur le DVD lui-même, il est minimaliste et affiche clairement « NOT TO SELL OR RENT », quand j’en ai entre les mains, elle ne me semble avoir aucune âme, juste un disque froid qui représente l’industrie du jeu vidéo et ses stratégies commerciales de plus en plus éloignées du core gamer. Du coup, à la limite, télécharger et installer une iso me semble être un geste bien plus affectif que recevoir une version presse, je repense au temps qu’il m’a fallu pour faire fonctionner certains jeux auxquels je n’ai joué parfois que 15 minutes, mais l’excitation de mettre ma main sur une nouveauté, une rareté, ou un classique, et chercher le bon crack, la clé registre correcte, parcourir les forums, gamecopyworld, installer des anti-securom et tout ce genre de petites choses censées représenter les désagréments du piratage ne faisaient que représenter les préliminaires de l’acte (jouissif ou pas, d’ailleurs) qui allait suivre, et durer de quelques minutes à des dizaines d’heures.
Acheter un jeu original m’apporte aussi satisfaction, mais cela vient surtout comme je disais en introduction de l’impression sur le DVD, j’aime savoir que cette galette est spéciale, et même si elle est identique octet par octet à l’iso téléchargée, elle représente tout de même la récompense du travail des développeurs, leur ultime but = moi, l’utilisateur final. Comme un livre, un DVD de jeu et son packaging ont une odeur particulière, parfois des petits bonus, des stickers, un badge, un truc qui semble dire « ok t’es allégé de tes €, mais tu vois quand même on t’offre plus qu’un jeu », et si l’expérience ludique est vraiment bonne, la boite restera longtemps à la maison, en compagnie des autres.
Mais voilà qu’un concurrent sévère vient attaquer le marché des sentiments opposé au porte-monnaie : les jeux dématérialisés, Steam, et les week-end Deals qui tuent.
Ici, sentiments mélangés, on télécharge un jeu, on l’a donc immédiatement après l’achat, mais point de jaquette, il fonctionne immédiatement sans trafiquer, il se met à jour tout seul, bref, où est le plaisir ? Pour moi, cela reste souvent un moyen de me repentir de jeux que j’ai bien apprécié et cracké, de les acheter au moment d’une promo sur Steam, cela ne m’encombre pas d’une boîte qui va prendre la poussière, je sais que je pourrais néanmoins y rejouer à un moment ou un autre, et cela me soulage du poids (léger) de la culpabilité.
Alors que faire quand un cas comme Call of Duty : Modern Warfare 2 se présente ?
J’ai acheté le premier sur PC après l’avoir fini sur X360 en iso, je l’ai acheté à prix bas (si on considère que 35 € c’est bas, pour CoD4: MW, c’est presque donné) mais neuf, je l’ai rentabilisé en jouant pas mal sur le net, jusqu’à en être gavé, mais maintenant, je n’ai plus de 360 flashée, et j’étais prêt à prendre MW2 directement neuf sur un site anglais, mais Infinity Ward et Activision ont terminé de me prouver à quel point l’industrie de mon loisir favori avait des méthodes méprisables. Tout d’abord, le prix, les jeux en général sont très chers si on les achète par les circuits traditionnels FNAC, Game, etc, mais heureusement des résistants dans des paradis fiscaux nous abreuvent de prix bas toute l’année (comme chez Priba), là, la série des MW a toujours été dans les jeux les plus chers, il n’y a jamais vraiment eu de promo pour MW, et MW2 est au prix fort, même chez les discounters, de haut en bas, tout le monde veut s’en mettre plein les fouilles d’une licence qui cartonne.
Ensuite toute l’affaire des serveurs dédiés, qui, même si elle revêt peu d’importance pour moi au final, finit d’entériner la consolisation des jeux vidéos (terme volé sur le forum wefrag), cette descente en qualité des jeux PC, là où le bidouillage est plus qu’une fonction avancée, mais un art de vivre, pour atteindre la nullité des fonctions fermées et limitées d’une console, dont le seul effet positif est de niveler par le bas la qualité graphique, nous évitant de changer de PC tous les deux ans.
Pour ajouter à ça, la version PC du jeu s’encombre de Steam obligatoirement, ce qui n’empêchera personne de le pirater, mais menace de rendre le processus ennuyeux et décourageant de bêtise, ce qui m’enlèvera même le plaisir de trafiquer des heures un hamachi ou un mumble pour jouer avec mes amis, mais qui reste selon moi, la meilleure solution pour jouer à CoD6.
Donc, faites comme nous, n’achetez pas Call of Duty : Modern Warfare 2 (dumoins tant qu’ils n’ont pas sorti le patch pour les serveurs dédiés).

