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Le Bureau des atrocités – La Laverie, tome 1 (2004) Livre de Charles Stross

24.06.2011 @ 10:41 | Made by : Trem_r |

Sympathique, j’ai eu l’impression de lire un roman calibré pour moi, ça sent l’inspiration rôlistique, sous-culturelle, informatique et administrative. L’auteur évite de justesse l’abus de cliché mais on passe parfois pas loin.
La VF est immonde et après 10 pages de mauvaise traduction de termes informatiques, j’ai acheté la VO, il faut un niveau quand même avancé, dumoins plus que débutant ou moyen, mais on peut apprécier l’humour anglais comme il se doit.
Petit résumé : un fonctionnaire informaticien habitué à son bureau dans un service tout de même très secret de Sa Majesté se retrouve à faire du travail de terrain et met le doigt dans un engrenage qui va lui faire rencontrer des horreurs d’autres temps et d’autres mondes, mais aussi une belle rousse. Heureusement son PDA avec les applications adéquates saura s’avérer d’une aide précieuse.

7

Sucker Punch (2011) Film de Zack Snyder

18.06.2011 @ 10:40 | Made by : Trem_r |

Aaaaaaah vous vouliez faire les malins, de dire que le geek était trop à la mode et tout et tout, à adapter des comics à foison, et d’élever la sous-culture comme nouvelle révolution culturelle, ben pif dans vos nez, un bon gros anime en live, avec du gun porn et des mini-jupes de tenues d’écolières que Gunslinger Girl se sent violé dans son être profond, un vrai rêve d’adolescent des années 90, nourri à des films de flingue et aux mangas, pas d’histoire, du vidéo-clip de 10 minutes avec des artistes des années 90 qui reprennent des classiques, double bim, tu l’avais pas vu venir, et bien c’est venu, alors maintenant faut pas dire « oh mais c’est nul c’est creux c’est vide », la prochaine fois que tu diras « je suis trop geek hihihihi » en regardant tes SMS sur ton iPhone rose, tu repenseras à ce film où tu n’as rien compris et où un camion de gros boutonneux t’as roulé dessus.
VOUS avez donné votre argent et encouragé les weirdos, ben maintenant faut pas se plaindre que quand ils ont les commandes ça ressemble pas vraiment à ce que vous connaissiez avant.
De mon coté, j’ai pas regardé énormément d’animes dans ma vie, mais tout le film avait un air de déjà vu en dessin animé, que ce soit décor, gun porn, costumes, c’est pas vraiment nouveau ni original, juste adapté aux acteurs « réels » une sorte de film de SF Japonais avec du budget, mais avec exactement le même écran vert derrière qu’on a du mal à cacher avec toute la post-prod.
A voir donc il y a 15 ans, quand tu avais 15 ans, et que tu aurais tué pour un film comme ça. Maintenant c’est un peu trop tard, dommage.

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Packing

11.06.2011 @ 23:37 | Made by : Trem_r |
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Le paintball est un sport terrien, si vous n’aimez pas le contact de la boue, de la terre remuée et piétinée, vous risquez de vous y sentir mal à l’aise. La boue a une odeur différente selon le lieu, le moment de l’année, même de la journée, mais la boue de paintball est encore particulière, la bille renforce sa puanteur, parfois à la limite du supportable, pourtant, aussi précieux que vous soyez, sans même vous en rendre compte, quand le départ de la partie est donné, vous oubliez tout, vous ne pensez plus à l’humidité gluante qui vous rentre dans les chaussettes, au froid le long des jambes, et vous ne sentez plus l’odeur du cloaque environnant ; votre vue devient le seul sens, mobilisant tous les autres, au détriment de vos co-équipiers dont les cris deviennent inintelligible, on a l’impression qu’un joueur avancé et loin devant est un autiste, car c’est exactement ce qu’il devient, l’interaction sociale est impossible, ses yeux seuls sont aux commandes, le flux continu d’information sert uniquement à alimenter les réflexes, et les gestes répétés et répétés maintes fois, c’est pour ça que l’automatisme est un élément essentiel de ce sport, une fois allongé sur le terrain, le meilleur joueur arrive à réguler son esprit et à traiter ses automatismes afin qu’ils le servent pour produire surprise et efficacité, le plus mauvais oublie d’arranger ses idées et laisse travailler son corps en ne considérant que le flux d’information de ses yeux, et non tout son environnement.