Rotten to the core

Il est de notoriété internationale que mes dents sont de piètre qualité.

Ceci est certainement dû au fait que je fuis ma dentiste à l’air autoritaire afin de me réconforter dans l’illusion qu’un jour, mes dents seront éternellement résistantes et comme celles de tous ces gens qui disent « oh moi chaque fois que je vais chez le dentiste, il me dit que tout est parfait que si tout le monde était comme moi il aurait plus de travail ». Mais non. Mes dents sont fragiles et usées par les années de patoketchup cocalite, et j’écris ce post à moitié paralysé par la dose massive d’anesthésiant qu’il a fallu m’injecter pour ne pas sentir la fraise me curer la pulpe du nerf afin de procéder à ma quatrième dévitalisation.
Je me demande du coup à quoi sert d’avoir un nerf dans la dent, vu que depuis les années je mâche sur de l’amalgame posé dans mes dents sans nerfs, sans pour autant ressentir une gène particulière. A la limite, plutôt que de faire porter à ces pauvres adolescents un appareil pour normaliser leur ligne dentaire, on pourrait pas carrément tout arracher et tout remplacer par des trucs en plastique, avec un contrat de maintenance régulier ?
Et quand j’aurais 80 ans, est-ce qu’il me restera quelque chose de viable dans la machoire, ou seulement des rivets en inox sur lesquels seront posés des morceaux de céramique ?
J’envierai presque ce moment qui m’évitera de penser à quand je vais devoir subir une douleur dentaire et les opérations de forage/ramonage/remplissage qui s’en suivent.

Oldboy dents

Je te filme en train de courir, moi je marche (post emo)

Et j’ai bien l’impression d’être un figurant dans ma propre vie, un psy ou une série américaine m’enjoindrais à redevenir l’acteur principal, à reprendre le contrôle, à faire un truc complètement fou woooooooo comme par exemple arrêter de travailler pour faire des études d’art plastique, ou faire le tour du monde à dos de lama.

Malheureusement, le simple fait de penser que je vais devoir aller chez la dentiste après demain me met une pression énorme, passer le contrôle technique ? Il me faut un an pour ça, j’ai peur de toutes ces formalités. Vivre la vie de bohème ? Quelqu’un proute dans la rue et je suis réveillé, je dors 4 heures et je suis un zombie toute la journée.

Alors effectivement, prendre la responsabilité de ma vie est quelque chose qui n’arrivera sûrement pas, ou peut-être si je suis conforté dans la sécurité matérielle de l’argent à profusion, la moindre dépense superflue me terrifie et m’oblige à revoir toutes mes priorités comme manger de bonnes mangues pour améliorer mon transit et chier autre chose que comme un lapin, manger au CHOUNE parce que les sandwiches au jambon sont trop secs, je ne parle même pas du voyage loin, tout bonnement annulé dans ma tête par la facture de gaz et la taxe d’habitation.

Heureusement travailler n’est plus aussi compliqué qu’avant, mais bien plus stressant, j’en suis arrivé à tout ce que j’ai toujours refusé de faire : penser au boulot une fois rentré chez moi, en week-end, en vacances, et ça me déprime.
Le syndrome de la petite fille riche, qui malgré que tous les jours je croise de pauvres gars qui dorment à coté des étrons de leur bâtard attaché avec une corde sur le perron d’un immeuble puant la pisse, ils me rappellent seulement que si j’essaye de changer quoi que ce soit dans le petit train dans lequel je suis monté, c’est exactement là que je finirais, TF1 m’a bien éduqué, la peur du SDF comme la peur de son propre avenir, y’a pas à dire, merci Reportages.