Préparer son sac a longtemps été comme un rituel, maintenant, mon sac est toujours prêt, il est plein des affaires à la boue à peu près sèche et d’affaires déjà sales. Il n’y a pas de lanceur, pas de billes, juste ce qu’il faut porter sur soi pour jouer, je parasite ma tolérante équipe. Peut-être est-ce un manque de respect pour les autres, mais je ne le vois pas comme ça, simplement le paintball est un morceau de ma vie maintenant, plus rien ne gravite autour, c’est lui qui gravite autour de ce que je suis, et comme ce site, même si il est loin de moi, il restera encore un bon moment, parce que je ne vois pas pourquoi il faudrait abandonner quelque chose à jamais, quand il nous a apporté plaisir et soutien, sans jamais nous rendre malheureux, et rarement nous décevoir.

Please save us Las Vegas

10.06.2011 @ 1:20 | Made by : Trem_r |
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La route de Los Angeles à Las Vegas est une imposture, on nous a vendu de la poussière, des muscle cars, des tumbleweeds et de la deux-voies, et nous nous sommes retrouvés sur une large autoroute à faire rouler la Dodge au cruise control.
L’appareil photo faisait un bruit de machine à écrire quand tu tentais de capturer une demi-douzaine d’image à la suite pour faire un gif animé, chaque mile parcouru offrait de toutes manières un spectacle qui méritait plus que de la photo, mais moins que de la vidéo. Puis le désert est apparu, enfin, je parle du désert de sable, simple langue de désert, si petit, encore une imposture, mais juste quand on commençait à s’y habituer, la limite de l’Etat du Nevada nous est tombé sur l’avant du visage.

Bien informés, mal renseignés, cette voiture de gangster percée de traces de balles (sans aucun doute une réplique) n’est pas celle de Bonnie & Clyde, ni celle d’Al Capone, d’ailleurs aucun de nous deux ne se souvient d’à qui elle appartenait, juste qu’au bout de ce Casino, elle ne jurait pas avec l’aspect désuet du lieu.

Puis la ville, sous la pluie, qui l’aurait cru, mais il y a des averses à Las Vegas, le strip est presque morne, grisâtre dans la lumière humide du début de soirée, et je sais déjà que ce qui va faire percuter mon cerveau de l’endroit où nous trouverons sera la chambre d’hotel, le jacuzzi, le 38e étage, et le strip illuminé à nos pieds. La nuit, les néons cachent les étoiles comme les nuages, il ne fait qu’un seul temps une fois le soleil couché sur Sin City ; Lumière.

Une paire de santiags en cuir brun plus tard, j’avais raison, de notre balcon où le vent souffle et gonfle ta robe, Las Vegas est réelle, et elle se prépare à nous accueillir pour quelques heures seulement, nous envoyant ses tentations industrialisées et bien rodées, usées.

Se perdre alors sur le strip et dans les casinos, c’est le seul moyen de s’intégrer à la foule de joueurs perdus eux aussi au milieu de toutes ces machines, qui en ce dimanche soir font un peu pitié, on entendrait presque leur appel suppliant pour les quelques quarters  du fond de nos poches.

Mais les néons, les films, la légende sont bien loin, inutile de chercher une call-girl, ces américaines sont prêtes pour la nuit, elles sont venues équipées et elles MEAN BUSINESS du haut de leurs talons de 10 pouces, enserrées dans 50 cm de tissu à 500 $ étudié parfaitement pour arrêter le regard avant la culotte, mais y’en-a-t-il une ?

Se marier ce soir j’y ai pensé, sur plusieurs niveaux, d’abord, est-ce amusant ? second degré ? et pourquoi pas glisser ça en premier degré ? une surprise ou une blague annoncée ? si je n’ai qu’une bêtise à faire pendant ces 24h, est-ce que ce doit être ça ? c’est un peu téléphoné non ? puis franchement pas très original comme blague. C’est décidé, Las Vegas, je ne prendrai pas ta drogue, ni tes putes, encore moins tes tables de roulette à 10$, pas de pasteur Elvis pour nous marier, demain je t’emmène tirer à la mitraillette.

So, please save us, Las Vegas
Say it’s not the end
We gotta stick our arm for one more say
Smoking another pack of cigarettes
And say, please save us, Las Vegas
This can’t be the end
I think we got enough for one more bet
Tomorrow we can start, trying to forget
The heat and the hearty can get me over both of us
Without the things ’bout you no one knows
Whatever those stolen moments took from us
Lift our love, a sour smelling rose

m249

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The Borgias (2011) Série de Neil Jordan

01.06.2011 @ 11:00 | Made by : Trem_r |

Sur le papier, The Borgias est une série qui annonçait un peu de sérieux et de crédibilité, Jeremy Irons en premier rôle, Neil Jordan derrière la caméra, on pouvait s’attendre à une vision dramatique et bien menée de la célèbre famille.
Malheureusement, la série se révèle bien faiblarde, et surtout du coté justement des gros noms à l’affiche. Le scénario est fumé à l’herbe de Provence frelatée, les anachronies et les libertés avec l’Histoire foisonnent une oeuvre qui vit en dessous de ses moyens. Jeremy Irons oscille entre inspiration divine (si je puis dire) et envolées qui tombent à coté et ridiculisent le pauvre Pape que l’on prend pour un neuneu assez fréquemment.
Du côté des bonnes surprises, l’acteur Québécois jouant Cesare Borgia se révèle très attachant et même si un peu pleurnichard quelques fois, et sa performance tente avec peine de porter le reste du casting masculin qui a du mal à suivre. Les célèbres femmes de la famille Borgia s’en sortent aussi, et Lucrezia même si elle vit dans une réalité alternative, réussit à bien marquer son passage rapide de l’enfance à l’âge adulte via un peu de viols et de bastonnades.
A noter un Michel Muller que l’on n’avait pas vu depuis longtemps à l’écran dans le rôle fait sur mesure du « laid » Roi de France, même s’il paraît intrus dans les premières minutes, parvient à trouver sa place parfaitement et à même nous faire croire en les dialogues idiots qu’on lui fait dire pour plier le scénario aux volontés étranges des auteurs.
Avalanche de moyens techniques et très beaux costumes, les décors oscillent entre le très visible écran vert et une intégration aux petits oignons selon l’épisode, à croire que ce ne sont pas les même graphiste qui ont travaillé sur l’intégralité de la série.
C’est une série qui se consomme à merveille en jouant à Assassin’s Creed, qui pour faire taire les mauvaises langues sur les jeux vidéos, possède une représentation bien plus réaliste de cette infâme famille, preuve qu’on peut aussi faire des choses bien sur ce média, suckers.

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Ragecomic = Facebook

27.05.2011 @ 16:27 | Made by : Trem_r |

Il est temps pour un petit post qui dit combien c’était mieux avant (attention, que celui qui pense que cela s’appelle du poujadisme aille se faire un peu enculer), et que ça veut pas dire que c’est pas bien quand même maintenant. Juste que c’était un petit peu mieux avant.