Si j’ai le malheur d’un matin me lever avec la plus forte et puissante motivation qui me donne la puissance de conquérir l’univers, c’est immédiatement qu’une question se pose : pour quoi ?
Qu’est-ce qui me passionnerait au point de changer ma vie ? tout lâcher pour reprendre des études, je suis prêt, oui mais quoi ? monter une entreprise, être mon propre patron, ok mais pour faire quoi ? RIEN, rien, depuis des années cette obsession de trouver une voie que ma raison ne casserait pas avec un simple « pourras-tu en vivre comme tu vis maintenant ? » et « combien de temps vas-tu mettre pour y exceller ? » ou encore « quand il faudra se lever à 5h et bosser jusqu’à 22h pour ça, tu le feras ? ». Non, rien n’est arrivé à résoudre cette équation.

Une seule solution ; ruffle shuffle.

Ruffle Shuffle

Hey t’es vert ou quoi

Oué ok c’est bon, tu comprends, je fais un post tous les 8 ans, du coup je mets à jour Wordpress aussi souvent, ce qui conduit forcément à ce que je me suis fait bouffer les testiboules virtuelles par un ver Wordpress qui continue à revenir je sais pas trop comment, alors comme on dit, en THEORIE, j’ai tout nettoyé, mais si le site est down, c’est juste que des russes du politburo de shwarzenegger m’ont hacké pour utiliser mon site pour revendre du cialis à des impotents de Haute-Savoie.

Donc si tu habites en Haute-Savoie, ne me déteste pas, et prends pitié sur moi, sache que pour te faire patienter je te propose une petite image de ma création :

I love you baby Russe, j’ai 5 € qui trainent pour acheter ta femme, CONNARD.

oh waw

Pourquoi j’éspère qu’hadopi ne passera JAMAAAAAAAAAIS. WHYYYYYYYYYYYYYY ?

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Foot Orgasm

Quand on est vieux et aigri comme moi, chaque nouvelle sensation de plaisir est un événement signifiant.
Aujourd’hui, j’ai acheté par hasard des chaussettes Falke pour courrir, je les ai enfilées et fait quelques pas.

J’ai compris ce qu’était un orgasme de pied.

Play us off, Keyboard Cat

Comme je suis quelqu’un de gentil, vous pouvez downloader la vidéo de Keyboard Cat que j’ai encodée en .mp4 pour mettre en sonnerie sur votre téléphone.

PLAY THEM OFF, KEYBOARD CAT

T’as vu t’es deg

Devant la demande incessante des fans (une personne, mais c’était une fille, ça compte), je me vois dans l’obligation de faire un post.

Je vais donc bloguer sur ce que je fais en ce moment :

Là on a acheté une énorme télé de 40 pouces Sony avec une 360 offerte gratos, c’est trop bien, surtout qu’on a aussi une PS3 mais je vous dis pas comment, en tous cas on va jouer à Singstar dessus, de plus, j’arrive à terme de mon engagement avec SFR, du coup je cherche qu’est-ce que je pourrais acheter comme nouveau téléphone, et je regarde si ça vaut vraiment le coup d’avoir un HTC sous Androïd ou plutôt d’attendre le nouvel IPhone à 32 Go qui va être annoncé dans un mois, pile le jour de la fin de mon engagement. Comme les HTC n’ont pas de prise casque, je regarde les casques bluetooth, et ils coutent le prix d’un pancréa de petit laotien.
En attendant, j’ai mis Keyboard Cat en sonnerie vidéo, MissChococat appelle son enfant Gugu Gamno et Sironimo mange des trucs bizarres au Japon, personne ne m’a confondu avec Dave Grohl à San Francisco ou Los Angeles, d’ailleurs, j’ai envie de retourner en Californie pour conduire pendant des heures dans le désert et pour partir le plus loin possible du travail qui bien que plus intéressant et riche que ces 10 dernières années, ne me motive toujours pas assez pour avoir envie de me lever le matin.

- EOF

No reason whatsoever

J’ai cherché, réflechi, me suis creusé de tous les coins du cerveau pour faire un post valable qui me permettrait de mettre discretos à la fin cette image, mais en fait je pense que je vais juste la poser sans rajouter un mot.

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AHAHAHAHAHA

YOU HAVE JUST BEEN 2BETHRoll’d

Ici, ça parle de moi

Pourtant ça ne paraît pas évident, et ça a occasionné quelques yeux ronds quand je répondais à la question « de quoi parle ton blog ? ».