Sur nos écrans fleurissent par milliers de longs et souvent amusants comics dessinés sur ordinateur grossièrement, et relatant une anecdote du quotidien menant à une conclusion imagée, généralement signifiant l’agacement du narrateur, voire son étonnement, sa crainte, ou tout simplement everything went better than expected. Ces comics sont surnommés « Ragecomic », de par leur pseudo-origine, la fameuse « Rageface » qui fait FUUUUUUUUUUU- et sont devenus un très gros phénomène en rajoutant des éléments graphiques facilement reconnus et utilisés par la communauté, on pourrait donc dire un vocabulaire graphique commun, chaque petit personnage correspondant à une réaction à l’anecdote. Je pense que le terme « vocabulaire graphique » est à chier et qu’un mot genre syllabus ou portfolio ou adjimé doit mieux convenir. Devine : tu ne pourras pas me dire lequel car il n’y a pas de commentaires et qu’il n’y en aura jamais ici, ça fait pas 10 ans que je me pèle le cul à pas en mettre pour que d’un coup j’en ajoute dans le thème WordPress et tout pour faire plaisir à ta science du mot.

Bref le Ragecomic est rigolo, pratique (on trouve plein de petits sites et applis pour en fabriquer facilement et rapidement), répandu et un élément familier de l’Internet 201x. Mais voilà, selon moi, le Ragecomic est un peu aux vieux MS Paint Relationships ce que Facebook est à Internet aujourd’hui.
Tout d’abord quoi quoi quoi c’est quoi les MS Paint Relationships ? Je me demande pourquoi je te parle si tu le sais pas, sûrement par mon envie de te montrer combien je suis plus ancien que toi dans un domaine qui n’a aucune sorte d’importance ou d’influence dans une discussion chez un boulanger ou dans une boîte de nuit à 3h du matin (« SALUT !! SALUT !!! MOI C’EST KELVIAN ET TOI ? MOI C’EST ADELAINE !! COOL TES YEUX SONT DES ETOILES QUE TON PERE IL A DU LES VOLER OU QUOI TU VOIS QUOI !! AH OUE AHAHAHAHAHAHAH C’EST GENTIL MERCI MAIS JE SUIS AVEC MON COPAIN !! AH COOL MAIS JE TE DRAGUAIS PAS TU SAIS, TU CONNAIS PAS LE SOCIALLY AWESOME PINGUIN JE SUPPOSE, TWAT ? »), mais je suis kind, super kind, et je vais t’expliquer ; les MS Paint Relationships sont des comics dessinés à la main (ou plutôt à la souris) sous MS Paint et qui narrent des anecdotes en rapport avec une histoire romantique, avec une conclusion imagée, signifiant que le narrateur est pourtoujours toutseul ou simplement et plus fréquemment friendzonné au profit d’un DUDEBROUCHEBAG.
Alors ? tu vois où je veux en venir ? Si pas trop, alors t’inquiète je développe ici :

Le MSPR est le fruit d’un esprit nerd et tourmenté, malmené par les femmes et à l’aise seulement avec sa souris pour en raconter les détails, l’outil MS Paint devient donc une arme contre toutes ces putes innocentes, pour essayer de partager avec d’autres nerds frustrés et tourmentés leurs instants « épaule pour pleurer » et « récit de relation avec un douchebag » qu’ils ont pour la plupart tous vécus en pensant choper la gonzesse par un rapprochement amical préliminaire. Ces comics sentent la sueur entre les doigts après une scène de Stoya cheveux bleus en .mpg de 320*240 téléchargée en 8h par eDonkey, le trait est noir, rugueux, imprécis, le propos et les dialogues sont touchants, comiques, et vous ferons alterner larmes, rages, et rires, ça sent l’authenticité et l’humour potache et référencé, tout ce qu’on aime sur Internet.
Créer un MSPR et lire ceux des autres était le moyen de se reconnaître autour d’un handicap social commun et d’en rigoler autant que de s’épauler « you are not alone dude » (« not this thread again »), autour d’un peu d’authenticité et de créativité.
Puis le ragecomic a débarqué, tout d’abord issu de la mouvance « main levée, souris imprécise », le RC se fait détonnant, hilarant et encore une fois rassemble une audience large. Puis vint simplement la dérive, la popularité, et l’automatisation, la facebookisation.