Et bien ce blog parle de moi. D’une passion en particulier ? Non plus, ça me paraît naturel que depuis 7 ans je n’ai aucune ligne éditoriale, je ne suis pas dans un journal, de plus spécialiser « mon blog », ça serait un peu le condamner à périmer, je n’ai jamais eu une passion qui dure toute la vie et qui m’empêcherait de faire un site qui parle d’autre chose.
Mon blog est fait de toutes les choses qui me définissent, en bien comme en mal, le côté aigri paternaliste, le côté paintball & séries tv, jeux vidéos et histoires mièvres, ce sont tous des pièces du puzzle qui constitue ma vie, des fois de près, plus souvent de loin, et c’est aussi la raison pour laquelle jamais je n’irais supprimer de vieux posts dans mes archives, aussi pourris soient-ils, ils ont représenté ce que j’étais à un certain moment, ok c’est généralement shamefull, mais assumons, assumons.

Visiblement ça ne va pas de soi, ce qui fut naturel pour tout le monde il y a quelques années est devenu un peu étrange, quand il faut absolument monétiser et rentabiliser sa présence sur Internet, que les heures d’écriture, de création soient forcément rémunérées, car après tout « ça prend du temps tout ça », je me demande si les gens chez qui je lis cette phrase stupide monétisent aussi leur tour de vélo en branchant une dynamo et en revendant l’électricité à EDF, tout en collant des petites affichettes « Saucisson de pays de la Montagne noire POINT COM » contre la modique somme de 50 € (attention, n’indiquez pas que c’est une publicité, et surtout, ne la décrochez jamais de votre vélo).

meow

Indeed … indeed …

mmmmmmm

Evidemment l’envie de poster et de faire des trucs vient au moment pile où pour une fois dans ma carrière j’ai du travail conséquent et intéressant, du coup je me sens presque coupable de prendre cinq minutes pour écrire un post qui dit ça.

Alors qu’est-ce qui change ? Ben rien, si ce n’est le fait qu’au lieu de laisser les choses aller, maintenant je les ai un peu plus prises en main, la manière de travailler change, ainsi que l’entourage direct, après dix ans dans la même administration, voir de nouvelles têtes m’a permis de prendre un nouveau départ sur des bases différentes.

Maintenant j’espère une seule chose : enfin prendre de l’expérience, au lieu de me traîner sur des acquis en tournant vaguement autour, augmenter un peu le niveau d’expertise lamentable que j’ai, je me faisais la remarque qu’en travaillant ici, j’ai dû acquérir en terme d’expérience en dix ans ce que j’aurais acquis en trois ans dans le privé, dans tous les domaines, techniques, politique, gestion … Tout ça parce que toute l’énergie de mes débuts a été lamentablement endormie dès le départ, et que je m’en suis contenté le reste du temps, après tout, le chèque tombait quoi qu’il arrive, et j’en avais besoin pour me traîner sur les terrains.

Évidemment ce n’est pas le cas de tout le monde dans l’administration, mais se sortir d’années de molitude professionnelle est d’une assez grande difficulté, cette impression d’être embourbé dans du slime épais et collant à chaque fois qu’il faut réfléchir à nouveau sur des problématiques simples, et surtout cette lenteur de prise de décision qui rend folle ma nouvelle chef, et qui laisse toujours cet espèce de boulet à tous ceux qui souhaitent un peu s’envoler.

Oh mais je ne me plains pas vraiment de ça, c’est sûr que c’est gênant, mais il faut tout de même considérer qu’on touche à l’argent public, l’argent des personnes mais aussi des entreprises, il est normal que les choses soient bien faites, car ce seront les premières critiquées, et surtout en interne, car les guéguerres ne sont que plus intenses que quand les gens n’ont rien à faire de leurs journées que de regarder dans l’assiette de leur voisin ou de se vexer si il regarde dans la leur.

En attendant je me dis que si un jour je veux m’en sortir, travailler tout seul ou dans une entreprise, il va falloir me donner un coup, surtout que ça ne pourra qu’aider à améliorer ma situation actuelle déjà, en espérant évidemment que les efforts, car s’établir à un niveau de travail normal est un effort ici, soient un minimum récompensés.

Hadopi, ou comment on va enfin sauver Internet

Arrêtez tous de râler, c’est quand même fou ça que personne ne voit les choses clairement, grâce à toutes les coupures d’accès à Internet que l’Hadopi peut décreter, nous allons ENFIN revenir à l’Internet d’il y a 15 ans, l’Internet des informaticiens qui seront capables de griller les mesures de surveillance, finis les kévins sur les serveurs de jeu, finis les blogomarketeux, fini le langage SMS, finis les sites communautaires pour débiles congénitaux, fini, fini, fini, ENFIN TRANQUILLES.