D’un phénomène brut et sale, on passe à quelque chose de poli et automatisé.
On passe d’un Internet bordélique et infréquentable à Facebook, où ta tata et ton ami de la vie qui est vendeur de téléphone portable se côtoient pour te faire passer les vidéos les plus vieilles de l’histoire, ou demander via un Quizz si ils te connaissent bien, notamment « TATA SFINKTAIR a répondu à la question sur JULIEN KELVIAN : Julien aime-t-il le Football ? Clique ici pour voir sa réponse, installer l’appli facebook, spammer tous tes amis avec le même message, ne pas lire vraiment la réponse, répondre à des questions sur ton foyer et sur tes revenus annuels ! ».
Oh on voit bien des ragecomic avec « comment c’est dur de faire pipi debout pour les filles », ou des trucs genre plus fous comme par exemple un ongle cassé, et dans le tas, on en trouve de très rigolos, mais comprenez-moi, ils manquent de ce coté fortement personnel, sorti des tripes/couilles et d’histoires de friendzones, et c’est à l’image d’Internet globalement, tout devient un peu trop lisse et aseptisé, même les trucs « sales », je veux dire un blog qui analyse le porno ? ok oué tu vois c’est une bonne idée, pourquoi pas, mais à la limite met un monocle et chapeau quand tu me parles d’une pipasse, ça m’émeut moins que direct la pipasse.

Avant c’était mieux, ça sentait l’amphithéâtre de C++, la cigarette froide du local associatif, l’ozone de 75 alimentations de PC dans un gymnase, L’HUMOUR RÉFÉRENCÉ, et pas ce putain d’humour universel caca-ongle cassé, mon chat fait caca et se casse un ongle.
Alors aussi vite que les choses évoluent sur Internet et dans la culture, j’éspère que l’avenir est à la nostalgie des débuts d’Internet, et au retour au CONTENU, à la qualité de ce contenu, plutôt qu’à l’avalanche de MERDES prédigérées et automatisées, l’overdose d’incursion du réel dans notre très nazi-pédo-suicide-homophobe-pro-ana monde virtuel. Regarde, par exemple, Barre de vie.

Blue Valentine (2010) Film de Derek Cianfrance

22.04.2011 @ 10:56 | Made by : Trem_r |

Le film que si tu es adolescente change complètement ta vie et t’offre un nouveau regard sur le couple au cinéma. Michelle Williams déchire tout et le naturel des dialogues et des conversations est exceptionnel. Ryan Gosling représente un idéal masculin de midinettes qui fait passer ton petit copain pour un enculé de gros moche.
Au final, c’est joli et déprimant à la fois, et ça change des comédies romantiques.

6

Pirates (1986) Film de Roman Polanski

19.03.2011 @ 16:58 | Made by : Trem_r |

Des pirates sales et impolis, des costumes épais et crados, le renouveau de la piraterie par Roman Planski m’avait vraiment marqué à l’époque, certes, il a pris un coup de vieux, mais j’aurais du mal à croire que les réalisateurs des « pirates des caraIbes » n’aient pas un peu louché sur ce film pour y pomper de très bonnes idées et d’aussi bonnes images.
Le film reste encore excellent pour un petit. N’est-ce pas Roman ? (pffffff j’ai honte de cette blague ..)

7

Cadavres à la pelle (2011) Film de John Landis

01.03.2011 @ 10:55 | Made by : Trem_r |

John Landis de retour au cinéma, avec un film sans grande ambition mais qui se révèle parfaitement exquis du début à la fin. Rigolo et porté par des acteurs qu’on a plutôt l’habitude de voir dans des seconds rôles à Hollywood (malgré tout l’amour que je porte à Simon Pegg et ses oeuvres), le décor historique et la liberté volontairement prise sur une des histoires les plus sordides du XIXe ajoutent au petit piquant d’humour simple qui me ferait presque recommander le film aux enfants s’il n’était pas clairement orienté pour des adultes, anciens amateurs du réalisateur qu’on a malheureusement peu la chance de voir ces derniers temps.
Les guests de l’humour anglais, américain ainsi que du cinéma en général (Costa Gavras et sa famille, le célèbrissime Ray Harryhausen, Stephen Merchant …) font de ce petit film un élément à ne pas manquer de cette année, pour un Capitaine de la Milice, un héliographe Français et une multi-dissection.

8

Burlesque (2010) Film de Steve Antin

26.02.2011 @ 10:52 | Made by : Trem_r |

1 Point parce qu’il y a Kristen Bell.
Si tu aimes ce film, je dis bien, franchement du fond de ton coeur, si à aucun moment tu n’as pensé le mot « Perruque » ou encore « Léchage de boule », et que oOOOOoooOOAOOoooAAAAooooooAOOOAOAOAOOAOOAooooooooooOOOOOOOOOOOOO…. Biourlesque. Tu as sûrement déjà passé un certain temps en hôpital psychiatrique, ou va sûrement passer un certain temps en hôpital psychiatrique.
En tous cas, je serais docteur, c’est là que je te conseillerais d’aller. En fait même, j’appellerais les pompiers, la police, et la NSA pour qu’ils t’y envoient le plus rapidement possible.

1

Deadwood (2004) Série de David Milch

26.02.2011 @ 10:51 | Made by : Trem_r |

Sale, insolent et sans pitié, le nouveau Western vu à la sauce HBO est une pépite, l’histoire à peu près vraie de Deadwood, ville de pionniers qui accueille les fameux Wild Bill, Calamity Jane ainsi que le père de William Hearst, est complexe et la politique locale maitrisé par Seth Bullock et Al Swearengen vous réservera des situations entourloupée et difficiles à comprendre pour qui n’est pas trop doué en anglais, expressions désuetes et tournures anciennes en font sans doute une des séries les plus dures à suivre en VO, mais les plus gratifiantes en terme d’intrigue. Les costumes, la distribution et les décors sont tellement riches, que le budget pour une 4e saison ou éventuellement des téléfilms n’a jamais pu être réuni, ce qui est bien dommage quand on sait que des séries comme CSI existent encore. Cocksucker, il faut que tu mates Deadwood pour : le générique, les calculs rénaux, les chapeaux.

8

Tamara Drewe (2008) BD (divers) de Posy Simmonds

11.02.2011 @ 11:08 | Made by : Trem_r |

De gros paragraphes de texte avec des illustrations, une oeuvre sans grand intérêt acclamé par la critique, je suis donc soit passé à coté, soit pas du tout la cible. De l’ennui du début jusqu’à la fin, voilà ce que j’ai ressenti, une fin médiocre, un épilogue qui sert à rien, des personnages très peu attachants, à part ce gros écrivain roux peut-être.
A conseiller seulement à votre maman qui veut découvrir le roman graphique. Et encore.