MERCI ALBANEL, MERCI L’UMP, MERCI LE MONDE DE LA FRANCE, je vous aime.

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Sun tan and Latino hardware

25 random autobiographical shits (from Elixzou)

On va essayer, ok ?

1/ Il m’est physiologiquement impossible d’avoir des favoris, je ne peux avoir qu’une barbe en bas du visage, et elle n’est pas très fournie.
2/ Un américain m’a pris pour Dave Grohl et m’a avoué toute son admiration. Il était saoul.
3/ Ma soeur m’appelle « le gros ». Elle a raison.
4/ Mes seuls souvenirs d’enfance sont liés à des photos, ou des vidéos, en dehors de ces moments là, je ne me souviens de presque rien jusqu’à mon adolescence
5/ Il m’arrive constament de prendre de vieux rêves pour des souvenirs réels.
6/ Si je joue à un jeu plus de 3h, j’en rêve, il m’est donc arrivé de jouer volontairement à certains jeux pour pouvoir en rêver, Call of Duty est un bon exemple, il contient tout ce que j’aime dans un rêve, du tir au fusil, des mouvements rapides, et des phases de repos après de l’action intense (amis psychologues, si je vous ai pas tendu une perche, là)
7/ J’aime la guerre mais je suis non violent, pleutre et physiquement incapable d’y participer, on peut donc dire que j’aime la picturalité de la guerre, de plus blesser, mutiler ou tuer des gens ne me plairait sûrement pas.
8/ Jusqu’à la moitié du collège, un de mes meilleurs amis était mon portrait craché, un jour, il est parti, et plus personne ne nous a confondu
9/ Les gens de mon travail m’appellent Loïc. C’est le prénom de la personne qui est arrivé le même jour que moi. Il y a plus de 10 ans. Je me demande si les gens l’appellent Xavier ?
10/ Je n’ai pris qu’un seul rateau dans ma vie, c’est juste qu’après, je n’ai plus jamais fait le premier pas (ce rateau m’a aussi appris le concept de friendzonning)
11/ Etait le premier numéro de mes maillots de paintball, à l’époque il y avait marqué les noms dessus, le but était de lire « Trem_r ownze ». Malheureusement le floqueur aimait les H, il y avait donc marqué « THREM_R 11″. Depuis, au grand damn de patrice qui préfère « les numéros qui se suivent dans l’équipe », je suis passé au numéro 42.
12/ Là on arrive à douze et franchement je sais pas quoi raconter qui soit autobiographique et dont j’ai pas déjà parlé … mmm quand j’étais petit j’allais à Serre Chevalier et j’aimais visiter les châteaux aux fortifications de Vauban.
13/ Ma première voiture c’était une Visa Super E couleur caca, l’autoradio c’était un poste à piles avec lecteur cassettes, c’était lourd dans le sac à dos.
14/ Je lisais des règles et suppléments de jeux de rôle pendant mes cours d’amphi à la fac de bio, je suis même allé à une AG pour un mouvement de grève où j’ai lu un supplément de Vampires tellement je me faisais chier.
15/ J’ai eu les cheveux longs jusqu’à mi-dos durant tout le lycée
16/ Marc et moi avions des « femmes » au lycée. Nous ne leur avons pas adressé la parole plus d’une ou deux fois (non ça veut pas dire qu’on ne faisait que les baiser, oh non.).
17/ J’ai dû attendre d’avoir 31 ans pour aller aux USA alors que je pense que c’était une des choses qui me faisaient le plus envie depuis que j’étais petit. J’ai eu tellement peur d’être blasé que j’en étais fatigué nerveusement et physiquement durant tout le séjour.
18/ Je n’étais pas seulement plus mince et plus athlétique il y a 10 ans, j’étais aussi beaucoup plus intelligent et créatif.
19/ J’ai arrêté le paintball le jour où me lever à 5h du matin pour aller jouer ne me convenait plus.
20/ Je n’ose pas vous raconter ce que ma soeur faisait pour que j’arrête de l’embêter quand elle était petit, mais sachez que ca me dégoutait horriblement, d’ailleurs je pense que si elle lit ce post, elle ressentira un peu de honte.
21/ Je regrette encore des petits moments de bêtise sans importance ni incidence, juste des phrases dites qui quand je me les rappelle me donnent la chair de poule. Ce sont vraiment des choses sans importance, c’est juste que je sais que ce n’était pas « moi » qui les prononçait, mais le débile qui réside en chacun de nous, et dont on souhaiterait qu’il ne prenne jamais le dessus. J’ai arrêté de regretter environ à 20 ans pour l’accepter, nous sommes actuellement bon amis.
22/ A cause d’une ex, je n’ai pas vu un ami pendant des longues années, le soir même de ma rupture, je suis allé chez lui et il m’a accueilli comme si on s’était vu la veille, c’était un des meilleurs moments de ma vie.
23/ J’ai eu une période de FPS compulsive qui me poussait à jouer et finir tous les FPS qui existaient, cela continuerait encore actuellement si je n’avais pas autant de séries à suivre.
24/ J’ai chié pendant 10 jours dans la nature, parce que les chiottes creusée du camp éclaireur étaient envahies de mouche. J’ai donc oeuvré à la fertilisation de la Corse et attrapé un staphylocoque.
25/ Je change le surnom de ma copine environ tous les 3 mois, je pense qu’elle adore encore plus ça que si je lui touchais des parties sensibles.