4

Sons of Anarchy (2008) Série de Kurt Sutter

10.02.2011 @ 11:07 | Made by : Trem_r |

Au milieu des tâches d’huile des Harley, quelques flaques de sang des ennemis du Motor Club des Sons of Anarchy. Fils du créateur décédé du MC, Jax Teller est un motard aux faux airs de Kurt Cobain, qui vient d’être papa, et qui découvre un manuscrit de son père qui dévoile de bien mauvaises choses sur le passé du club, et comment il est difficile de gérer une bande de malfrats tout en gardant un peu d’humanité.
Sons of Anarchy a été créé par un des pères de The Shield (on peut le voir jouer dans la série sous les traits d’Otto le motard en prison borgne), et même si on trouvera de nombreux ponts et clins d’oeil entre les deux séries, elles n’ont pas énormément de choses en commun, le rythme est plus lent et chaloupé (comme une Harley), et contrairement à l’individualisme, c’est l’esprit de famille qui prime sur tout.
Nazis, Irlandais, flics corrompus, ici encore, point de vision manichéenne, mais des subtilités avec lesquelles Jax va devoir jouer pour tenter de protéger son nouveau né et son Club.
Chevauchez donc votre fatboy vers le soleil couchant pour : Katey Sagal, Ron Perlman, Half-Sack

8

Mémoires de guerre : Tome 2 (2010) Livre de Winston Churchill

08.02.2011 @ 11:04 | Made by : Trem_r |

Bien plus intéressant et moins rébarbatif que le premier tome, et surtout soutenu par des notes de bas de page du traducteur qui font à elles seules tout l’intérêt du livre, celui-ci offrant la perspective et le recul 60 ans après la rédaction de ces mémoires du point de vue d’un expert sur Churchill, connaissant à merveille le personnage, ses travers et ses petites manies, et se permettant des retranscription amusantes du Winston parlant français avec des Turcs qui n’en pipent mot.
Ce livre aide aussi à mieux comprendre comment est arrivé Yalta et comment a été modelé le monde de la deuxième moitié du XXe siècle, et comment des décisions prises à cette époque ont un impact encore très fort aujourd’hui.
Bref, ce tome m’a donné plus envie de lire d’autres ouvrage de F. Kersaudy qui m’a semblé parler des personnages historique de manière directe voire ludique, sans pour autant tomber dans l’histotainment (je viens d’inventer ce mot).

7

Outrage (2010) Film de Takeshi Kitano

23.01.2011 @ 11:03 | Made by : Trem_r |

Le cinéma américain a tant volé au cinéma japonais, que ce pur film de gangster est un juste retour.
Loin des excès d’un cinéma Hollywoodien, ici les yakuzas ont des tronches qui suffisent à faire peur, et limitent leurs mots et expressions de visage au simple minimum. Kitano semble par contre laisser tomber ses petites excentricités, ce qui fait que le film est juste efficace sans être un chef d’oeuvre, il y a quelques scènes violentes qui m’ont été difficilement soutenable (oui j’avoue le dentiste ..), et surtout qui montrent qu’avec très peu, et sans grandiloquence, on peut très bien montrer de l’utra-violence à l’écran sans utiliser des dizaines de feu d’artifice et de litrons de sang pour atteindre la sensibilité du spectateur.
Si vous êtes un pur et dur de Kitano, je crois que vous serez sûrement déçu, moi je suis juste un grand amateur, et j’ai apprecié de retrouver sa tête et ses « BAKA » beuglés à de pauvres lieutenants.

7

Red (2010) Film de Robert Schwentke

22.01.2011 @ 11:00 | Made by : Trem_r |

Je viens de regarder RED. Au bout de 20 minutes j’avais allumé l’ordinateur et je me suis mis à chercher des fonds d’écran sur wallbase. Il y a plein de bons fonds d’écrans sur wallbase, c’est plutôt un bon site, mais j’ai pas vraiment réussi à trouver exactement celui que je voulais. Donc j’ai été voir sur tumblr, un peu partout mais j’ai rien trouvé, alors j’ai levé le nez parce qu’il y avait une grosse mitrailleuse lourde, c’était pas mal et ça faisait du bruit et des explosions.
De temps en temps il faut remplir les caisses d’Universal Studio et les bourses de gros acteurs qui s’ennuient. On comprend mieux l’intérêt de ce film. Par contre on comprend pas vraiment pourquoi ils ont voulu ruiner une BD pour ça ?