Le Post, 7 ans, et des échardes dans le parquet

Hier quand OVH m’a envoyé un rappel pour renouveller mon domaine, j’ai eu le choix entre repartir pour un, deux ou trois ans. Etrangement, j’ai pris deux ans, sûrement parce qu’un an, ça me paraissait trop court, mais que trois, cela me projetait dans un avenir vraiment trop incertain.
Il y a sept ans (qui est donc l’âge officiel de ce blog, pour ceux qui ne suivent pas), je ne me projetais sûrement pas non plus au delà de deux ans, à vrai dire, je savais juste que je bloguerai pour la vie, je suis de l’époque où avoir un nom de domaine possédait une importance non négligeable, et marquait durablement un site, cela me paraissait moins futile, c’était aussi un peu plus cher.
Fidèles lecteurs, en m’adressant à vous, je fais appel à votre mémoire, j’ai régulièrement dit que même si je postais moins, je ne fermerai jamais ce site, et je compte bien continuer.
Fidèles lecteurs, sachez, qu’en m’adressant directement à vous, en brisant ainsi le quatrième mur, je ne finirais jamais un post par « et vous, qu’en pensez-vous ? », car d’une, il n’y a pas de commentaires, et c’est pas prêt d’arriver, et de deux, je m’en fous un peu de ce que vous en pensez, tout en vous respectant très chers, je déteste lire cette phrase en fin d’article, où que ce soit, mais particulièrement dernièrement que Le Post a pourri notre vie.
J’explique :
Comme le faisait remarquer de manière exquise Mr Kwyxz dernièrement, Le Post est une usine à purrin estampillée Web2.0 collaboratif de mes fesses, c’est aussi devenu l’exemple parfait de ce que la folie du tout-collabo peut générer comme excrément.
Dès ma conversion fanatique à Netvibes, j’ajoutais sur mon onglet principal la source de la plupart des liens que les gens nous collent sur IRC quand ils s’ennuient : Yahoo Actualités Insolite, ou comment quand les gens de l’AFP s’ennuient ils nous mettent des histoires d’homme enceint et d’autrichiens qui baisent leur fille dans une cave ; un grand classique d’Internet.
Depuis quelques mois, je vois apparaître au milieu du flux, des articles pas vraiment insolites, et même très souvent à la limite de la pertinence, du genre de contenu qu’on lirait plutôt sur un vieux forum caramail (RIP). Leur point commun ? Ils sont tous issus de la même source : LePost.
Merde alors j’ai déjà entendu parler de ce site à la télé …mmmoui, Guy Birenbaum, qui intervient sur I>Télé quand je la regarde, c’est à dire le matin au moment d’un débat assez court entre journalistes, et il se trouve qu’il était présenté comme  » … du site LePost.fr … » et que je l’avais trouvé plutôt interessant, voire même pertinent, alors comment cette personne a-t-il pû être associé à ce tas de caca ? Et bien voilà, j’en sais rien justement, et ça empire de jour en jour, emportant par la même ma perplexité, dans la pollution de mon flux Yahoo Insolite, jusqu’à la semaine dernière, où le summum a été atteint.
Vous remarquez que souvent, je me plains que c’était mieux avant sur Internet, que les néo-blogueurs vont tout pourrir etc etc ? Ce sentiment est encore plus fort quand je passe sur des sites « de l’ancien temps », et que je lis tout simplement ce qui pour moi représente l’essence même du blogging : des posts personnels, inspirés, sérieux d’un côté, mais finalement très léger, parfaitement adaptés au support qu’est Internet, DE MON TEMPS, il me semblait en lire tous les jours, pas forcément d’excellente qualité, mais où les gens semblaient écrire pour eux, plus que pour les autres. Et moi, j’avoue, j’aime ce genre d’égoïsme artistique, quand les gens brodent leur vie, rajoutent de gros fils ou au contraire laissent un peu de place au mystère et à l’imagination, rajoutent