4

Misfits (2009) Série de Howard Overman

18.01.2011 @ 11:25 | Made by : Trem_r |

Nouvelle manière de faire des séries pour plaire aux jeunes au Royaume Uni après des années de Skins et Shameless, il faut de la drogue, du sexe et du rock’n’roll, combinaison plutôt rare avec le thème des super-héros, et pourtant ça fonctionne suffisamment pour nous donner envie de continuer à regarder.
Malheureusement, j’ai du mal avec les continuités négligées et les méchants qui apparaissent les uns derrière les autres un par un comme s’il faisaient la queue pour la soupe populaire, cela gâche une oeuvre dont les personnages de Nathan et Kelly représentent à eux seuls l’image que je me fais exactement d’un adolescent anglais, et qui me paraissent très bien bossé et parfaitement réussis.
Les épisodes paraissent parfois longuets et divisés en deux parties, comme si le format était mal choisi, pourtant, ce ne sont pas les 13 épisodes les plus mauvais à voir de votre vie, et Misfits n’est pas du temps perdu, au milieu de toutes les merdes que vous regardez, N’EST-CE PAS ?
A voir pour de la crème solaire sur les fesses, l’accent chav de Kelly, et de la gérontophilie.

6

The Cape (2011) Série de Tom Wheeler

13.01.2011 @ 11:24 | Made by : Trem_r |

Summer Glau est là pour faire le nerd-magnet, pourtant il est encore fou qu’un gros Network se plante encore à ce point en voulant satisfaire le fan de super-héros américain, exigeant et à peu près cultivé. The Cape est fait pour les beauf moyens américains, le personnage principal est un ancien soldat qui combat une mega-corporation de sécurité privée, c’est donc l’average joe qui plait bien dans les foyers de l’Arkansas, arrangé avec une sauce pour satisfaire cette nouvelle cible « geek » qu’il est bien vu d’amadouer lors des comic-con, mais bien difficile à satisfaire dans la réalité quand on est habitué à produire du sitcom basique et du soap à grand-mères.
Dès le deuxième épisode où le méchant français, Chef Gourmet aux cheveux gras s’appelle « Raimonde », on sent la légèreté de l’écriture, et la pauvreté de la série qui semble déjà s’épuiser et tourner en rond.
C’est très mal parti.

3

Dead Snow (2009) Film de Tommy Wirkola

28.12.2010 @ 11:22 | Made by : Trem_r |

Hommage très appuyé et assumé aux Evil Dead de Sam Raimi, et empruntant volontiers les blagouzes gores de Peter Jackson, Dead Snow n’est pas à regarder sans culture d’horreur des années 80, car il est difficile pour le néophyte d’y ressentir tous les petits frissons du cheap assumé et des yeux révulsés d’un personnage qui se coupe l’avant bras, dans une performance digne de Bruce Campbell.
Bravo donc pour le film-hommage qui m’a bien fait rigoler comme quand j’avais 12 ans.

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Sur écoute (2002) Série de David Simon

12.12.2010 @ 11:21 | Made by : Trem_r |

La seule raison pour laquelle je ne mets pas 10 est la baisse de régime sur la fin, pourtant, rien qu’en faisant ça j’ai l’impression de trahir un bon ami. The Wire est la série ultime qui fait tout son possible pour pas te prendre pour un con, le plus proche possible de la réalité policière, juridique et politique, on est tellement loin des clichés qu’on se demande même comment un network américain a pu accepter un tel projet. Oh Wait, it’s not TV, it’s HBO.
Cette oeuvre est sans doute la plus profonde tous médias confondus que j’ai eu l’occasion d’apprécier, et j’ai l’impression que c’est comme une sorte de sanctuaire auquel encore peu de gens ont eu accès en France, ce qui montre à quel point les diffuseurs nous prennent pour des idiots congénitaux tout juste capable de regarder Joséphine Ange gardien.
Evidemment, tu vas regarde car il y a : Omar Little, un code téléphonique, Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

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