quelques photos de leur cendrier ou de leur jardin sous la neige, sans fioriture. Ok ok, là vous vous dîtes, stop l’emo, quand même, depuis on a évolué, et chaque blog a sa spécificité, oui, soit, mais alors même dans leur spécificité, comment cela se fait que les blogs dont on parle le plus soient aussi MAUVAIS ? Comment en est-on arrivé à ce que la créativité ait été remplacé par le suçage de boules et la vacuité ? Parce que maintenant, comme dans tout le système médiatique « classique » auquel aimeraient appartenir ces néo-blogueurs, le nom est plus important que le contenu. OOOoooooh je sais qu’il arrive tous les jours des blogs de qualitay, au contenu old-school, seulement, pas moyen de les dégoter au milieu de cette mer de pipi qui sent pas bon.
Nous revoici donc sur LePost, ces derniers jours, qui continue de polluer mon flux Yahoo Insolite, en m’imposant le trollage à grosse ficelles d’MRY, dont les posts n’ont ABSOLUMENT RIEN d’insolite. Ils font même appel à tout ce qu’il y a de plus classique pour générer des réactions et des ribambelles de commentaires, et pourtant, ce n’était pas gagné. Arrivé d’on ne sait-où sur Le Post pour promouvoir une opération de tentatives de baisage en gros (gageons qu’une ou deux ont dû succomber, c’est statistiquement plausible) qui était Le bal des blogueuses (si vous savez pas ce que c’est, je vous envie, ne cherchez pas sur google, ça sert à rien, c’est une photo heavily photoshoped de gonzesses à poil dont on ne voit ni les nichons ni les poils de touffe, c’est donc useless, allez plutôt sur youporn), on a l’impression qu’MRY a été embauché sur son nom pour apporter DU CHIFFRE, et DU LOURD. Ne lésinant pas sur les moyens pour montrer à ses nouveaux employeurs comment il faut faire pour générer du contenu-visiteurs, l’expert a desuite embrayé sur des posts à fort potentiel, agrémentés d’un « et vous, qu’en pensez-vous ? » au cas où la troupe de bovins qui fréquentent Le Post se serait posé la question une seconde de savoir si ils pouvaient réagir à de tels propos provocateurs.
Personellement, je n’ai aucun problème avec MRY, je ne le lis que quand on m’invite à le faire, il ne me lit pas, nous vivons en bonne intelligence, je dirais même que ce gars représente le cynisme et l’utilisation parfaite de la boblogosphère à la française, et arrive très bien à s’imposer comme une réference auprès de gogos prêts à l’écouter, je ne pense pas qu’il soit con, je ne pense pas qu’il soit désagréable, je me dis même que c’est quelqu’un avec qui je pourrais très bien m’entendre, il laisse juste cette impression d’arriver et de mettre les pieds sur la table qui me fait du mal au coeur.
Voilà donc sept ans que ce blog existe, et encore plus de temps que je traîne tous les jours sur Internet, plusieurs heures par jour, et pourtant je suis encore loin de me considérer comme spécialiste de la question, je me sens alors fortement jaloux qu’on puisse prêter attention et crédit à quelqu’un qui n’a pour réussite que d’avoir fait tellement croire qu’il était spécialiste reconnu, qu’il en devenu un. Récemment je lisais sur un mspaint de 4chan « Si tu veux changer, il faut simplement te faire passer pour ce que tu veux être, au bout d’un an cela deviendra sûrement la vérité pour tout le monde ».
De la philosophie populaire (et empreinte de vieilles traces de caca, ça reste 4chan) inspirée, et qui correspond bien à ce que représente maintenant pour moi un univers que j’aurais honte de considérer comme le mien. Heureusement, et ça va continuer longtemps, il y aura toujours de la place pour tout le monde sur Internet, surtout quand on sait comment s’isoler et aujourd’hui j’ai supprimé le Flux Yahoo Insolite de mon Netvibes.

We don't care

A new home needs time to be a called home

Ok ça y est, enfin, nous avons emmenagé, et comme prévu, tout s’est déroulé sans encombre, si on omet la semaine sans chauffage, le presque torticolis, et la fatigue des nuits courtes.

Pour l’instant, je suis encore en phase « adaptation », j’ai besoin de m’habituer un peu à tous les changements du quotidien que notre délocalisation impose, le plus gros étant de passer de l’état de conducteur sur périphérique à celui de larve dans le metro, dumoins, c’est celui que je pensais être le plus difficile à l’adaptation, et pourtant, en bougeant de vieux cartons de chez mes parents, j’ai ressorti la collection complète des RANMA, ce qui fait que mon heure quotidienne de transport en commun se résume pour le moment à de l’affalage dans un siège à lire les conneries fantasmagoriques de Kuno et les lâches bassesses de Genma Saotome.
Petite parenthèse dédiée à toi, fan de BD : le dernier « Chez Francisque » 20 Euros, la version papier de « Chicou Chicou » 35 Euros, le tome 3 de Transmetropolitan 30 Euros, c’est moi ou BORDEL C’EST CHER !? Après on s’étonne que les gamins se jettent sur les mangas, entre 5 et 10 Euros pièce avec une lecture plutôt conséquente, il faut penser à faire de beaux livres je suis d’accord, mais si tout ce qui sort dépasse largement le budget bouffe de la semaine d’un étudiant, la BD ne s’adressera plus qu’à des cadres sup. dorénavant ? C’est bizarre, j’avais pas vraiment cru ça, sachant qu’en plus la plupart des auteurs français actuels sortent du monde du fanzine, ou du blog BD, il faut bien manger je vous l’accorde, mais moi qui avait tendance à tout acheter les yeux fermés dès que c’était estampillé Larcenet, c’est exactement le type d’auteur qui n’a pas besoin de prouver le niveau de qualité qu’il peut atteindre en sortant un livre couverture cartonné sans raison apparente ni cohésion avec le début de la série Chez Francisque (grand format autour de 15 Euros), bon, y’a aussi le fait que j’aime pas comment il crache sur ce qu’il a fait dans sa jeunesse en interview, je l’avoue, ça me déçoit, je suis bien plus fan de sa période Fluide-punk que dépresso-introspection, en relisant de vieux ouvrages, je m’aperçois que nombre d’expressions stupides sont passées dans mon langage courant et même la mécanique des blagues d’un « Soyons Fous » a enrichit considérablement ma manière de m’exprimer à l’écrit.
On dirait que j’ai vraiment dérivé là, revenons donc à nos moutons, le déménagement.

Passant d’un appartement de résidence typique à un vieil immeuble du centre, forcément il fallait songer aux quelques désagréments, que voici :
- Le sol est du parquet partout, même dans la cuisine, ainsi, le lave linge si elle n’est pas correctement équilibrée va sans doute réveiller tout le quartier de par les vibrations qu’il conduira via le sol
- Si l’agent du gaz n’est pas pressé, il est possible de ne pas avoir d’eau chaude ni de chauffage pendant une semaine
- Une fois que l’agent du gaz est passé, l’eau chaude coulera de manière assez étrange, plutôt lentement et en un fin filet qui ne suffit pas à vous rincer une fois plein de savon
- Il est possible que la voisine du dessus pète. Et que vous l’entendiez.
- Il est possible que la proximité du quartier des puputes entraîne un va-et-vient d’individus éméchés et beugleurs à toute heure de la nuit, heureusement, nous dormons coté cour. Pas nos invitées, qui profitent de leur séjour dans le salon pour nous raconter les deals de coke sous la fenêtre.

Plus de détails plus tard, sûrement après la Saint Valentin, qui, je vous le rappelle à toutes fins utiles, signifie les 7 ans de ce blog.

Zouzi